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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Au titre la marque de M. Guillemot (Silvestre, n° 887).
Les f. qui suivent le titre contiennent une épître « A monsieur monsieur Le Vasseur », épître signée BEROALDE ; un sonnet signé : DE LA REGNERIE ; une épigramme d'HENRY DE ROUCHAS ; l'Extraict du privilége et la Table.
Le privilège, daté du 5 novembre 1611, est accordé pour six ans à la veufve Matthieu Guillemot et à Samuel Thiboust, « marchans libraires demeurans à Paris ».
Le Palais des Curieux, que l'on classe d'ordinaire dans la division Polygraphie, nous paraît être beaucoup mieux placé parmi les facéties. C'est en effet un recueil de dissertations badines sur divers sujets.
Dans un grand nombre de chapitres, Béroalde de Verville a donné libre cours à sa verve satirique ; dans presque tous il a réuni des détails curieux pour l'histoire de la langue et des mœurs. Le passage le plus intéressant du livre est celui où le chanoine de Tours avoue, avec quelques restrictions, que Le Moyen de parvenir est son œuvre : « Je vous avise, » dit-il, p. 461, « que comme icy je donne des atteintes à plusieurs fautes, que j'ay fait un œuvre lequel est une satyre universelle, où je reprends les vices de chacun. Je pensois vous le faire voir soubs un tittre qui est tel : Le Moyen de parvenir ; mais on me l'a vollé, si que pour en avoir le plaisir vous attendrez encor. Je l'ay mis en tel estat que je l'avouray mien, au lieu que l'exemplaire dont on m'a fait tort est insolent, et que je denierois estre de moy, aussi qu'il n'est pas de mon escriture, et avec cela il n'est pas de merite pour estre leu, à cause des convices que l'on m'a rapporté qui y sont, pour ce qu'il y a des contes desagreables, ce qui n'est pas au mien, où je ne taxe ny moyne, ny prestre, ny ministre, ny nonnain, et n'y a point de contes qu'on tire à telle consequence, mais rencontres joyeuses et touches tendantes à reformation.
Jouyssez cependant de cecy par plaisir, si vous en trouvez. »
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