Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Rothschild 2951 (776 a) [IV, 6, 124]

  • Titre attesté :
    • LA LOVENGE || des Femmes, || ❦ || Inuention extraite du Commentaire de || Pantagruel, sus l'Androgyne de || Platon. || Qui Femmes louer entreprend, || A bien dire n'ha peu d'affaire : || Mais plus ha de peine a se taire, || Qui au blasme d'elles se prend. || M.D.LI [1551]. S. l. [Lyon], in-8 de 54 p., car. ital., mar. bl., fil., dos orné, tr. dor. (Trautz-Bauzonnet.)
  • Autre libellé du document :
    • Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Rothschild 2951 (776 a) [IV, 6, 124]
    • Paris. BnF, Rothschild 2951 (776 a) [IV, 6, 124]
  • Conservé à : Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
  • Langues : français

Présentation du contenu

Source des données : BnF Archives et manuscrits

  • Les p. 3-8 sont occupées par une épître « A honneste et vertueuse dame Cœlie de Romirville », écrite en style rabelaisien : « Le tresdocte, treseloquent et tresfacecieux architecte de risees Pantagruel, au ne sçay quantieme chapitre de son commentaire sur l'Androgyne de Platon, escrit que la femme est un sexe tan[t] fragile, tant variable, tant muable, tant inconstant, tant imperfait, que Nature luy semble s'estre esgaree de ce bon sens par lequel elle avoit creé et formé toutes choses quand elle ha basti la femme.... »

    Il est difficile de dire qui était Cœlie de Romirville. Nous retrouvons son nom trente ans plus tard en tête de L'Anteros, ou Contramour de Battista Fregoso. Thomas Sibilet lui dédie la traduction de cet ouvrage par une épître datée de Paris le 1er août 1581 (voy. notice Rothschild 1833) ; il parle d'elle comme d'un personnage réel.

    Le volume contient :
    1° (p. 9). Le Blason de la femme :

    Femme, te loue qui voudra;
    Ta beauté jà ne l'absoudra...


    2° (p. 16). Epistre de messire André Misogyne, gentilhomme florentin, envoyee au seigneur Pamphile, theliarche, qui luy avoit demandé conseil sus le propos de se marier ; traduite d'italien en françois :

    Le mariage est bonne et sainte chose,
    Et plus louable encor, si dire l'ose,
    Que celibat ou monachale vie...


    3° (p. 29). Description d'amour par dialogue :

    A. Qui est l'enfant ? — B. C'est le filz de Venus.
    — A. Pourquoy ha il des flesches pleine trousse ?...


    4° (p. 30). Definition d'amour :

    Qu'est-ce qu'amour ? C'est une sainte loy...


    5° (p. 34). Epigrammes touchant tous les mœurs, conditions et natures des femmes. Trente-quatre pièces, dont la première est un sonnet.
    6° (p. 49). Enigme.

    Je fus creé six heures, ou peu plus...


    7° (p. 54). [Douzain] aux dames.

    Je suis outrageux en mes dits
    Et fascheux, ce dites vous, dames...


    8° (ibid.) [Dicton final] :

    Fama, malum ||
    Fames, pejus ||
    Foemina, pessimum.

    François de Billon (Le Fort inexpugnable de l'honneur du sexe femenin, 1555, fol. 17) mentionne notre satire parmi les ouvrages injurieux pour le sexe dont il entreprend la défense. Il cite ce « petit traitté qui trotte encor' par le palais de Paris et qui s'appelle La Louenge des femmes, composé, comme se peult croire, de quelque bon pantagrueliste dans lequel l'esprit de maistre Jan du Pontalais a voulu tenir les assises, pour, en gergonnant des femmes, faire rire tout gaudisseur varlet de boutique ».

    Notre exemplaire, comme celui qui est porté au Catalogue E. Bancel (1882, n° 381) ne compte bien que 54 p. Brunet (III, col. 1182) indique la même collation ; mais il ajoute qu'on lit à la fin : A Lyon, Par Jean de Tournes.

    L'exemplaire de l'Arsenal (B.-L. 12124 B) contient en effet cette souscription ; mais il se pourrait que Jean de Tournes eût lui-même fait disparaître son nom d'un volume fort peu édifiant.

    Des bibliothèques de J. RICHARD, docteur en médecine ; de FÉLIX SOLAR (Cat., 1860, n° 1207) et du COMTE DE BÉHAGUE (Cat., 1880, n° 548).

    Le British Museum possède, sous la cote C. 22. a. 10, des fragments d'une édition restée inconnue jusqu'ici et dont voici la description : La louenge des || Femmes. || Inuentiō du, cōmentaire de Pantagruel. || Le contenu, en ce liure se voyrra en || la page suiuante. ||

    Qui femme louer entreprend ||
    A bien dire n'a peu d'affaire ||
    Mais plus a de paine a se taire ||
    Qui au, blasme delles se prent. ||


    A Rouen par Pierre Lignãt au bas des || Degres du Palais. 1552. In-8 de ? f., lettres rondes.
    Le titre est orné d'une figure qui est probablement une marque. Cette figure représente un cheval ailé surmontant un caducée tenu par deux mains. Des deux côtés du caducée surgissent des cornes d'abondance. La table placée au v° du titre indique les pièces mentionnées ci-dessus, plus une Response sur la question faicte par aulcunes dames d'où, quant et par qui ont esté faites les premieres femmes, selon l''advis de plusieurs nations.

Intervenant

Sujets et thèmes

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  • Belles-lettres — Poésie — Poètes français — Poésies anonymes de la seconde moitié du XVIème siècle — Poésies de divers genres
    Béhague (Le comte Octave de) -- volumes lui ayant appartenu
    Billon (François de) -- Le Fort inexpugnable de l'honneur du sexe feminin (1555)
    Blason (Le) de la Femme (1551)
    Definition d'amour (1551)
    Description d'amour par dialogue (1551)
    Epistre de messire André Misogyne (1551)
    L'Espine (Jehan de), dit du Pont-Alais -- Il est cité par François de Billon (1555)
    Lignant (Pierre), imprimeur à Rouen (1552), cité
    Louenge (La) des femmes, invention extraite des Commentaires de Pantagruel (1551)
    Misogyne (André)
    Pamphile
    Pantagruel (v. 1533) -- cité (1551)
    Richard (J.), médecin -- volume lui ayant appartenu (1551)
    Romirville (Cœlie de) -- La Louenge des femmes lui est dédiée (1551)
    Solar (Félix) -- volumes lui ayant appartenu
    Trautz-Bauzonnet (Georges), relieur à Paris

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