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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q344582
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Les p. 3-8 sont occupées par une épître « A honneste et vertueuse dame Cœlie de Romirville », écrite en style rabelaisien : « Le tresdocte, treseloquent et tresfacecieux architecte de risees Pantagruel, au ne sçay quantieme chapitre de son commentaire sur l'Androgyne de Platon, escrit que la femme est un sexe tan[t] fragile, tant variable, tant muable, tant inconstant, tant imperfait, que Nature luy semble s'estre esgaree de ce bon sens par lequel elle avoit creé et formé toutes choses quand elle ha basti la femme.... »
Il est difficile de dire qui était Cœlie de Romirville. Nous retrouvons son nom trente ans plus tard en tête de L'Anteros, ou Contramour de Battista Fregoso. Thomas Sibilet lui dédie la traduction de cet ouvrage par une épître datée de Paris le 1er août 1581 (voy. notice Rothschild 1833) ; il parle d'elle comme d'un personnage réel.
Le volume contient : 1° (p. 9). Le Blason de la femme :
Femme, te loue qui voudra; Ta beauté jà ne l'absoudra...
Le mariage est bonne et sainte chose, Et plus louable encor, si dire l'ose, Que celibat ou monachale vie...
A. Qui est l'enfant ? — B. C'est le filz de Venus. — A. Pourquoy ha il des flesches pleine trousse ?...
Qu'est-ce qu'amour ? C'est une sainte loy...
Je fus creé six heures, ou peu plus...
Je suis outrageux en mes dits Et fascheux, ce dites vous, dames...
Fama, malum || Fames, pejus || Foemina, pessimum.
François de Billon (Le Fort inexpugnable de l'honneur du sexe femenin, 1555, fol. 17) mentionne notre satire parmi les ouvrages injurieux pour le sexe dont il entreprend la défense. Il cite ce « petit traitté qui trotte encor' par le palais de Paris et qui s'appelle La Louenge des femmes, composé, comme se peult croire, de quelque bon pantagrueliste dans lequel l'esprit de maistre Jan du Pontalais a voulu tenir les assises, pour, en gergonnant des femmes, faire rire tout gaudisseur varlet de boutique ».
Notre exemplaire, comme celui qui est porté au Catalogue E. Bancel (1882, n° 381) ne compte bien que 54 p. Brunet (III, col. 1182) indique la même collation ; mais il ajoute qu'on lit à la fin : A Lyon, Par Jean de Tournes.
L'exemplaire de l'Arsenal (B.-L. 12124 B) contient en effet cette souscription ; mais il se pourrait que Jean de Tournes eût lui-même fait disparaître son nom d'un volume fort peu édifiant.
Des bibliothèques de J. RICHARD, docteur en médecine ; de FÉLIX SOLAR (Cat., 1860, n° 1207) et du COMTE DE BÉHAGUE (Cat., 1880, n° 548).
Le British Museum possède, sous la cote C. 22. a. 10, des fragments d'une édition restée inconnue jusqu'ici et dont voici la description : La louenge des || Femmes. || Inuentiō du, cōmentaire de Pantagruel. || Le contenu, en ce liure se voyrra en || la page suiuante. ||
Qui femme louer entreprend || A bien dire n'a peu d'affaire || Mais plus a de paine a se taire || Qui au, blasme delles se prent. ||
Exports RDF à venir…
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