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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Les deux lignes de l'intitulé sont imprimées en xylographie. — Au v° du titre est un grand bois qui représente deux chevaliers.
Le corps du volume est orné d'un grand nombre de figures sur bois et de jolies lettres fleuronnées.
Comme la plupart des romans en prose, Olivier de Castille est traduit d'après un texte latin. Un petit prologue, placé au v° du f. aiiij, nous révèle le nom du traducteur : « Je, PHILIPPE CAMUS, esperant la grace de Dieu, ay entrepris de translater ceste presente hystoire de latin en françoys, a la requeste et commandement de mon tresredoubté seigneur, monseigneur Jehan de Ceroy, seigneur de Chimay, non regardant de la coucher en aultre ou en plus beau langage que le latin le porte. »
Le personnage pour qui Philippe Camus dit avoir traduit l'histoire d'Olivier de Castille, est Jehan de Croy, septième enfant de Jehan, sire de Croy et de Marguerite de Craon. Jehan, né vers 1392, mort en 1472, avait acquis la terre de Chimay, qui ne fut érigée en comté, qu'à sa mort. La Croix du Maine (I, 229) attribue à Philippe Camus un autre ouvrage : le Livre de Clamadès et de la belle Clermonde.
L'édition d'Olivier de Castille, imprimée en lettres de forme, a été exécutée à Genève par Loys Garbin, ainsi que nous l'apprend un premier prologue qui occupe le f. aij r° : « Pour ce que maistre Loys Garbin, cytoyen et imprimeur de Genesve, a esté par aucuns sollicité de l'imprimer, a la decoration de l'hystoire et visible delectation des liseurs, et a la consolation des desirans, il a fait faire les hystoires devant les chapitres pour rendre la dicte hystoire plus fructueuse au plaisir de chascun, et, sans adjouster, oster ne diminuer, a fait faire les intitulations des chapitres selon la matiére, et aussi ung petit de division en la matiére ; semblablement a fait supplier les imperfections et amender les incorrections trouvées, tellement que, au plaisir de Dieu, tout se peut cognoistre et entendre clérement. »
Cet exemplaire, découvert à Milan par M. Tosi, a été cédé par lui à M. L. Potier qui a fait exécuter la reliure. Il a figuré ensuite aux ventes L. DOUBLE (Cat., n° 186), TECHENER (1865, n° 1897) et A.-F. DIDOT (1878, n° 582).
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