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Source des données : BnF Archives et manuscrits
L'édition, imprimée avec les caractères des Trepperel, n'a qu'un titre de départ.
Cette pièce, qui n'a pas été citée jusqu'ici, soulève diverses questions difficiles à résoudre.
Le roi Louis XII fit son entrée à Rouen le jeudi 28 septembre 1508 ; la reine Anne de Bretagne fut reçue dans la ville le 3 octobre suivant, et le couple royal ne quitta la capitale de la Normandie que le 25 octobre pour retourner à Paris. Il paraît que les dames de Paris voulurent faire à la cour une réception enthousiaste, et que le roi eut l'imprudence de laisser entendre qu'elles lui plaisaient mieux que les Rouennaises.
Telle est l'origine de la querelle racontée par Maximien dans le Debat des dames de Paris et de Rouen (notice Rothschild 2835), pièce qui, dans l'ordre chronologique, doit être placée avant celle-ci. Il paraît qu'un auteur italien composa sur le même sujet une lettre adressée aux dames de Paris et de Rouen pour apaiser leur querelle. La conclusion était qu'elles devaient s'entendre, veu, leur disait-il,
veu que les Lyonnoises Qui vous passent n'en ont nul debat pris ; Par quoy mettez que aux dames mylannoises De tout honneur est ennuyt deu le pris.
L'existence d'un poème italien formellement attestée par l'auteur n'a au fond, rien d'invraisemblable, si l'on songe que le roi avait à sa solde des Italiens tels que Graziano da Lucca (voy. notice Rothschild 1039) et que des joueurs de farces italiens et français, comme Giorgio Alione et Jacques d'Adonville, suivaient les bandes royales des deux côtés des Alpes. Dès lors devaient exister des troupes composées d'acteurs italiens et français, comme celle que le Piémontais Giovann'Antonio Romani, dit Valfenière, forma sous François 1er pour suivre la cour (voy. E. Coyecque, Recueil d'actes notariés, 1905, n°s 3160, 3161, 3264, août et septembre 1544). Il n'est pas surprenant que les comédiens aient porté d'un pays dans l'autre les incidents de la vie populaire qui pouvaient divertir le public. L'auteur français dit que la lettre des dames milanaises a été lue récemment dans un banquet ; c'est en effet à l'issue des repas que les joueurs de farces donnaient souvent des représentations et récitaient surtout des sermons ou des monologues. Nous apprenons par la devise finale : De bien en mieulx, que cet auteur est MAXIMIEN, l'auteur du Debat des dames de Paris et de Rouen, lequel vraisemblablement avait accompagné l'armée royale en Italie.
Cette pièce fait partie du recueil décrit sous le numéro Rothschild 2758, art. 12.
Devises et anagrammes : De bien en mieulx, Maximien
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