Saintes. Musée archéologique, Matrice lapidaire (CIFM III, Charente-Maritime, 32)

  • Autre libellé du document :
    • 32. Musée municipal [c. 1188 (?)] - Matrice lapidaire (pl. XLI, fig. 79)
    • Saintes. Musée archéologique, Matrice lapidaire (CIFM III, Charente-Maritime, 32)
  • Emplacement actuel : Saintes. Musée archéologique
  • Datation :

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription — Épitaphe d'un abbé.

    Lieu de conservation — Inscription conservée dans la galerie lapidaire gallo-romaine du Musée municipal de Saintes. Elle provient de l'église de l'ancienne priorale Saint-Séverin et y fut trouvée vers 1880 ; elle s'y trouvait encore en 1888, Perdue depuis, c'est tout à fait par hasard que nous l'avons retrouvée au cours d'un examen des collections du Musée.

    Support et dimensions — Pierre de 34, 8cm x 28,5cm. Longueur du champ épigraphique : 19cm.

    TranscriptionSoit à l'endroit :

    HIC · IACET · HV

    MATVS · HVM

    ILIS · ABBAS

    WILLELMVS· +

    Traduction — Cit-gît, enterré, l'humble abbé Guillaume.

    Remarques paléographiques — Cadre préalablement tracé. Écriture très régulière en capitales romaines. Ponctuation par un point médian entre chaque mot.

    Commentaire historique et datation — La pierre fut utilisée comme matrice ; on voit encore, à droite sur la photographie, le conduit qui servait à couler le plomb. Dans le tombeau de cet abbé fut d'ailleurs trouvée, encore logée dans cette matrice, l'épreuve de plomb coulée au moment de l'ensevelissement du défunt. Cette plaque de plomb, vue par Lasteyrie en 1880 et par Audiat en 1888, a disparu depuis. L'église Saint-Séverin où fut découverte cette inscription était un prieuré bénédictin de Saint-Étienne de Baignes, jadis du diocèse de Perigueux, aujourd'hui de celui d'Angoulême. En 1121 Pierre de Confolens attribua l'église de Saint-Séverin à Baignes[*]. Le Guillaume cité dans cette épitaphe porte le titre d'abbé. Il peut s'agir d'un abbé de Saint-Séverin. D'après les listes conservées le seul abbé de ce nom serait mort vers 1188. L'examen paléographique ne permet pas, en raison du parfait classicisme des caractères, d'assigner à cette inscription une époque précise. Elle pourrait aussi bien être de la fin du XIe s. que du XIIe s.

Bibliographie

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Sources des données