Poitiers. Abbaye Saint-Cyprien - Épitaphe de l'évêque Pierre II (CIFM I, 27)

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription - Epitaphe

    Lieu de conservation - Cette tombe se trouvait dans l'abbaye, près de la porte contiguë au cloître [*]. Inscription disparue.

    Support et dimensions - Pierre.

    Transcription - 1. CAPTIO VINCLA MINAE CENSUS DOMUUMVE RUINAE

    2. NUNQUAM PASTOREM FLEXERE SUUMVE RIGOREM

    3. IMO MAGIS FORTIS INSTANTI TEMPORE MORTIS

    4. NULLA RELAXA VIT QUAE JURE LIGANDA LIGAVIT

    5. QUI SEDIT IN EPISCOPATU XXIX ANNIS ET UNUM MENSEM

    Traduction - L'arrestation, les chaînes, les menaces, la ruine

    de ses domaines n'ont jamais pu fléchir ce pasteur

    non plus que sa rigueur. Au contraire, plus résolu

    encore à l'approche de la mort, il ne délia rien

    de ce que, à bon droit, il avait lié.

    Il siégea comme évêque vingt-neuf ans et un mois.

    Remarques linguistiques - Quatre hexamètres léonins.

    Commentaire historique et datation - L'évêque de Poitiers Pierre II remplaça Isembert II en 1074. Il était présent aux cérémonies de dédicace de Saint-Jean de Montierneuf.

    Son epitaphe ne retient que la lutte qui l'opposa au comte de Poitou Guillaume le Troubadour. Le prélat refusa, en effet, de rompre le mariage légitime du prince, ce qui, en fait, aurait abouti à reconnaître l'adultère du comte et de Dangereuse, femme du vicomte de Châtellerault Aimeri I. Cet acte de résistance lui valut d'être envoyé en exil à Chauvigny où il mourut le 4 avril 1115. Ses restes furent transportés à Poitiers et reçurent sepulture dans l'abbatiale de Saint-Cyprien[*]. Puis, vers 1117. ses cendres furent transférées à Fontevrault et placées dans un tombeau voisin de celui du fondateur Robert d'Arbrissel, avec lequel l'évêque était très lié[*]. Une nouvelle épitaphe aurait été composée pour cette circonstance[*].

Bibliographie

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