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Manifeste IIIF
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription - Formule de prière.
Lieu de conservation - Linteau de porte de l'escalier conduisant au dortoir des clercs qui desservaient l'église. Entré au Musée de l'Echevinage en 1857.
Support et dimensions - Pierre de 121cm de long. Hauteur des lettres: 5 à 5, 5cm (1. 1), 3,4 à 3,7 cm (1. 2). Il manque l'extrémité gauche du linteau, La position de la pierre ne permet pas de donner une photographie incluant les deux dernières lettres de la première ligne (après la cassure).
Transcription - 1. [TV] QVI ES : PRECLARA : DIES : NOS CHRISTE GVB[ER]NA
2. [NOCTI]BVS : OMNIBVS INTROIACENTIBVS ESTO : LVCERNA
Traduction - Toi qui es le jour éclatant, ô Christ, gouverne-nous,
Sois, la nuit, la lampe de tous ceux qui viennent se
coucher ici.
Remarques paléographiques - Absence de réglage, caractères irréguliers, lettres tracées peu profondément. Ponctuation partielle par deux points verticaux, Aucune lettre onciale. Deux C carrés sur quatre.
Remarques linguistiques - Deux vers hexamètres. La restitution proposée a été établie à partir de la métrique, qui a permis de distinguer au début du texte la forme quies, la lecture donnée par Longuemar quies, ne permettant pas de donner une traduction.
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - Le terme lucerna est appliqué à plusieurs reprises au Seigneur, dans la Bible[*].
Commentaire historique et datation - L'inscription pourrait être, d'après la paléographie, de la fin du Xe s. ou du début du XIe s. L'allusion à un lieu collectif pour le repos des clercs semblerait se rapporter à une organisation de type monastique. On ignore la date précise à laquelle les clercs de Sainte-Radegonde adoptèrent la vie canoniale (peut-être au Xe s., comme à Saint-Hilaire-le-Grand).
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