Inscriptions composées par Alcuin - Épitaphe de l'évêque Jean II et de l'abbé Aper (CIFM I, 44)

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • HUJUS HIC PAUSAT PRAECLARUS EPISCOPUS URBIS

    NOMINE JOHANNES VIR PIUS ATQUE BONUS

    HIC REQUIESCIT APER HUJUS VENERABILIS ABBAS

    ECCLESIAE PASTOR PROMPTUS IN OMNE BONUM

    SED PEDIBUS POPULI FUERANT CALCATA SEPULCHRA

    NEC PARIES CINXIT UT DECUIT PATRIBUS

    HOC ATO NON SUFFERT APERI SUCCESSOR HONORIS

    CORPORA CALCARI SACRA PATRUM PEDIBUS

    SED MONUMENTA BREVI PLACUIT CONCINGERE MURO

    PERVIA NE POPULI BUSTA FORENT PEDIBUS

    ADDIDIT ET NOSTRAE STATIM PIA SIGNA SALUTIS

    IN QUO SALVATOR VICTOR AB HOSTE REDIT

    INSUPER ALTARE STATUIT VENERABILE CHRISTO

    IN QUO PRO PATRIBUS HOSTIA SACRA FORET

    UT DEUS OMNIPOTENS REQUIEM CONCEDERET ILLIS

    CUM SANCTIS PARITER SEMPER IN ARCE POLI.

    Ici repose l'illustre évêque de cette ville,

    du nom de Jean, homme pieux et bon. Ici repose Aper, vénérable

    abbé de cette église, pasteur prompt à toute sorte de bien.

    Mais les tombeaux avaient été piétinés par la foule,

    et nulle paroi ne les entourait, comme il eût convenu

    pour des Pères. Aton, successeur de la charge d'Aper,ne souffre

    pas que les corps sacrés des Pères soient foulés aux pieds.

    Aussi lui plut-il d'entourer le monument d'un petit mur,

    afin que les sépultures ne fussent plus exposées à être piétinées.

    Et aussitôt il y a ajouté les signes vénérés de notre salut,

    la Croix, sur laquelle le Sauveur est devenu vainqueur de l'Ennemi.

    En outre, il éleva au Christ un vénérable autel

    sur lequel la victime sacrée serait offerte pour les Pères,

    afin que Dieu Tout-Puissant leur accorde le repos,

    avec tous les saints, à jamais, dans la citadelle céleste.

    Jean II de Poitiers figure sur les listes épiscopales immédiatement avant Bertrand, mentionné dans la charte de fondation de l'abbaye de Charroux, en 785.[*].

    L'abbé Aper de Saint-Hilaire précéda Aton, nommé pour la première fois en 775[*]. On suppose qu'il s'agit du même personnage que Jepro ou Aepro, désigné dans deux chartes de 780 comme abbé de Saint-Hilaire. Il apparaît sous le nom d'Aper dans l'acte de 799 précédemment cité. C'est à sa demande que fut composée par Paul Diacre l'épitaphe de l'evêque Fortunat. L'abbé Aton est nommé dans trois autres poèmes d'Alcuin qui souligne à chaque fois le rôle de bâtisseur et de restaurateur joué par cet abbé.

Bibliographie

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