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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q411406
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
HUJUS HIC PAUSAT PRAECLARUS EPISCOPUS URBIS
NOMINE JOHANNES VIR PIUS ATQUE BONUS
HIC REQUIESCIT APER HUJUS VENERABILIS ABBAS
ECCLESIAE PASTOR PROMPTUS IN OMNE BONUM
SED PEDIBUS POPULI FUERANT CALCATA SEPULCHRA
NEC PARIES CINXIT UT DECUIT PATRIBUS
HOC ATO NON SUFFERT APERI SUCCESSOR HONORIS
CORPORA CALCARI SACRA PATRUM PEDIBUS
SED MONUMENTA BREVI PLACUIT CONCINGERE MURO
PERVIA NE POPULI BUSTA FORENT PEDIBUS
ADDIDIT ET NOSTRAE STATIM PIA SIGNA SALUTIS
IN QUO SALVATOR VICTOR AB HOSTE REDIT
INSUPER ALTARE STATUIT VENERABILE CHRISTO
IN QUO PRO PATRIBUS HOSTIA SACRA FORET
UT DEUS OMNIPOTENS REQUIEM CONCEDERET ILLIS
CUM SANCTIS PARITER SEMPER IN ARCE POLI.
Ici repose l'illustre évêque de cette ville,
du nom de Jean, homme pieux et bon. Ici repose Aper, vénérable
abbé de cette église, pasteur prompt à toute sorte de bien.
Mais les tombeaux avaient été piétinés par la foule,
et nulle paroi ne les entourait, comme il eût convenu
pour des Pères. Aton, successeur de la charge d'Aper,ne souffre
pas que les corps sacrés des Pères soient foulés aux pieds.
Aussi lui plut-il d'entourer le monument d'un petit mur,
afin que les sépultures ne fussent plus exposées à être piétinées.
Et aussitôt il y a ajouté les signes vénérés de notre salut,
la Croix, sur laquelle le Sauveur est devenu vainqueur de l'Ennemi.
En outre, il éleva au Christ un vénérable autel
sur lequel la victime sacrée serait offerte pour les Pères,
afin que Dieu Tout-Puissant leur accorde le repos,
avec tous les saints, à jamais, dans la citadelle céleste.
Jean II de Poitiers figure sur les listes épiscopales immédiatement avant Bertrand, mentionné dans la charte de fondation de l'abbaye de Charroux, en 785.[*].
L'abbé Aper de Saint-Hilaire précéda Aton, nommé pour la première fois en 775[*]. On suppose qu'il s'agit du même personnage que Jepro ou Aepro, désigné dans deux chartes de 780 comme abbé de Saint-Hilaire. Il apparaît sous le nom d'Aper dans l'acte de 799 précédemment cité. C'est à sa demande que fut composée par Paul Diacre l'épitaphe de l'evêque Fortunat. L'abbé Aton est nommé dans trois autres poèmes d'Alcuin qui souligne à chaque fois le rôle de bâtisseur et de restaurateur joué par cet abbé.
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