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Collection IIIF
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Numérisation intégrale
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription - Epitaphe d'un laïc.
Lieu de conservation - L'inscription provient de la façade de l'église. Elle fut donnée, en 1837 à la Société des Antiquaires de l'Ouest par l'abbé Pestre, curé de la paroisse[*].
Support et dimensions - Pierre de 27 x 22cm. Hauteur de l'interligne: 3,3 cm à gauche et 3,5 cm à droite.
Transcription - 1. + IN ANNO XXXIIII REGNAN-
2. TE DOMNO CARLO REGE
3. XI KALENDAS MAI ⋮ SIC OBIIT
4. AMELIVS ⋮ LAICVS : PVER : O LEC-
5. TOR QVI LEGIS ORA PRO ANI-
6. MA EIVS ⋮ REQVIESCAT IN P-
7. [ACE][*].
Traduction - En l'année 34 du règne du seigneur Charles, roi, le 11 des calendes de mai (21 avril), ainsi mourut Amelius, laïc, enfant. O lecteur, toi qui lis, prie pour son âme. Qu'elle repose en paix.
Remarques paléographiques - Pierre préalablement réglée, texte disposé avec soin. Un examen d'ensemble fait ressortir la forme arrondie des lettres, dont certaines ont été tracées au compas. Ponctuation peu rigoureuse: trois points verticaux séparent la date, le nom, l'état du personnage, ainsi que les formules finales. Nombreuses liaisons de lettres. Aucune lettre onciale. Tous les C et les G sont carrés. Les deux bâtonnets centraux du chiffre des unités sont plus petits que ceux des extrémités.
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - La formule "o lector qui legis" souligne une fois de plus le caractère de publicité que comportent souvent les inscriptions tumulaires. Elle est ici destinée à recueillir des prières, comme cela se rencontre dans les rouleaux des morts. Cette formule et d'autres voisines se retrouvent sur plusieurs autres pierres, accompagnées de "ora pro anima ejus. Requiescat in pace". La formule "requiescat in pace" est habituelle dans les inscriptions chrétiennes dès le Ve s.[*].
Commentaire historique et datation - Le prénom Amelius est attesté depuis le VIe s. et on le trouve employé jusqu'au début du XIVe s.[*]. Une légende carolingienne
met en scène un enfant de ce nom qui trouva la mort au cours d'une bataille entre Charlemagne et Didier, roi des Lombards[*]. C'est peut-être à dessein que l'auteur de l'épitaphe a mentionné le mot puer, comparant ainsi le défunt au serviteur de l'empereur des Francs.
La date de la mort de Amelius ne peut être que 874. II ne peut, en effet, s'agir de Charlemagne, car le décompte des années donnerait 803 et l'on devrait trouver imperatore et non rege. Le prénom Carolus désigne ici Charles le Chauve dont les années de règne sont comptées à partir du 28 juin 840, lendemain de la mort de Louis le Pieux.
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