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Collection IIIF
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Numérisation intégrale
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription — Épitaphe d'un laïc.
Lieu de conservation — Voir l'inscription précédente.
Support et dimensions — Pierre de 189 x 73cm à sa partie la plus large. Longueur du champ épigraphique : 174cm. Hauteur des lettres : entre 3,3 et 6cm.
Transcription — 1. TELLVS SVSCIPIT TERRA COSMA RETDITER VMO SET
2. TV PIVS QVI REDEMISTI RETDE VITA DE BARATRO EN AGNVS
3. DEI QVI TOLLIT CRIMINA COSMI HIC REQVIE[SCIT CORP]VS
4. ERMENBERTI VIII KALENDAS FEBROARIAS MIGRAVIT [A SECVLO VI]
5. VIT IN CHRISTO QVI LEGIS ORA PRO [ANI]MA [EI]VS [REQVI]ES
6. CAT ANIMA EIVS IN P[ACE AMEN] ⊕
Au bas de la pierre un graffito : PVSTA[.]TI. On distingue également un A au-dessus de ce dernier mot.
Traduction — Le monde accueille ce qui est terrestre, ce qui appartient au
monde est rendu à la terre. Mais Toi, saint Rédempteur, fais
de nouveau sortir la vie de l'abîme. Voici l'Agneau de Dieu qui
enlève les crimes du monde. Ici repose le corps d' Ermenbert. Il
quitta ce siècle le 8 des calendes de février (25 janvier). Il
vit dans le Christ. Toi qui lis, prie pour son âme. Que son âme repose en paix. Amen.
Remarques paléographiques — Les remarques paléographiques d'ordre général sont analogues à celles de l'inscription précédente. Les onciales, encore plus rares que dans la précédente Épitaphe, permettent cependant de signaler le ductus très arrondi du M de redemisti. Les caractères carrés, encore nombreux, sont moins usités que dans l'inscription d'Ermengarde : un seul G, cinq C, autant de S et six O en losange, mais aucun Q.
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules — Voir l'inscription précédente.
Commentaire historique et datation — Le nom Emenbertus apparaît dans les textes aux époques mérovingienne et carolingienne[*]. Un personnage de ce nom est mentionné dans une restitution du 28 avril 925, faite à l'abbaye de Saint-Maixent[*]. C'est peut-être le même personnage qui, en décembre 928, est cité dans un échange de terres, à Melle, entre le vicomte Cadelon et l'abbé Ermenfroi, de Saint-Maixent[*]. Les analogies, évidentes, relevées entre cette inscription, la précédente et une épitaphe conservée au Musée de la ville de Poitiers laissent entendre qu'un même formulaire était en usage dans la région de Melle-Saint-Maixent à cette époque.
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