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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse). 23 pièces parchemin, 62 pièces papier. — Acte par lequel Guillaume, sieur de Monthureux-sur-Saône, chevalier, reconnaît certains droits du prieur de Relanges, à Nonville ; rentes en avoine à prélever sur les fours et les moulins de Nonville, amendes et droits d’usage dans les bois de Nonville (10 juillet 1345). — Donation par Guillaume de Monthureux-sur-Saône et sa femme Jehanne de Germeney, de cent «souldées de terre à petits tournois» à prendre sur la moitié des tailles de Nonville et Belmont. Le prieur s’engage à faire dire deux messes des morts par semaine à l’autel Sainte-Catherine, devant lequel Guillaume veut être enterré. Le duc Jean approuve la donation (29 novembre 1378). Original parchemin autrefois scellé du sceau du duc et de celui du tabellionnage de Mirecourt. — Autre charte de Guillaume de Monthureux sur le même sujet (18 juillet 1379). — Vente, sous le sceau du prieur Etienne d’Amoncourt, par Thirion de Nonville et Isabelle sa femme à Parisot Laigellet, du même lieu, d’un «emplaistre» à Nonville, d’un meix et d’un champ, pour trois francs de Lorraine (dimanche après la Pentecôte 1392). — Donation sous le sceau du même prieur, par Isabelle, femme de Le Pion de Relanges, à Moingin le Pellete, du même lieu, de tout ce qu’elle possède au ban et finage de Nonville, en prés, terres, maisons, etc. (1er mars 1406, v. st.). — Abandon de gage devant le prieur Guy Briffault, consenti par Jehan dit le Buchellet, maire et officier juré du prieur, à Relanges, en faveur de Mengin Quowel, de Nonville, et au nom de Jean Carriage, gendre de ce dernier, pour la somme de dix francs, valeur du gage (jour de Saint-Thomas apôtre, 1426). — Approbation de cet accord par le prieur Jehan de Champdivers (10 août 1448). — Informations et enquêtes testimoniales faites par Jehan du Thisoy, châtelain de Monthureux-sur-saône, à Darney et à Relanges, en présence de Jehan de Fouchières, prieur de Marey et plusieurs autres personnes, dans un litige entre Philippe de Viry, prieur de Relanges, ses hommes de Nonville et Belmont, d’une part, et noble et puissant seigneur Jehan d’Amboise, seigneur de Bussy, de Seichefontaine et Monthureux-sur-Saône, ses hommes de Nonville et Belmont, d’autre part, au sujet des droits dans un bois appelé les «Communailles» de Nonville (21 février 1489). — Sentence arbitrale rendue dans cette affaire par Geoffroy de Bassompierre, chevalier, seigneur du dit lieu, et concluant à ce que les hommes de l’une et l’autre seigneurie aient des droits égaux dans le bois (20 avril 1491). Deux expéditions parchemin et une copie papier de 1733. — Mémoire de Colas du Chastelet, exposant ses droits dans l’affaire des Communailles et mémoire contradictoire des habitants de Nonville et Belmont (s. d.). — Départ de cour déboutant Colas du Chastelet, écuyer, seigneur de Vauvillers et de Monthureux-sur-Saône, dans un procès intenté au prieur de Relanges et à ses hommes de Nonville et Belmont qui avaient pris plusieurs arpents de bois au ban de Nonville sans l’autorisation du dit Colas (7 mai 1498). — Copies, dans la même pièce, de la sentence arbitrale de 1491 et du départ de cour de 1498. — Accord entre le prieur Philippe et Collas du Chastellet, seigneur de Monthureux-sur-Saône, à la suite d’un litige au sujet d’un loup trouvé aux curtilles de Collin Parisoy de Nonville». Cet accord intervint sur les instances et par l’entremise des parents et amis des parties, dont le bailli de Vosges, Mr de Bassompierre et plusieurs autres, et en présence de Jehan de Tisaul et de Collin Chappelier, prévôt de Darney (14 mai 1502). — Sentence arbitrale rendue par nobles Antoine de Ville, chevalier, et Claude de Fouchier, écuyer, seigneur de Rosières, dans un litige entre Jehan de Fouchières, prieur de Relanges et Erard du Châtelet, écuyer, seigneur de Monthureux-sur-Saône et de Vauvillers, au sujet du droit de haute, moyenne et basse justice, de la faculté, pour les habitants des deux seigneuries de Nonville, de mettre des porcs au bois du seigneur de Monthureux, et des amendes pour mésus. La haute, moyenne et basse justice appartiennent au prieur ; les hommes du prieur pourront couper du bois mort seulement au bois du seigneur de Monthureux, et mettre au bois de ce seigneur chacun douze porcs ; aucun des deux seigneurs ne pourra permettre à ses hommes de faire «etang ne sanneux» en leurs héritages ou au ban de Nonville (1er juillet 1519). Copie papier de 1733. Parmi les témoins figure Didier de Mandres, seigneur d’Outremécourt. — Charte d’abonnement aux tailles octroyée par le prieur Jehan de Fouchières aux habitants de Nonville (24 mai 1522). — Amodiation par le prieur Alexandre de Fouchières à un particulier de Nonville du gagnage de ce lieu, moyennant huit paires de grains par an (24 août 1528). — Sentence arbitrale rendue par le prieur Philibert de Fouchières dans une contestation de partage entre des habitants de Nonville (8 janvier 1540). — Acte constatant la vente devant le maire de Nonville de tous les biens de Jehan Philipe, dit le Rouge, maçon à Nonville, exécuté pour meurtre (4 février 1556, v. st.). — Transaction entre François de Saultour, chevalier, seigneur d’Yrouer, de Monthureux-sur-Saône, Nonville et Belmont, d’une part, et les habitants de Nonville et Belmont, et le prieur de Relanges, d’autre part. Le prieur avait fait saisir douze grands boeufs pâturant dans les bois communaux de Nonville et Belmont. Les habitants ne pourront «pasturer et champoyer» leurs bœufs, vaches et chèvres dans les bois communaux que depuis la Saint-Michel jusqu’à la Saint-André, sous peine d’amende ; les habitants pourront de tout temps mener leurs charrettes pour prendre du bois, comme de coutume, mais en tenant leurs boeufs ou vaches sous le joug et au limon. Cette transaction eut lieu en présence du bailli de Vosges Claude de Rynach, chevalier de l’ordre du roi de France, seigneur de Saint-Baslemont, Montreux au pays de Ferrette (Monstureul en Ferrette) (1er septembre 1578). — Accord entre les habitants de Nonville et Belmont, et Anne de Rochefort, chevalier, seigneur de Monthureux-sur-Saône, Nonville, Mont-de-Savillon, etc. Les habitants avaient mesuré dans les bois du seigneur. Un procès leur fut intenté ; ils supplient et obtiennent pardon du seigneur, et en échange lui abandonnent la moitié des revenus du bois des Voivres, près de Belmont (5 septembre 1595). — Lettre de Nicole de Lenoncourt au prieur de Relanges au sujet de mésus commis par ses hommes dans les bois de Nonville (s. d). Attestation par Jean Herret, dit Coliche, de Nonville, d’une vente de terres, qu’il a faite à Gérard Finance, écuyer, demeurant à la Verrerie de la Frison, et du retrait qu’il a fait ensuite d’une partie de ces terres. Attestation conforme de Gérard Finance (22 janvier 1607). — Vente aux enchères des biens des héritiers mineurs de François Pernotte, de Nonville, notifiée par le prieur François de Livron (9 janvier 1623). — Acensement à Isaac Febvre, d’Attigny, des cens, redevances et droits seigneuriaux du prieur à Nonville (1678). — Mise en réserve de 322 arpents dans le bois de Gendremont (1691). — Bail des dîmes de Nonville consenti par Scipion-Jérôme Brigeat, prieur de Saint-Clair de Salé (?), sacristain de Relanges, à François-Sulpice Godefroy, curé de Nonville, et renouvelé de 1754-1779. — Bail des mêmes dîmes pour Louis Godefroy, curé de Nonville, neveu du curé précédent, par messire Louis de Goyon, vicaire général et grand archidiacre de Rouen, abbé de Beauport et prieur de Relanges (1782, 1789). — Reconnaissances et déclarations des cens et rentes dus au prieuré de Relanges à Nonville (XVIIe siècle-XVIIIe siècle). —Départ de cour obtenu par Jean Lybaire, de Nonville, contre Thierry du Châtelet, écuyer, seigneur de Monthureux-sur-Saône, à la suite d’une confiscation de porcs aux bois banaux de Nonville (7 mai 1542). — Requête à la duchesse régente (Christine de Danemark) et à l'évêque de Metz par Gury Renault de Nonville, demandant justice pour les coups et blessures qu’il a reçus d'Estienne Harréville, maire du seigneur de Monthureux. L’ordre d’enquêter est signé et daté de Neufchâteau, 13 novembre 1545. — Gagière contre Didier Hanus de Dombrot, trouvé mésusant et chargeant du bois «foug vif» dans les bois communaux de Nonville (16 mai 1585). — Saisie d’une charrette avec ses chevaux dans laquelle le charretier avait été pris chargeant de la chaux «sans permission» (1604). — Rôle des habitants de Nonville pour le terme de Pâques 1627. — Rôle des amendes de Nonville pour 1627. — Visite de champs usurpés (1666). — Mésus forestier commis par Jean Moitessier (1699). — Création des officiers à Nonville (1699, 1709). — Pièces d’un procès entre le prieur de Relanges et les habitants de Nonville au sujet du droit de haute justice (1708-1710). Parmi ces pièces figurent des extraits de comptes des années 1555, 1557, 1625, 1628. — Mémoires pour le prieur de Relanges contre les officiers de la seigneurie de Monthureux (XVIIIe siècle). Eglise et maison curiale : — Olry, recteur de l’église de Nonville, reconnaît avoir reçu du prieur de Relanges une maison sise dans l’enceinte (in atrio) de l’église, une pièce de terre arable et deux parties des menues dîmes, moyennant un cens annuel de deux livres de cire. A sa mort, tout devra retourner au prieuré (janvier 1274 v. st.). — Acensement par le prieur Etienne à Hugue, recteur de Nonville, sa vie durant, de la maison et dépendances appartenant au prieuré, et qu’ont habitée les recteurs Jean et Olry, prédécesseurs de Hugue, moyennant trois toulois par an. La pièce était autrefois scellée des sceaux du prieur et de Gautier de Darney, chanoine de Remiremont (samedi après la fête de Marie-Madeleine 1293). — Sentence arbitrale rendue par frère Miles, ministre de la Trinité de La Marche et Hugues de Sarcuex (?), sire de Godoncourt en partie, dans un litige entre le prieur de Relanges, d’une part, et Jehan et Vuillaume, frères, écuyers, seigneurs de Monthureux-sur-Saône, d’autre part, au sujet de la couverture de la nef de l’église de Nonville. Le prieur et les religieux sont déchargés de ce soin qui doit incomber aux habitants de Nonville et Belmont (mercredi avant la Saint-Georges, 1331). — Demenge, recteur de Nonville, ensuite d’un conflit avec le prieur et les religieux de Relanges, sur le point de savoir si la maison qu’il habitait à Nonville mouvait du prieuré ou de l’autel de l’église, est obligé de reconnaître qu’il la tient du prieuré et sa vie durant seulement, et qu’il doit payer annuellement aux religieux un cens d’une geline. Cet acte fut passé au prieuré de Bleurville, in cancello, en présence du frère Miles, ministre de la Trinité de La Marche et de Garnier, curé de Viviers (7 janvier 1332 v. st.). Acte où il est constaté qu’après le décès du curé de Nonville, Parisot Mareschal, François Ballay, procureur d’office du prieur de Relanges, s’étant présenté à la cure et voulant se la faire ouvrir, afin d’en faire assurer la garde pendant la vacance du bénéfice, un étranger qui l’occupait a refusé d’ouvrir, prétendant que la garde appartenait au seigneur de Monthureux (1600). — Réparations à l’église et difficultés à ce sujet (1708-1709).
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