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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse).20 pièces parchemin ; 2 pièces papier. Celles. — Jehan, fils de Jannatte, bru du Roussel de Roche, reconnaît que, en retour de ce que le prieur et les seigneurs chanoines de Rombech l’ont «apprébendé» en leur maison de Miraumont (Mignerolmont), il a donné au prieuré le pré dit de la Lovère, sis sur la paroisse d’Eloyes ; un meix et une fourrière dits de la Goule, et tout ce qu’il peut avoir dans les prés dou Roual dessous Meyvillers, paroisse de Celles. Parmi les témoins : Gérart, curé de Rupt (1352, samedi après la Purification Notre-Dame). — Vente, par Colin, dit Barille, de la Nol, paroisse de Celles, à Jaque de Corbenay, chanoine de Rombech, d’un journal de terre arable et du tiers de trois «quarrelz», pour la somme de six bons florins d’or. Le vendeur a pris à cens de jaque de Corbenay les dites terres moyennant trois quartes de seigle par an. A la mort de Colin, le tout reviendra au dit Jaque (1364, jour du Saint-André). — Vente par Jehan dit Nurdin de Peccaviller (Piscavilleir), paroisse de Celles, à Jehan, gendre Le Garehardat, de Bémont, même paroisse, de la moitié du pré dit à Coldoiasse, sis entre la Roche du Trail-de-Lespache et la Rivière de Cleurie, pour un florin de bon or. Parmi les témoins figure Simon, curé de Celles (1379, dimanche avant la Nativité Notre-Dame). — Fondation de messes en l’église du Saint-Mont par Jehanne d’Aigremont, abbesse du «monastère» de Remiremont, pour le repos de son âme et de celle de son frère, Regnauld de «Chosuel», seigneur d’Aigremont, chevalier . Pour cela, elle donne à l’église collégiale de Rombech, de l’ordre de Saint-Augustin, tout ce qu’elle avait acquis dans la paroisse de Celles des enfants de Philippin de Laveline-devant-Bruyères, en maisons, chasualz, meix, prés, terres arables, bois, eaux, rentes et cens, plus un pré, dit le Neuf-Pré, même paroisse, sis sur la rivière de Vologne (Vouloingne) près du chemin qui va de Celles à Autrive. L’acte fut rédigé par Joffroy Cellarius, prêtre, curé de Girancourt, chanoine de Remiremont et notaire de la cour de Toul, en présence de Pierre de la Roche, «secret» de l’église de Remiremont et de Jehan de Queirs, «servant» en l’église de Rombech (1380, 22 mai). — Don à l’église de Rombech, par Thiébert fils de Jehan de Celles et Jannette sa femme, afin d’être «aiconpaignez» eux et leurs ancêtres «auz amonnes, proieres, orisons et bienfais» de cette église, d’un cens annuel et perpétuel de deux sols de toulois payable à la Saint-Martin d’hiver et assigné sur leurs maison et chasal sis à Celles. Après leur décès, ceux qui tiendront la dite maison, seront obligés de payer le même cens, sous peine d’excommunication et de confiscation de l’héritage (1387, mardi avant «Pasque florie»). — Vente par frère Jehan dit Chonquains (?), de Remiremont, frère mineur de Neufchâteau (Nuefchastelz), avec l’autorisation de frère Gile, gardien des Frères mineurs en Lorraine, à Henry dit Le Roy, bouregois de Remiremont, de deux pièces de terre arable, séant au finage de Celles, et de tout le «remenant» des héritages qu’il peut avoir aux finages de Celles, de Vagney (Wainheney), de Dommartin, de Saint-Nabord (Saint-Navoir) et de Saint-Etienne, pour huit bons vieux francs de bon or et de juste poids «du coing du Roy de France» (1393, vendredi après Saint-Marc évangéliste). — Laix et acensement par Jacques de Courbenay, prieur de Rombech, et ses religieux, à Colin, dit Boucher, de Chanoy, et consorts, d’héritages sis en la paroisse de Celles, moyennant quatre resaux de seigle, deux sols de toulois et deux chapons payables annuellement, le seigle, la veille de Saint-Martin d’hiver, et le reste la veille de Noël (1395, 11 mai). — Vente à Guillaume dit de la Perchaite, prieur du Saint-Mont, par Jehan dit Coppat, «corvoisier», bourgeois de Remiremont, de tout ce qu’il possède dans les paroisses de Celles et de Saint-Nabord, pour la somme de trois couronnes d’or (1403, lundi après la Nativité Notre-Dame). — Acensement par Guillaume de Remiremont, prieur du Saint-Mont, à plusieurs particuliers de Celles, d’un certain nombre de pièces de terre, pour vingt-six sols de toulois de cens annuel. Parmi les témoins figure Nichole de Vagney, prêtre, curé de «Blenolez» (1404, mardi après le dimanche de la Trinité). — Acensement par les religieux du Saint-Mont à des particuliers de Celles, de pièces de terre, pour vingt gros et un resal de seigle, payables annuellement à la Saint-Martin d’hiver (1432, 27 novembre) ; vente au prieuré, par Colin Laurent, bourgeois de Remiremont, d’un cens de dix gros de Lorraine et d’un demi-resal de seigle, assigné sur la moitié du petit censal de Celles, paroisse de Saint-Amé, pour la somme de trente-six francs de Lorraine (1501, v. st. 2 mars) . — Acensements par les religieux à Sébastien Laurent, de Meyvillers, maire de Celles (1680) ; à Claude Arnouet, de Meyvillers (1703). — Vente au prieuré par Jean Thiriet, ancien maire de Celles et Joseph Thiriet, son fils, de leur part d’un pré sis au finage de Celles (1716). — Sentence de la mairie de Celles en faveur du prieuré, condamnant Jean Thiriot et Nicolas Arnoulph, de Celles, à payer solidairement un cens de quatre francs un gros et un blanc (1707). — Vente au prieuré par Nicolas Arnould et son fils, habitant au Champ-de-l’Etang, paroisse de Saint-Amé, d’une part de pré sise au finage de Celles (1717). Montagne du Saint-Mont. — Désaccord entre le prieur Jacques Dagone et ses religieux d’une part, et les habitants de Celles, de Pont et de Xennois «a l’environ de la montaigne du dit Saint-Mont», au sujet du droit de couper du bois et de faire pâturer les bestiaux. Le débat fut porté au duc de Lorraine, qui envoya Huyn Reynette, son président des Comptes et lieutenant du bailli de Nancy, ainsi que quelques gens de son Conseil. Ensuite, le même président et Henry de Lignéville, bailli de Vosges, se rendirent à Remiremont et devant les dames et chapitre du dit lieu, firent comparaître les parties, à savoir : le prieur du Saint-Mont, Jacques, Jean de Xertigny et Jean de Bruyères, religieux du même couvent, et les députés des villages de Celles, de Pont et de Xennois. Le prieur, sur le conseil de ses religieux ; les habitants de Celles, sur celui de Jehanne d’Anglure, abbesse de Remiremont et dame du lieu ; les habitants de Pont, sur celui d’Isabelle de Lignéville, secrète du chapitre, et dame du lieu ; ceux de Xennois, sur le conseil du bailli et du président des Comptes, représentant le duc de Lorraine, seigneur en partie de Xennois, ont accepté l’arbitrage des dames dont les noms suivent : Clémence d’Uzès, doyenne, Agnès de Monthureux, sonrière, Claude de Germeney, boursière, Marguerite de Vienne et Alix de Choiseul, grandes aumonières et Jacquotte de Verchant, boursière ; à ces dames se sont joints Jean Clavy, médecin du duc, Jehan Paris, écolâtre de Remiremont, Claude de Jeandelaincourt, bailli d’Epinal et sénéchal de Remiremont, Jehan Villay, lieutenant Saint-Pierre, Jacot du Bourg, lieutenant de Bruyères, Claude Dorgain, lieutenant du sonrier de Remiremont, qui se sont rendus sur les lieux du litige et à leur retour ont fait rapport aux dames du chapitre. Le 15 octobre 1492 à huit heures du matin, au chapitre, la sentence fut rendue par l’organe du président Reynette, en qualité de haut forestier du chapitre. La montagne du Saint-Mont est et demeurera la propriété absolue du prieuré, sans que quiconque puisse y couper du bois ou y user d’une façon quelconque. Toutefois, par grâce spéciale et «pour le bien de paix» les habitants de Celles, de Pont et de Xennois, auront leurs «aisances au dessoubz de la montaigne et selon les bonnes et marches» que les dames y feront «asseoir et poser». Jehan Paris, bailli d’Epinal, lieutenant Saint-Pierre et sonrier de Remiremont a été chargé de cette mission. Suit l’exposé du bornage. Témoins : Jehan de Raville, Demenge Collart, Mengin de Saint-Menge, chanoines de Remiremont, Nicole Maignien, Jehan Parmentier... secrets, Hugues, curé d’Eloyes, Paillotte, curé de Saint-Etienne, Simon d’Amance, Adlophe pelletier, prêtres (1492, 15 octobre). — Prétentions des habitants de Celles, de Pont et de Xennois, afin de faire annuler les décisions de la sentence de 1492. Ils y renoncent, aux assises de Mirecourt, «devant l’église des frères mineurs», en présence du bailli de Vosge, de son lieutenant Nicolas de Pilliers, de Nicolas Drouyn, procureur de Vosges (1500, 3 juin). — Mésus commis, malgré les sentences précédentes, sur la montagne, par Jehan et Demenge Ferry, frères, de Celles. Les parties, Jehan Narel, prieur du Saint-Mont, et Jehan Ferry ont comparu aux assises de Mirecourt, par devant le bailli de Vosges, Antoine de Ville. Jehan Ferry y a reconnu qu’il n’avait aucun droit en la montagne. Témoins : Jehan Brullet, curé de Saint-Etienne, doyen du dit lieu, noble Jehan Gourdot, lieutenant de bailli (1526, v. st., 15 janvier).
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