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Manifeste IIIF
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Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Registres). Registre de 32 feuillets parchemin de 270 sur 170 millimètres. Couverture moderne. — Au premier feuillet, d’une écriture du XVIIe siècle : « Cartulaire des principaux tiltres de la maison conventuelle de l’ordre de la tres saincte Trinité Rédemption des captif fondée l’an 1239 lez la ville de Lamarche par Serenissime prince Henry Contte de Bar ». [Les actes étant transcrits au cartulaire dans un ordre arbitraire, nous avons cru devoir, pour cette analyse, rétablir l’ordre chronologique, en indiquant, pour chaque pièce, le folio du manuscrit.] — (fol. 3) Présentation à Roger, évêque de Toul, par Henri, comte de Bar, des frères de la Sainte Trinité pour la cure de Lamarche, dont la collation lui appartient (1238). — (fol. 7) Concession en aumône par Henri, comte de Bar, aux frères de l’ordre de la Sainte Trinité et des captifs, du droit de patronage de l’église de Lamarche, avec tous les autres droits qu’il pouvait y détenir ; de deux « charruages » de terre qu’il possédait à Lamarche ; de la moitié du foin de son pré du Breuil (Brueil) ; du droit d’usage perpétuel dans les bois banaux et d’un emplacement pour y construire, entre la Voge (Vogia) et la voie de Morimond (Moiremont). Il leur reconnaît en outre tout ce qu’ils auront obtenu de la dévotion des fidèles et tout ce qu’ils pourront acquérir dans sa terre dans les cinq années à venir. En échange, les frères seront tenus de célébrer tous les jours le service divin dans la chapelle du château de Lamarche (1239, avril). — (fol. 6vo) Donation par le comte Henri aux frères de la Trinité du bois situé entre le chemin de Morimond et la « voie de Vosge», « ensi coim le premiere voie qui part del chemin de Moiremont le devise a l’autre voie de Vosge parmi les prez et trait au pié de la Coste ensi com les ensegnes le devisent. » (1239, août). — (fol. 2vo) Bulle d’Innocent IV accordant aux frères de la Trinité, pour leur faciliter leur tâche charitable, la desserte de l’église de Lamarche (Anagni, 8 des calendes d’août, 1re année du pontificat [1243]). — (fol. 3vo) Lettres de Roger, évêque de Toul, au doyen de la chrétienté de Vittel, l’informant de la collation de la cure de Lamarche à frère Mathieu, sous la réserve des droits de Pierre, vicaire de cette église, et du vicaire de Villotte (Villeta) (1245, août).— (fol. 8) Charte de Reignier, sire d’Aigremont, faisant connaître qu’il a donné à la maison et aux frères de la Trinité trente fauchées de pré « quem pre quem bois » entre Rosières et Romain « sor Haidon Ru », qu’ils tenaient à cens de Thierri de Fresnoy et de ses hoirs, qui, eux-mêmes le tenaient de Reignier. Les frères devront payer tous les ans un denier par fauchée entre les mains du maire de Rosières. Témoins : Colin, sénéchal de Lamarche, Dreux, sénéchal de Bourmont (1244, mai). — (fol. 22) Charte de Thiébaut, comte de Bar, faisant connaître que Estienne, dit Chaudeurons, chevalier, de Raucourt, son homme, a vendu avec son agrément à Perrot de Robécourt, aussi son homme, et à ses hoirs, le four banal de Rocourt, le fouage dans tous les bois de la ville et deux fauchées de pré à la Noue (1249, avril). — (fol. 3) Lettres de Thiébaut, comte de Bar, à Roger, évêque de Toul, lui rappelant la concession en pure et perpétuelle aumône faite par son père Henri aux frères de la Trinité, de l’église de Lamarche avec la chapelle de Villotte (Vileta), la tranquille possession de cette église par les frères, jusqu’à présent, ajoutant qu’un nommé P., prédécesseur desdits frères, l’a tenue pendant plus de vingt ans, ainsi qu’il ressort d’une lettre de l’évêque Eudes, et lui demandant de l’aider à défendre les bénéficiaires contre toute atteinte (1250). — (fol. 5) Lettres de Thiébaut, comte de Bar, notifiant et agréant la donation faite aux frères de la Trinité par Thyebaudin, écuyer, fils de Bertran d’Aureilmaison (Orillemaison), de dix quartaux le blé, « moitié mi blef et moitié avaine », à prendre tous les ans sa part de la dîme de Villotte qu’il tenait du comte (1254, septembre). — (fol. 4) Donation aux frères de la Trinité par Thiébaut, comte de Bar, de quatre livres de langons ou d’estevenants, à prendre à prendre tous les ans à Noël sur ses fours de Lamarche, « por tot ce que il avoient a Martignei », et agrément par lui de l’aumône qui leur a été faite par dame Vacine, femme de Guillaume, chevalier, de Lamarche, et qui mouvait de son fief (1256, vigile de Saint-Thomas l’apôtre, en décembre). — (fol. 7vo) Charte de Marguerite, dame de Romain-aux-Bois (Romains en Bois davant Lamarche), qui octroie et confirme en aumône perpétuelle huit quartaux de blé, « moitié mi blef et moitié avoigne », qui avaient été auparavant donnés en aumône à la maison de la Trinité par ses frères Gautier et Buisons, donation à laquelle elle tient à participer, elle et ses hoirs. Cette charte a été donnée à frère Robert, ministre de la Trinité, et elle a été scellée du sceau de l’abbé de Morimond (1263). — (fol. 8vo) Charte de Colin dit Moniez, bourgeois de Lamarche, par laquelle il donne Dieu et en aumône et pour le repos de son âme et de celles de ses ancêtres, à la maison et aux frères de la Trinité, huit quartaux de blé de rente perpétuelle à prendre tous les ans à la Saint-Martin d’hiver « es moutures » de son moulin « devers le mont Saint-Estene ». Les frères devront tous les ans célébrer son anniversaire au jour de son obit, et ce jour-là, le ministre leur devra pitance. La pièce fut scellée des sceaux de Colin et d’Aubri, abbé de Flabémont (1276, avril). — (fol. 9) Octroi et agrément de cette aumône par Thiébaut, comte de Bar (1279, avril). — (fol. 7vo) Agrément et octroi par Jehan, sire de Choiseul et d’Aigremont, de la donation de huit quartaux de blé faite aux frères de la Trinité par Gautier de Romain, Buson son frère et Marguerite leur sœur dans leurs rentes de Romain. Le sire de Choiseul, dont c’est le fief, du fait de cet agrément, doit être participant ainsi que ses héritiers « de toz les bien faisz qui onques furent fait ne jemais seront fait en lor maison de ladite Trinité » (1279, mardi après Saint-Martin d’hiver, octobre). — (fol. 21) Donation en aumône perpétuelle à la maison de la Trinité par Thiébaut de Lamarche, avec le consentement de sa femme et de ses hoirs, de dix quartaux de blé « moitié mi blef moitié avoingne », à prendre tous les ans en sa part de la grosse dîme de Lamarche. Ces lettres furent scellées du sceau de Gérard, abbé de Bèze (1282). — (fol. 11vo) Lettres d’amortissement de Thiébaut, comte de Bar, pour les divers acquêts des trinitaires : deux jours de terre sis après leur champ du Mont ; deux jours sur le sentier de Villotte ; deux jours en la « Coste de Mahars suz la Corbe Roie » ; 1’ « Essart la Chétive » ; deux jours « en Mahars » ; trois jours après « la terre Mahuet suis le rui de Mois » ; trois jours « en Bonnerel » deux jours après le bois banal ; quatre jours en Bonnerel ; six jours après leur champ de « Mahars » ; quatre jours « en Lengneichamp » ; deux jours de part et d’autre du « Vaul de Premier vaus » ; deux jours en « Bouverez » ; le jardin et la terre « ensouz Voge » jusqu’au bois banal et jusqu’au ruisseau, entre Voge et la Trinité ; le pré Estovenel du Boix ; le pré qui appartient à Gérardet le Mainbour ; le pré sis après le four de la Trinité et dix quartaux de blé « moitenge » donnes en aumône par Thiébaut de Lamarche et à prendre dans les dîmes de Lamarche. Les trinitaires ont payé pour ces acquêts vingt livres de bons petits tournois (1285, juillet, lundi après la Madeleine). — (fol. 2) Confirmation par Thiébaut, comte de Bar, des deux lettres de son père Henri, en faveur des frères de la Trinité, d’avril et d’août 1239 (voir ci-dessus) (1288, lundi après la Toussaint.) — (fol. 25) Vidimus par l’officialité de Langres d’un extrait du testament de Vautier de Bettoncourt (Bertoncurti), damoiseau, par lequel il donne aux frères de la Trinité de Lamarche tout ce qu’il a au moulin de Rocourt (Rocourt), à l’exception de dix sous pour l’entretien d’une lampe au prieuré Saint-Étienne du Mont. Les frères seront tenus de célébrer toutes les semaines une messe de requiem à son intention (1302, jeudi après Letare Jerusalem). — (fol. 25vo) Lettre de Henri le Borgne, chevalier, sire d’Amoncourt, bailli de Lamarche et « gardains de Luxu », faisant connaître que devant Garnier Bridaine et Wauchier de Fouchécourt, bourgeois de Lamarche, jurés en la châtellenie de Lamarche de par « nostre seignor le Roy » se sont présentés Ansels de Godoncourt (Gondoncourt), écuyer, et Jannete sa femme, sœur de feu Wauchier de Bettoncourt, qui ont reconnu et approuvé la donation testamentaire faite par ledit Wauchier à la maison de la Trinité du quart du moulin de Rocourt (Roncourt), à l’exception de dix sols tournois que doit prendre tous les ans sur ce quart le prieur du Mont Saint-Étienne ; étant entendu que les frères chanteront toutes les semaines une messe de requiem pour Wauchier et ses prédécesseurs (1303, janvier). — (fol. 27vo) Sentence arbitrale prononcée par Thierri, doyen de la chrétienté de Vittel, curé de Serécourt, et Jaque, échevin de ladite chrétienté, curé de Dompierre, dans un différend entre frère Jehan, curé de Lamarche, et Parise dite de Voge, veuve de Colin. Le curé de Lamarche prétendait exiger de Parise, pour l’aumône d’une de ses filles, morte non mariée, bien qu’elle fût en âge de l’être, une demi-aumône, suivant le droit et usage du synode de Vittel. Parise voulait s’acquitter de cette aumône pour trois sous de petits tournois, arguant que sa fille était sous sa tutelle et que les enfants en tutelle, qu’ils soient d’âge et ne soient pas mariés, en vertu de la coutume et de l’usage de Lamarche, ne doivent au curé que trois sous d’aumône. Après réplique du curé, les arbitres ont conclu au paiement par Parise de la demi-aumône (1309, dimanche après l’octave de la Nativité Saint-Jean-Baptiste). — (fol. 21) Lettres de Jehan « li Sondus », de Jehan Bellute, clercs, et de Wauchier de Fouchécourt, bourgeois de Lamarche et garde du sceau de la prévôté de Lamarche, qui font connaître que Jacques de Bourmont, chevalier, a déclaré devant eux qu’il a empêché le ministre et les frères de la Trinité de jouir de vingt résaux, moitié blé, moitié avoine, mesure de Lamarche, à prendre sur le tiers des grosses dîmes de Lamarche et d’Aureilmaison (Aureliemaisons), tiers qui appartient à défunt Thiéhaut de Lamarche, chevalier ; il lève cet empêchement et promet que lui et ses hoirs laisseront dorénavant lesdits ministre et frères jouir paisiblement de cette portion la dîme. Ces lettres furent scellées à la requête de Jacques, du sceau de la prévôté de Lamarche (1311, mai). — (fol. 22) Notification par Jean Bellute, clerc, et Jacquot Michelez, bourgeois de Lamarche, garde du sceau de la prévôté du même lieu, de la vente par Guiot, fils de Formerel de Villotte, Jean de Tollaincourt, gendres de défunt Perrenel Boullart, Jannete, fille de Jehan, et Harsenete, veuve de Perrenel, à Jehan Legeret, prévôt de Lamarche et à Hauvis sa femme, du four banal de Rocourt avec son « usuaire » au bois de Rocourt, moyennant la somme de quinze livres de bons petits tournois (1317, septembre). — (fol. 23) Notification par les mêmes de la vente par Baulduyns dit « des Eaues », Jehan Grisais et Ydote, veuve de Jehan le Naaigon, tous de Martigny, au prévôt Jehan Legeret et à sa femme, du siège d’un moulin sis au ban et finage de Martigny au-dessous de l’étang du comte de Bar (Baulduyn pour deux cinquièmes, Jehan pour un cinquième et Ydote pour deux cinquièmes), moyennant la somme de quinze livres et quatre sols de bons petits tournois (1318, mars). — (fol. 23vo) Notification par Jean Bellute, prêtre et Jacque Michelez, garde du sceau de la prévôté de Lamarche, d’une donation en aumône faite à la maison, au ministre et aux frères de la Trinité par Jehan Logerez et sa femme Hauvis, pour leur anniversaire. Cette donation comporte le moulin sis au ban de Martigny, au-dessous de l’étang du comte de Bar, cent soudées de terre à prendre tous les ans en la partie des « yssues » d’Isches appartenant au comte, le four banal de Rocourt acquis aux héritiers de Vienet Boullart de Villotte. Le ministre et les frères devront dire chaque semaine trois messes pour Jehan Legeret et sa femme, devant l’autel qu’ils ont fondé dans l’église de la Trinité en l’honneur de Saint-Jean-Baptiste « comme chapelle » (1319, mai). — (fol. 4) Confirmation et amortissement par Edouard, comte de Bar, des acquêts fait par Jehan dit Ligeres, prévôt de Lamarche : cent soudées de terre à petits tournois à prendre tous les ans dans les rentes d’Isches, acquises des enfants de Jehan de Chatillon, fils de défunte dame Hawis ; du moulin à Martigny, au-dessous de l’étang du comte acquis des enfants Moriset, de Martigny ; le four de Rocourt, acquis des hoirs de Vinel Boullart de Villotte ; acquêts qui ont été donnés par le dit Jean à la maison de la Trinité qui y a fondé une châtellenie (1319, vendredi jour de Saint-Mathieu apôtre). — (fol. 4vo) Lettres d’Edouard, comte de Bar, confirmant et amortissant l’acquêt par le ministre et les frères de la Trinité, de Jehan dit le Loupf et de Jehan Grisart, de Martigny, du siège d’un moulin au finage de Martigny, dit le Vieux Moulin, au-dessus du moulin des religieux, dit de la Maillarde (1320, mars). — (fol. 5) Amortissement par Edouard, comte de Bar, en faveur des religieux de la Trinité qui seront tenus de prier pour lui, d’une pièce de terre de dix-huit journaux, au finage de Lamarche, à « Genimont », entre le bois banal et le bois de Genimont. Les religeux paieront toutefois la dîme de cette terre qui sera conduite dans la grange aux dîmes de Lamarche (1325, lundi avant la Nativité). — (fol. 24vo) Lettres de Symonin, dit Wautier, prévôt de Lamarche, de Guillaume dit Berte, et de maître Lorans de Gondrecourt, clerc juré et garde du sceau de la prévôté, faisant connaître que Pariselz, fils de feu Ravoust « le clochier » de Lamarche, a reconnu avoir acheté, le lundi après Saint-Remi 1323, de Dampnet de Lamarche, veuve de Perrenet dit Loquiser, une pièce de terre en la côte de « Genigmont », entre le bois de Genimont et le bois banal, pour quarante livres de petits tournois, et que le dimanche avant la Toussaint 1323, il l’a donnée pour toujours « en héritage » à la maison de la Trinité, en retour de plusieurs « biens et servisses » (1328, février, mercredi après la Purification Notre-Dame). — (fol. 17vo) Lettres de Henri, comte de Bar, par lesquelles il fait connaître que Liebaut de Baufremont, Henri de Vienne, Eudes de Vaudrey, Jehan de Vaudrey, Jehan d’Albans, Othes et Fourques de Melincourt, Guillaume d’Yvort, Thiébaut Guillos, Hanus de Falon, Richer d’Annores, Jehan « li hopiteles d’ou mont Saint-Lyeger », chevaliers et les autres compagnons écuyers de la garnison de Lamarche, au temps de la guerre du comte de Bar contre le duc de Lorraine, ont fondé pour le remède de leurs âmes et de celles de leurs prédécesseurs, un autel et une chapellenie en l’honneur de la Vierge et de saint Georges, dans l’église du château de Lamarche « jusques a la value de quinze livres de terre chascun an » pour y dire deux messes chaque semaine ; le service y sera fait par un des frères de la Trinité, ou par un prêtre de leur choix. Le comte, pour le remède de son âme et de celles de ses ancêtres, désirant participer aux bienfaits de cette fondation, autorise le ministre et les frères de la Trinité à acquérir, tenir et posséder « terre assise », jusqu’à concurrence de la somme desdites quinze livrées de terre, par achat, aumône ou autre manière, en sa terre, en ses fiefs ou « rierefiez », ou sur autres « gens de posteiz » sans qu’il perde un homme (1342, dimanche après la Saint-André). — (fol. 9) Lettres de Jehandros, prévôt, de Jehan de Tollaincourt, clerc juré, et de Raoul de Marey, garde du sceau de la prévôté de Lamarche, faisant connaître que noble homme Girard de Serocourt, écuyer, bailli du Bassigny, et Adeline sa femme, pour reconnaître les bons et agréables services des religieux de la Trinité, et aussi en retour des anniversaires que lesdits religieux ont promis de célébrer pour le repos de l’âme de Hauwy et de Janet, sœurs d’Adeline, et après leur décès, à l’intention de Girard et d’Adeline (les dates en sont indiquées) ; ceux-ci ont donné aux trinitaires une maison « la tours darriers », avec toutes ses dépendances, sise au neuf bourg de Lamarche ; en outre, ils leur ont vendu une place pour construire une maison, sise audit neuf bourg, jusqu’aux murs de la « forteresse », pour la somme de quatre-vingt florins (1361, septembre, jeudi après Saint-Mathieu, apôtre et évangéliste). — (fol. 11) Confirmation et amortissement par Robert, duc de Bar et marquis du Pont, de la donation et de la vente qui précèdent (1361, 15 novembre). — (foi. 28vo) Lettres de non préjudice confirmant les assurances données par Girard de Serocourt, jadis bailli du Bassigny, octroyées par Rogne de Hangest, chevalier du duc de Bar, aux ministre et religieux de la Trinité, pour la garde et le guet qu’ils ont établis de nuit à la forteresse de Lamarche « pour la grant doubte que on a heu des ennemis de mondit signour [le duc de Bar] » (1369, 7 mai). — (fol. 26vo) Lettres de Huguenin Noise, prévôt, de Jehan Massot, clerc, et de Jehan dit Juenes, maître clerc-juré et garde du sceau de la prévôté de Lamarche, faisant connaître que Moingars, veuve de Demoinget le Materet, de Martigny, Pasquete, leur fille, et Poiresson, fils dudit Materet, ont vendu « pour toujours en héritage perpétuel » aux trinitaires, tout le moulin dit le Moulin Morisot, avec ses dépendances, sis sur la rivière sous Martigny, entre le vieux moulin et le neuf moulin, réserve faite que l’abbé et le couvent de Saint-Evre de Toul y doivent prendre tous les ans pour un quart qu’ils avaient audit moulin, trois réseaux d’avoine tous les ans pour un quart qu’ils avaient audit moulin, trois réseaux d’avoine que les religieux de la Trinité seront tenus de leur payer en la ville de Martigny, le lendemain de Noël. La vente a été faite moyennant la somme de trente-six florins de Florence (1369, vendredi jour de Saint-Thomas apôtre). — (fol. 12) Lettres de Robert, duc de Bar et marquis du Pont, par lesquelles, à la prière des religieux de la Trinité, il amortit les terres, cens, maisons, etc., qui ont été donnés à ces religieux « pour les unir, conjoindre et incorporer aveuc les tenemens de leur, fondation ». Suit l’énumération de ces biens, leur emplacement et les noms des personnages qui les ont donnés (1373, 10 décembre). — (fol. 13vo) Autres lettres d’amortissement accordées par Robert, duc de Bar, aux religieux de la Trinité, pour des terres et cens qui leur ont été donnés et qui sont énumérés et précisés dans la pièce (Saint-Mihiel, 1384, 13 juin). — (fol. 5vo) Autorisation donnée par Robert, duc de Bar, marquis du Pont et seigneur de Chassel, aux religieux de la Trinité, d’une part, et à Willaume de Lamarche, écuyer, ainsi qu’à Jennette sa sœur, d’autre part, de partager le breuil de Lamarche, une moitié appartenant aux religieux en raison de la fondation de leur église par donation des comtes de Bar, l'autre moitié étant échue à Willaume et à sa sœur par héritage (La Mothe, 1399, 14 juin). — (fol. 6) Lettres de Robert, duc de Bar et seigneur de Chassel, à Perrinet, son ancien prévôt, et aux prévôts présents et à venir de Lamarche, au sujet de difficultés créées aux trinitaires dans la jouissance de leur moitié du breuil. Les prédécesseurs du duc et lui-même avaient toujours payé le prix de la fenaison (le promos des soyeurs) dudit breuil ; or les prévôts, suivant les dires des gens de la chambre des comptes qui prétendaient que les religieux n’avaient que le quart du breuil et que la fenaison ne devait pas être aux frais du duc, avaient réclamé aux religieux ces frais pour les trois années passées 1407, 1408 et 1409. À la requête desdits religieux, le duc mande à ses prévôts de laisser jouir les frères de la Trinité, comme d’ancienneté, du breuil et de l’exemption des frais de fenaison pour l’avenir, et de ne leur rien réclamer pour les trois années passées (Bar, 1410, 25 juin). — (fol. 16) Ratification et amortissement par Jehan, fils du roi de Jérusalem et de Sicile, duc de Calabre, marquis du Pont et lieutenant de Monseigneur en ses duchés de Bar et de Lorraine, de plusieurs donations faites aux frères de la Trinité : par défunte Jaquette de Lamarche, veuve de Jehan de Pierrefort, de ce qui lui revenait dans la quatrième partie des grosses dîmes de Lamarche (1426, 6 février) ; par Joffroy de Châtillon, prêtre, curé de Châtillon, de tous les droits dans les grosses dîmes de La Marche qu’il avait acquis de Henry, fils de Guillaume de la Marche (1439, 27 août) ; par messire Guillaume de Saint-Loup, chevalier, seigneur en partie des Thons et de Rozières « près de Lamarche », de dix gros de cens annuel que lui doivent les habitants de Rozières auxquels ils a acensé le breuil de ce lieu (1440, 24 mai). Le duc de Calabre a volontiers accédé au désir des trinitaires pour contribuer à l’accroissement du service divin, eu égard à ce fait que la fondation de la Trinité est due aux ducs de Bar, et aussi tenait compte de ce que « naiguairez de temps les maisons, granges et domiciles de ladite eglise ont esté ars et destruis par le sieur de Varembon qui pieca luy venant on service du conte de Vaudemont contre Monseigneur, fu logiez en ladite église et y bouta le feu » (Nancy, 1445, 19 février). — (fol. 18vo) Lettres de Symon Pourcellot, clerc juré et garde du sceau de la prévôté de Lamarche, et de Jaquot Brigori, clerc juré, faisant connaître que noble Wautherin de Bouzey, écuyer, seigneur de Saint-Germain, et Janne de Sauville (Soyville) sa femme, ont vendu aux trinitaires la moitié d’un pré appelé le Grand Pré, sis aux finages et bans de Lamarche et d’Aureilmaison, contenant environ quatre fauchées, moyennant le prix de quatre-vingt-douze florins du Rhin. En outre, afin d’avoir un anniversaire, les mêmes ont donné aux religieux tout ce qu’ils ont et peuvent avoir dans les grosses dîmes de Lamarche, au « quart de Brainville » : un service sera célébré tous les ans le vendredi des Quatre Temps après l’Exaltation de la Sainte-Croix, en septembre, et un autre le jeudi précédant les Vigiles Hautes des Trépassés (1445, 2 avril « avant Pâques »). — (fol. 19vo) Lettres d’amortissement octroyées aux trinitaires par Ferry de Lorraine, comte de Vaudémont, gouverneur du duché de Bar, pour l’acquêt et le don qui précèdent (au château de Bar, 1459, 17 mai).—?(fol. 28) Rapport fait aux assises de Lamarche par Gérard, dit Moinne, bailli de Bassigny et châtelain de Conflans, au sujet du droit de troupeau à part qui était contesté aux trinitaires par le procureur de Lamarche. En présence de Waultier, seigneur de Baufremont, Joffroi, de Damphal (Danfole), chevalier, de maître Jehan de Fignevelle, prévôt de Châtillon, le bailli a reconnu aux religieux le droit d’« avoir troupels de berbris, de pors et de vaiches de lour norrisson sans amassement » avec « clous soffisant à Orilliermaison darrier lor maison quil tiennent des chanoinnes de la Mothe pour mettre gesir lour bestes et garder lor charrois » (1320, lendemain de Saint-Thiébaut). — (fol. 29) Collation des transcriptions qui précèdent avec les titres originaux par Nicolas Weriot et Étienne Roussel, clercs tabellions jurés en la ville et prévôté de Lamarche pour le roi de Sicile (1466, 2 décembre). Sur les feuillets restés en blanc ont été postérieurement transcrites plusieurs pièces : (fol. 29vo) Requête à Christine de Danemark et à Nicolas de Vaudémont, par les ministre et religieux de la Trinité auxquels le grand gruyer de Lorraine a interdit l’usage du bois mort dans les bois de Lamarche, contrairement aux droit et usage dont ils ont joui jusqu’à présent ; les titres des comtes et ducs de Bar qui leur donnaient ce droit ont été perdus « inconvénient de feu et des guerres lesquelles par cy devant ont régné en Vosge, pays et duchez de Bar et de Lorraine ». Les religieux supplient qu’on les laisse de nouveau jouir de ce droit. Après enquête des prévôt et officiers de Lamarche, il est donné satisfaction aux suppliants « a condition toutefois qu’ils n’en mesuseront et que ce sera pour leur chauffage seulement et sans en pouvoir vendre encor moins copper bois vert ny autrement... » (Goviller, 1548, 17 septembre). — (fol. 31) Lettres des président, gens du conseil et des comptes du duché de Bar aux gruyers et contrôleurs de Lamarche au sujet de l’affouage des trinitaires, le bois le Seigneur dans lequel devait être pris l'affouage n’ayant pas assez de « recreue » pour supporter une coupe, ledit affouage sera assigné jusqu’à nouvel ordre en la contrée d’Artambouchet (Bar, 1606, ler mars). — (fol. 31vo) Lettres du duc Charles III, en suite d’une supplique des trinitaires tendant à se faire confirmer leur titres et chartes, notamment en ce qui concerne les affouages, le droit de troupeau à part, et l’exemption de garde et entretien des tours et murailles de Lamarche. Le duc confirme tous les titres, chartes et donations des religieux « en la forme et teneur qu'ils sont et ont esté fournis par extrait authentique l’an MCCCCLXVIII en la chambre des comptes de nostre ville et duché de Bar » (Nancy, 1574, 2 août). Dans le cartulaire ont été encartées deux transcriptions modernes : 1° Lettres du roi de Sicile adressées au bailli de Bassigny et officiers de Lamarche, rapportant la donation faite par lui à son « feal, conseiller et confesseur frère Jean de Cortesne (?) l'abbé de Bonfay », de la cure de Lamarche et de l’administration de la Trinité, et rendant l’une et l’autre aux trinitaires (1468, 11 janvier) : 2e Lettres des gens des comptes du duché de Bar attestant qu’ils ont reçu de frère Jean Miniclar, ministre du couvent de la Trinité, un cartulaire de trente feuillets de parchemin contenant le double de toutes les lettres de la fondation et augmentation dudit couvent, collationnées avec les originaux par les tabellions jurés Estienne Roussel et Jean (sic) Weriot (1468, 17 mai).
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