Épinal. Archives départementales des Vosges, 8 H 44

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  • Description(s) : (Liasse). 7 pièces parchemin, 17 pièces papier. — Jehannette de Parroy, dame de Lignéville et de Tantonville, veuve de Jehan de Lignéville, et ses fils Ferri, chevalier et Joffroy, écuyer, abolissent le droit de «morte main» pour leurs hommes et femmes de Lignéville. «C’est assavoir des mobles et des héritaiges pour enchoire et ensuire em perpetuitei a plus prochiens hoirs ou au filleulx ou filleules, ses hoirs defaillient cil plasoit aux héritiers, ne nous ne nos hoirs ne povons ne ne devons jamais rien demander a nos dits hommes et femme de la dite ville de Lignéville, ne a leur hoirs pour cause de morte main...» (4 février 1403). Copie contemporaine sur papier. — Paiement du droit de four dû au prieur de Relanges. Ce droit était du douzième et se montait à quatorze blancs par habitant ; payable par moitié à la fête des Brandons et à celle de Saint-Barthelemy. Les veuves payaient demi-droit. Sommations et quittances (1599, 1600, 1601, 1603). — Attestations par les mayeurs de Lignéville en la seigneurie dite la Petite Partie, pour M. de Galleain (?) et la marquise de Saint-Riran, que la taille du terme de Pâques a été échaquée. Le prieur de Relanges en perçoit le tiers (1617-1634). Eglise, maisons curiales et autres. : — Procès-verbal de visite de l’église de Lignéville par Gérard Humbelot, architecte et entrepreneur de bâtiments à Goncourt, à la requête du prieur Ch. Héraudel (17 novembre 1675). — Sommation faite aux habitants par le prieur Louis de Fleury, de réparer la tour de l’église qui menace ruine, et qui, par sa chute, pourrait endommager la nef ; celle-ci est à la charge du prieur, en qualité de seigneur décimateur pour un quatorzième (1746). Joffroi, curé de Lignéville, reconnaît avoir reçu et tenir du prieur de Relanges, moyennant un cens annuel de deux chapons et un petit toulois, une maison, dans laquelle il réside, sise à Lignéville, entre la grange du prieur et l’église du lieu ; le dit curé a payé au prieur, à son entrée dans la maison, dix resaux d’avoine et dix sols de petits tournois. Il est entendu qu’il n’occupera cette maison que tant qu’il sera curé de Lignéville, et qu’après sa mort, elle retournera au prieur. Sont témoins : Pierre, curé de Dommartin, Warnier, curé de Viviers et Jehan, curé de Dombasle (Saint-Mathieu, apôtre 1334). — Acensement par le prieur Guy Briffault à Jehan Menget, d’Epinal, curé de Lignéville, d’une maison sise à Lignéville, entre le «chasault» du prieuré où était la grange, et le cimetière, moyennant deux chapons par an. Après le décès de Jehan Menget, la maison retournera au prieuré (12 novembre 1423). Sont témoins : Willame, curé de Viviers et Pierre, curé de Norroy. — Départ de cour dans un litige entre le prieur de Relanges, Philippe de Viry, et le curé de Lignéville, Liébaud de Darney , relatif à la propriété de la maison ou réside le dit curé. Le prieur réclamait cette maison comme appartenant au prieuré, et offrait d’en faire la preuve. Les manants et habitants soutenaient les prétentions de leur curé et disaient que cette maison avait été la «demeurance» de leur curé de toute ancienneté, que si quelqu’un de leurs anciens curés l’avait «prise et retenue» des prieurs de Relanges, ce n’était ni du consentement des seigneurs, ni de celui des habitants ; que, du plus, une telle cure ne pouvait pas ne pas avoir maison et résidence pour son curé. L’affaire commencée devant le bailli de Vosges, Collignon de Ville, fut portée aux assises de Nancy ; mais cet appel ne fut pas relevé par les habitants, et le prieur obtint gain de cause. Dans cette pièce sont cités, comme parties, comme «echevins» ou comme témoins : Jean d’Anglure, voué d’Epinal, Philippe de Frenel, Ferry de Parroie, Henry de Marches, Guillaume de «Tillier», — Loys de Dompmartin, Didier de Darnieulles (14 décembre 1472). — Location au prieur de Relanges par Jehan Marchaul (Fabri), curé d’Outrancourt (Houtrancourt), chapelain de Lignéville, de deux chambres et du grenier au-dessus, dans la maison de Lignéville qui appartient au prieur (22 décembre 1475). — Reprise par acensement du prieur Philippe de Viry, par messire Liebault Berbe, curé de Lignéville, de la maison qu’il habite, sise entre la grange du prieuré et l’église. Il la tiendra sa vie durant, et tant qu’il sera curé de Lignéville ; il devra payer au prieur «pour l’entrée» deux florins d’or ; il entretiendra la maison à ses frais, et à sa mort, ou au cas de résignation de la cure, elle retournera en toute propriété au prieuré (17 juin 1501). — Enquête testimoniale faite à la diligence du prieur, au cours du procès relatif à la maison où réside le curé Liebault Barbette. Ferry de Savigny, échevin, avait dit qu’il trouvait «par tous messires les nobles et par lui et sans debait que sy le dit seigneur de Relenges puet prouver son faict… il doit bien joyr de la maison dont est question…». Le prieur fit de suite citer et déposer les témoins. Ces dépositions concernent la résignation de la cure consentie par Liebault en faveur de Loys de Lignéville. Jehan Rutyot, de Provenchères, prévôt de l’église collégiale de Darney, curé d’Isches et de Provenchères, raconte qu’étant à Provenchères, il a été mandé par feue dame Marguerite Wysse de Gerbéviller, veuve de Henry de Lignéville, bailli de Vosges, et s’est rendu à Lignéville en l’hôtel de Liébault Barbette, curé de ce lieu, où il trouva la dite dame Marguerite. Le dit Liébault députa plusieurs procureurs pour résigner la cure de Lignéville en Cour de Rome, et afin d’en pourvoir Loys de Lignéville, fils d’Henry de Lignéville et de dame Marguerite. Après examen, la cure fut donnée à Loys de Lignéville, en commende, jusqu’à ce qu’il fut parvenu à l’âge de dix-huit ans. Un autre témoin, Jehan Liébault, prêtre, a ajouté que le curé Liébault après sa résignation, et comme condition de celle-ci, devait jouir toute sa vie des fruits et du domicile de la cure, dont il fut mis en possession. Deux autres témoins relatent par le menu, la prise de possession de l’église par Loys de Lignéville, accompagné du curé résignataire et de Demenge Henry, doyen de la chrétienté de Vittel (s. d. [1509]). Pièce papier. — Départ de cour, dans un procès entre le prieur Jehan de Fouchières et Liébault Barbette au sujet de la maison curiale. On y rappelle le procès entre le même Liébault et le prieur Philippe de Viry, il y a «environ trente-cinq ou trente-six ans», la sentence déboutant le curé, le louage d’une partie de la maison par Jehan Marchal, de Mandres, chapelain de Lignéville ; la prise à cens de la dite maison par le sieur Liébault Barbette, sa vie durant et avec cette clause que s’il se désistait de sa cure ou s’il mourait, la maison retournerait au prieuré. Le prieur a appris que le curé s’était démis de sa cure et il lui demande de lui rendre la maison. Après preuves et contradictions de part et d’autre aux assises de Mirecourt, puis en appel à Nancy, le prieur obtint gain de cause (4 juin-22 octobre 1509). Les assises de Mirecourt étaient présidées par Errart de Dommartin, bailli de Vosges ; sont cités dans la pièce, soit comme échevins, soit comme témoins : Ferri de Savigny, écuyer, Anthoine de Ville, chevalier, Jehan de Serocourt, bailli de Bassigny, François de Savigny, Wairy de Fléville, Pierre de Choiseul, Thiébaut de Thuillières. — Départ de cour dans un procès entre le prieur Alexandre de fouchières et Waultrin Rolant, curé de Lignéville, au sujet de la maison curiale de ce lieu. Antoine de Ville étant bailli de Vosges (4 mai 1528). — Acensement de la maison curiale par Alexandre de Fouchières, à Nicolas Bulot, de Lignéville. Le prieur retient le grenier pour y mettre ses grains et l’écurie pour y loger ses chevaux en cas de besoin (6 mai 1534). — Marché passé par le procureur du prieur Robert Ranconnel avec Pierrot Clasquin et Claude Robert, maçons à Lignéville, pour les réparations de la maison du prieur (20 mai 1586). — Sommation du prieur au curé de Lignéville, Honoré d’Esley, pour qu’il reprenne par acensement, location, ou autrement, des mains du prieur, la maison qu’il habite, sise entre l’église et la grange du prieuré (10 décembre 1596). — Mémoire sur le fait de savoir si la maison prétendue curiale appartient au prieuré de Relanges ; ce mémoire est destiné à répondre à une sentence du bailliage de Vosges du 15 janvier 1672 qui est jointe. Copie médiocre du XVIIe s. — Bail des dîmes de Lignéville pour 1698

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