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Source des données : Pinakes
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Ce manuscrit est la réunion de deux unités disparates à l’origine. La première unité pourrait avoir été copiée à Venise. Elle est à rapprocher du Paris. gr. 2441 (même papier, même copiste), ainsi que des Paris. 2442 et 2445 pour son contenu. La seconde unité a été copiée en 1594 par Jean de Sainte-Maure, alors qu’il était scriptor de la bibliothèque Vaticane, à la demande du cardinal Lelio Ruini (†1621). De manière surprenante, il semblerait que les ff. 120-134 soit des travaux préliminaires, ou des fragments d’autres copies, qui ont été insérées dans le codex, alors qu’on n’y trouve que des répétitions successives du même texte. La répartition des cahiers montre bien qu’il s’agit de papiers rassemblés qui n’avaient pas pour vocation de proposer, par leur réunion, un texte continu.On ignore à quelle date ni comment ce manuscrit fut acquis par Charles de Montchal, Archevêque de Toulouse (1589-1651). Après la mort de Montchal en 1651, il fait partie du lot convoité par Jean Bouhier, mais finalement acquis en 1655 par Nicolas Foucquet, pour la somme de 8 livres (Delisle, I, 272). Celui-ci se charge de faire relier ce manuscrit ainsi qu'un certain nombre d'autres, de dimensions comparables et issus de cette même bibliothèque de Montchal, par le même type de reliure. Après la disgrâce de Foucquet en 1661, il est saisi par les libraires Jacques Villery, Pierre Le Petit, Louis Gontier et Pierre Bienfaict (le procès-verbal de saisie, daté du 30 juillet 1665, est conservé dans le fonds français, n. 9438) puis vendu en 1667 à Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims. Offert par ce dernier au Roi en 1700, il rejoint ainsi la collection royale qu'il ne quittera plus.
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