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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Histoire du manuscrit - Théodore de Bèze a eu recours au manuscrit pour sa nouvelle édition du Nouveau Testament publiée à Genève en 1582 : dans une adresse au lecteur, il affirme que le manuscrit provient d'un monastère de Clermont-en-Beauvaisis : « ... In posteriore vero [sc. horum librorum parte], id est Pauli epistolis, ex alio paris vetustatis exemplari, in Claromontano apud Bellovacos coenobio reperto, plurima non parvi momenti observavimus » (Iesu Christi D. N. Novum testamentum ... Th. Bezae annotationes ..., f. iv). Cette provenance n'est toutefois confirmée par aucun autre indice et elle a d'ailleurs été mise en doute par Tischendorf.Ce qui est certain, c'est que le manuscrit a appartenu, dans la seconde moitié du XVIe siècle, à Claude Dupuy (1545-1594) : il figure en effet dans l'inventaire après décès de Claude Dupuy (v. Henri Omont, « Inventaire des manuscrits de Claude Dupuy (1595), Bibliothèque de l'École des chartes, 76, 1915, pp. 526-531 : 528 n° 2), et à nouveau dans le catalogue des manuscrits de ses fils Pierre et Jacques Dupuy, légués à la Bibliothèque royale en 1652 (BnF, Latin 10373, f. 683, v. Henri Omont, Anciens inventaires et catalogues de la Bibliothèque nationale, IV, Paris 1913, p. 211). Au f. 1r, figure la cote que porte le manuscrit dans le catalogue des manuscrits de la Bibliothèque royale de Nicolas Clément (1682) : 2245 (v. Omont, Anciens inventaires..., III, 1910, p. 280). En 1706-1707, 35 feuillets du manuscrits ont été soustraits du manuscrit par Jean Aymon et vendus aux Pays Bas ; l’un des feuillets, le f. 149, a été restitué en 1720 par le baron de Stochs de La Haye et les 34 autres folios, par les héritiers de Robert Harley, comte d’Oxford et de Mortimer, en 1729. Sur l’ « affaire » Aymon, v. Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale, I, Paris 1868, pp. 329-332, et Barthélémy Hauréau, Singularités historiques et littéraires, Paris 1861, pp. 286-324. Ces feuillets ont été reliés à part dans le volume portant la cote Grec 107 A. En 1884, les deux folios palimpsestes, ff. 162-163 avec les fragments du Phaéton d’Euripide, ont été eux aussi reliés à part dans le fascicule coté Grec 107 B.
Source des données : Pinakes
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