Épinal. Archives départementales des Vosges, 17 H 19

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Source des données : FranceArchives

  • Description(s) : (Liasse). 35 pièces parchemin, 4 pièces papier, 9 sceaux ou fragments de sceaux. —Donation à l’abbaye par «Aiginaulz», fille de Safroi, chevalier de Bruyères, femme de Jehan dit de Port, écuyer, pour le salut de son âme et de celles de ses parents et ancêtres, des deux prés du moulin qui est «de fors la Bergunse» ; ces prés resteront, leur vie durant, à Jehan, écuyer, dit de La Bourgonce et à Odile, sa femme, moyennant un cens annuel de quatre resaux de seigle et retourneront après leur mort, à l’église d’Etival. La même donatrice ajoute quelques revenus annuels à prendre à Méréville. La pièce fut scellée par Maheu, chevalier, dit de Saint-Remy, Baudoin, prêtre, doyen de la chrétienté d’Epinal et curé de Sainte-Hélène et par Jehan, curé de Nossoncourt (1286, juillet). — Lettre de Joffroy, doyen de Saint-Dié, et Willaume, senier dudit chapitre, faisant connaître que Saufrois de La Bourgonce, écuyer, a donné à l’abbaye d’Etival 18 deniers de rente que lui devait chaque année Crestiens, de La Vacherie (1294, mai). — Reconnaissance par Henrion, écuyer, voué de La Bourgonce, Sébille, sa femme, Jehans Clerc, Odile, Marguerite et Waufrois, enfants de Thomas, en son vivant voué de La Bourgonce , de la donation faite à l’abbaye d’Etival par ledit Thomas de 22 soudés de serre «a toulois», sur tout ce qu’il avait au ban de Saint-Remy, au ban d’Etival et au ban de La Bourgonce (1294, mars). — Donation à l’abbaye par Ginnas de Bruyères, fils de feu Colart et par Byatrix, sa femme, de l’escheute de son frère Saffroi, et de l’escheute du douaire de Katherine, sa femme, dans les ville et ban d’Etival et notamment à La Bourgonce et à La Vacherie, «en hommes en femes en ban et en justice en terre en priz en boix en awes en molins en cences en rentes en tailles en amendes en prises haltes et besses et en totes atres chozes.... lesquelz chozes nos teniens dez davant dis abbel et covent en fieil et en homaige» (1298, 15 mars). Sceaux du grand prévôt et de Joffroy, doyen du chapitre de Saint-Dié, Vidimus de cette donation par Hennemans, abbé de Moyenmoutier (1366, 24 mars). Fragment de sceau de l’abbé. — Vidimus par Hennemans, abbé de Moyenmoutier, de la donation faite à l’abbaye d’Etival par Jehan de Elye écuyer, et Katherine sa femme, fille de Sauffroy de Bruyères, d’héritages sis au ban d’Etival, et notamment à La Bourgonce, et qu’ils tenaient en foi et hommage de l’abbaye (1298, juillet). Vidimus du 18 mars 1366. Deux expéditions de l’acte et un vidimus. — Vidimus par Hennemans, abbé de Moyenmoutier, d’une lettre de Henrion dit de La Bourgonce, écuyer, de Sébille, sa femme, et de Gignas, Wafroy, Gérardin, Odile et Marguerite, enfants de ladite Sébille. L’abbé et le couvent d’Etival prétendaient qu’ils avaient acquis tout ce que Guinas de Bruyères, frère de Saffroy et de Sébille, pouvait avoir au ban d’Etival, ainsi que l’«encheute» de Saffroy, et le douaire de Katherine, femme de Saffroy. Henrion, Sébille et ses enfants prétendaient y avoir droit. L’accord suivant est intervenu entre les parties : l’abbé et le couvent conserveront la partie des biens dudit Guinas, c’est-à-dire le tiers de l’héritage de Marguerite, mère de Guinas, de Saffroy et de Sébille, et la moitié de l’«encheute» de Saffroy et du douaire de sa femme Katherine ; l’autre moitié de ces biens restera à Henrion, à sa femme et aux enfants de celle-ci, qui la tiendront en fief de l’abbaye. Les mêmes confirment la donation de Jehan dit «Délie» (1299, mai, vidimé le 24 mars 1366). — Henrion de «Saint Morise» écuyer, voué de La Bourgonce, Sébille, sa femme, et Jehan, écuyer, fillâtre dudit Henrion, déclarent qu’ils n’ont en la ville de la Bourgonce «que quatre manas, tant saulement ne plus nen i poons ne devons avoir ne plus ne nous y poons acroistre de nostre oir. Ne ne se pueent remuer li dist manant de lour leus Et cum Jehans li uns de nos quatre manans se soit estes remues il ne lou post faire par droit ne par raison». Pour ne pas porter préjudice à l’abbaye et «pour ceu que autre fois ne soit bestens (contestation) de ces chozes», ils accordent à l’abbé d’Etival Gérard, les présentes lettres qui furent scellées du sceau du grand prévôt de Saint-Dié. Parmi les témoins figurent : Jehan, prêtre, curé de Nossoncourt, et Jehan de Port, chevalier (1301, 23 septembre). — Donation à l’abbaye par Henrion de La Bourgonce, écuyer et par Sébille sa femme, fille de Colart de Bruyères, de tout ce qu’ils ont ou pourront avoir à La Bourgonce et à La Vacherie, venant soit de Sébille, soit de ses parents ou de l’échange fait à Ewlat de Bruyères, mari défunt de Agnel tante de Sébille contre des biens de la châtellenie de Bruyères. La pièce fut scellé par Jean, abbé de Chaumousey, le grand prévôt de Saint-Dié et Nicole d’Epinal, chanoine et sonrier de Saint-Dié (1302, mai). — Sceau de l’abbé de Chaumousey. — Vente à l’abbaye par Wirion, dit du Mont, écuyer et Katherine sa femme qui fut mariée à Saffroi dit de Rambervillers, écuyer, de tout ce qu’ils avaient à La Bourgonce «por raison de dowaire de part ledit Saffroi» et qu’ils tenaient en fief de l’abbaye d’Etival, pour cent sols de toulois. Cette pièce était scellée des sceaux de Herni, abbé de Saint-Sauveur, Bertrand, prêtre de Blâmont, et «Conon», curé de Repaix. Au dos, mention contemporaine : «Latre dou dowaire la famme Saffroy et la famme Wirion» (1302, novembre). Fragment de sceau du curé de Remapix. — Vidimus de l’acte précédent par Hennemans, abbé de Moyenmoutier (1366, 18 mars). Sceau de l’abbé. — Vente à l’abbaye par Jean et Wafroi frères, fils de Thomas, écuyer, dit de La Bourgonce, de quarante soudées de terre «a toulois» en la voueire du ban d’Etival et que tenait d’eux en fief, Gérardin, en son vivant, prévôt [ducal] de Saint-Dié, pour la somme de huit livres de toulois. La pièce fut scellée par le grand prévôt de Saint-Dié, par Joffroi et par Jacques de Nancy, doyen et écolâtre du même chapitre (1302, 13 février). Fragment de sceau du grand prévôt et sceau de Jacques de Nancy. — Donation à l’abbaye par Jean, damoiseau, fils de feu Thomas, voué de La Bourgonce, et par Sébille, sa mère, de biens sis au ban d’Etival, déjà tenus en fief de l’abbaye ; furent témoins : Jean, prêtre, recteur de Nossoncourt, Henri de Saint-Maurice, écuyer, Waffroi, frère du donateur, et Thierri et Demenge, chanoines d’Etival. L’acte fut scellé par le grand prévôt de Saint-Dié, par Jacques de Nancy, écolâtre, et par le chapitre (1303, 6 août). — Vidimus de la pièce précédente par Hennemans, abbé de Moyenmoutier (1366, 23 mars). — Vidimus par le même de la confirmation, par «Jonne», Odille, Marguerite et Waffroi, enfants de Thomas, en son vivant voué de La Bourgonce, de toutes les donations, aumônes, ventes que leur père Thomas, leur mère Sébille et leur parâtre Henrion de «Saint Morise» ont faites à l’abbaye d’Etival. La pièce avait été scellée par le grand prévôt de Saint-Dié, par Demenge de Dommartin, chanoine de Saint-Dié et de Saint-Gengoult de Toul (1302, 18 août). Vidimus du 23 mars 1366. — Règlement entre l’abbaye d’Etival et Waffroy, fils de Thomas de La Bourgonce, du partage de l’héritage dudit Thomas, ensuite de la donation faite à l’abbaye par «Giennes», frère de Waffroy ; l’abbaye obtient : une vigne au Hahenstat, au ban de Marriville (Hochstaden, territ, d’Ammerchswihr), une vigne à Otuervelde au ban de Sawamont (Sigolsheim) et deux pièces dites les Mezes, au même ban, la vigne dite en Bruelo près du Villeucei, deux mesures de vin au ban de Sawamont (Sigolsheim) et deux pièces dites les Mezes, au même ban, la vigne dite en Bruelo près du Villeucei, deux mesures de vin au ban de Sawamont, une mesure de vin à Duenecei (Kientzheim), la vouerie de La Bourgonce et de tout le ban d’Etival, la «poixerie» des eaux du ban d’Etival. Waffroi a pour sa part la vigne de Kueneberg, celle de Petitevaige, au ban de Sawamont, quatre sols de cens sur celle de Mutofolle, trois bichets de noix, une oie due annuellement par Sawamont, tout ce qui lui venait de son père en «Vaul de champs» en champs, prés, meix, rentes et cens ; les champs, près, meix, provenant de son père, au ban d’Etival, à La Vacherie et à La Barroche de Belmont, à La Bourgonce, la maison, l’étang, les meix, les prés, les champs, venant de son père, le pré dit à Leutrifontaine». La pièce fut scellée par le grand prévôt de Saint-Dié, Jacques [de Nancy], écolâtre du chapitre, et Demenge, chanoine de Saint-Gengoult de Toul. Vidimus par Hennemans, abbé de Moyenmoutier (1303, janvier. Vidimus du 23 mars 1366) . — Donation à l’abbaye par Sébille, fille de feu Collart, écuyer du consentement de son mari Hanrion, dit de Saint-Maurice, écuyer, «tous ceu de dowaire que ie avoie pooie et devoie avoir de par mon [premier] mairi Thomes de Lai Bergonce, escuier, qui fuit en lai wouerie dou ban de Estivay et es vignes d’Allegmangnes...». Avaient scellé la pièce : Jehan, curé de Nossoncourt et doyen de la chrétienté de Deneuvre, Maiheu, curé de Roville, et Henri, «prestre et mercenaire» de l’église de Nossoncourt (1305, 27 mai). — Wyrion, dit du Mont, et sa femme Katherine (dont le premier mari avait été Saffroi de Bruyères) après avoir contesté la valabilité de leur donation du mois de novembre 1302 , et avoir eu à ce sujet des difficultés avec l’abbaye d’Etival, reconnaissent la sincérité de cette donation et prennent l’engagement de la respecter. La pièce fut scellée par Henri, abbé de Haute [Seille ?], Gérard, prévôt du chapitre Saint-Georges de Deneuvre, et Abelin, prévôt de Blâmont. Le sceau de ce dernier subsiste seul (1316, 12 ou 17 mai) . — Vente à l’abbé d’Etival Demenge et à son couvent par Gérardin, prévôt de Saint-Dié, et sa femme Alars de Remicourt de quarante sols de petits tournois, que son père Gérardin touchait sur les tailles de La Bourgonce et tenait en fief de l’abbaye. La vente a été faite pour la somme de trente-et-une livres dix sols de petits tournois, monnaie de Metz. L’acte fut scellé par le grand prévôt de Saint-Dié, par Jehan de Landeiville, chantre dudit chapitre, et par Gérardin (1329, 29 juin). — Vente à l’abbaye par Ydate, dite de la Ruelle, demeurant à Saint-Dié, fille de défunt Moingin de Raon, de «la moitié de quatre menans... au ban d’Estivaix de par sa mère», c’est-à-dire deux manants à La Bourgonce et deux manants à La Texerardie, pour la somme de deux résaux de seigle que les religieux devront lui délivrer, sa vie durant seulement, tous les ans le lendemain de Noël. Après la mort d’Ydate, tout reviendra à l’abbaye. Les témoins de l’acte furent Thierri, doyen de l’église de Saint-Dié, et Harman, prévôt du chapitre de Deneuvre (1369, 11 décembre). — Vente en présence de l’abbé d’Etival Pierre par Waffroi de La Bourgonce et sa femme Marguerite, à Stévenin du Pont et à Béatrix, sa femme, de tous les champs qu’ils possédaient au finage de Willamont et de La Vacherie, pour la somme de «douze livres de fors monnoie coursaible ai Nancey» (1355, 30 mai). La pièce est vidimée par Gobert, abbé de Moyenmoutier (1374, 23 août). — Echange de biens entre Josse le serrurier, de Kaisersberg, et Colin Geliat, de La Bourgonce (1486, 15 octobre). — Acte passé devant Claude d’Ainvau, lieutenant de bailli à Saint-Dié ; contestation au sujet de la possession du moulin de La Bourgonce entre l’abbé d’Etival et Gérardin, maire de la Bourgonce (1499, 2 août). — Sentence arbitrale rendue dans la même affaire. Le maire Gérardin tiendra sa vie durant le moulin de l’abbé d’Etival moyennant un cens annuel de huit résaux de seigle, avec les chapons, cens et rentes qu’il payait auparavant. A sa mort, le moulin reviendra à l’abbaye (1503, 3 avril). — Vente à François Fagnozey, abbé d’Etival, par le maire Gérardin, de La Bourgonce, d’un «tierce» qu’il avait à un pré sis on Breu St Pierre(1506, 8 mars). — Vente à l’abbaye par Thiriat Andreu de La Bourgonce, d’une «pièce d’héritage» sise Es Forrieres devant les Mollières finaige de Villerville» (1547, 28 juillet). — Transport d’une obligation de deux cents francs par Jehan Herbaville, de Saint-Dié, à Nicolas Idoulf Blaise, de l’Hôte du bois (1658, 17 juin). — Transactions diverses entre habitants de La Bourgonce (XVIIIe s.). — Ordre donné à Jean Boura, de La Bourgonce, par Hugo, abbé d’Etival, et sur plainte des habitants, de «démolir la scierie» qu’il a nouvellement fait construire sur le chemin qui conduit au village de Nompatelize, audit lieu de La Bourgonce, et, en conséquence, de remplir et de reboucher le canal qu’il a fait faire, pour conduire l’eau sur ladite scierie». L’abbé interdit à ses officiers de marquer à l’avenir de beaux bois dans les forêts qui sont à proximité de la Bourgonce «et dont la dégradation porte un préjudice au droit d’usage des habitants dudit lieu» (1725, 5 septembre). — Visite du moulin de La Bourgonce (1726).

Intervenant

Autres intervenants

  • Ordre des chanoines réguliers de Prémontré (Source : FranceArchives)

Sujets et thèmes

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  • Temporel ecclésiastique
  • Viticulture
  • Institution monastique
  • Baux ruraux
  • Catholicisme
  • Droits d'usage
  • Pratique religieuse

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