Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 2494

  • Titre attesté :
    • Recueil de textes scientifiques et magiques, contenant également Ps-AristoteDe Mundo et des Fables d'Esope.
  • Autre libellé du document :
    • Grec 2494
    • Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 2494
    • Paris. BnF, Grec 2494
  • Conservé à : Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
  • Langues : grec, Grec
  • Date de fabrication :
  • Écriture :
    • ECRITURE
      Pinax premier recto de garde, de la main de Palaeocappa. Lettre A date de catalogage de la bibliothèque de Fontainebleau. 2è recto de garde : index latin de Sevin, qui traduit fidèlement l’index de Palaeocappa.
      Multiples copistes et mains différentes, datées du XVè siècle pour les principales. Quelques mains ultérieures ont ajouté du texte sur des pages restées blanches. Cette multiplicité de mains, de formats et de mises en pages reflète le caractère composite du codex, qui présente en l’état la réunion de multiples unités codicologiques, et dont l’assemblage a varié entre les reliures successives
  • Décoration :
    • DECORATION
      Manuscrit très peu orné. Les titres, quand ils sont indiqués, sont souvent rubriqués, ainsi que les scholies marginales et les figures mathématiques. Certains titres sont surmontés de quelques lignes ornementales tracées à la règle
  • Support : MATIERE
    Le codex est composé de divers papiers filigranés du XVè siècle, dont le filigrane est pris dans le pli des cahiers en raison du pliage in-4°. Filigrane le plus représenté : Ciseaux, semblables au modèle Piccard n° 823 (Vol. , section 3) attesté en 1471. Au début du manuscrit (relevé des ff. 35 et 38) on trouve une licorne, très proche du modèle Piccard n° 1692 (vol. 10, section 3), attesté en 1445 à Görz.
    Trois autres filigranes apparaissent encore de manière exceptionnelle : aux ff. 25 et 32, une fleur ou un fruit difficile à identifier Au ff. 70-71, enclume à deux pieds surmontée d’une croix, dont le modèle le plus proche du répertoire en ligne de Piccard (DE5580-Clm18398) indique qu’il appartient aux XIVè-XVè siècles. Enfin, dans la dernière partie du codex, on trouve une balance aux plateaux triangulaires, d’un modèle non répertorié chez Briquet ou Piccard.
    De nombreux fonds de cahiers ont été restaurés lors de la dernière reliure, rendant l’identification précise de certains filigranes difficile. De plus, la restauration des ff. 103 et 118 (moitié inférieure de la page) a sans doute été effectuée en même temps que la reliure actuelle
  • Dimensions :
    • 140 x 204 mm
  • Aspects codicologiques :
    • FOLIOTATION
      Foliotation à l’encre noire dans le coin supérieur droit. L’écriture est très proche, sinon identique aux signatures les plus récentes marquées pour préparer la reliure. La foliotation, continue avec une seule erreur (deux folios notés 102, transformés en f. 102 et 102bis), est tout juste postérieure à la reliure actuelle (1546-1547)
      CAHIERS
      Codex composé principalement de quaternions, et majoritairement de cahiers réguliers, dont certains sont le fruit de recompositions.
      ff. 1-66 : 8 quaternions réguliers.
      ff. 67-83 : 2 quaternions + 1 f. (Aristote).
      ff. 84-139 : 1 senion.
      ff. 140-181 : 5 quaternions réguliers + 1 f.
      ff. 182-203 : 2 quaternions + 1 ternion.
      ff. 204-260 : groupe très hétérogène : 1 quaternion, 3 ternions + 1f., 1 binion, 1 quaternion, 1 senion + 1F après restauration (originellement 1F +2 ternions d’après les signature), un ternion.
      SIGNATURES
      Plusieurs systèmes de signatures se trouvent tout au long du codex. Ils correspondent chacun à soit à différentes unités codicologiques, soit à différents états de composition du volume. La signature la plus ancienne semble qui numérote chaque cahier au premier recto et au dernier verso dans l’angle inférieur intérieur. Elle utilise simplement les cardinaux grecs. Au f. 1, elle commence à la lettre Δ, indiquant que trois cahiers ont été détachés au début. Un cahier a été oublié (ff. 98-102bis). Le système s’interrompt au f. 127v (Θ) pour reprendre avec K au f. 204r. Le dernier cahier ne porte plus aucune signature.
      A ce système se surimpose un deuxième, des ff. 1 à 97 : chaque cahier est marqué, au premier recto et au dernier folio, juste à côté de l’ancienne signature (et parfois par-dessus), d’une lettre grecque. Celle-ci est ornée de quelques traits, et surtout adopte une numérotation continue d’une signature à l’autre. Le premier cahier est ainsi noté α – β, le suivant γ – δ, etc…à partir du huitième cahier, le système est perturbé, et cela coïncide avec le début du traité d’Aristote. A la première signature (f. 57r) ιε succède une signature de fin de cahier illisible (f. 66v), la suivante (f. 67r) manque, mais surtout, on trouve ensuite la signature ιστ, comme si deux cahiers n’en faisaient plus qu’un seul. Les marques suivantes ont été rognées à la reliure. A partir du f. 84 (onzième cahier), le système reprend des signatures identiques en début et fin de cahier, commençant à ιη. On peut supposer que le dixième cahier (ff. 75-83) était noté ιζ.
      Des ff. 140 à 181, un autre système de signatures recommence à α, et marque de la même lettre le premier recto et le dernier verso de chaque cahier. Les ff. 182-203 ne portent aucune signature.
      Enfin, le coin inférieur extérieur porte une marque de signature composée d’une lettre latine suivie d’un chiffre arabe, de 1 à 8 pour chaque folio d’un quaternion. Il s’agit du marquage préparatoire à la reliure, qu’on trouve dans un certain nombre de manuscrits reliés à l’atelier de Fontainebleau. L’interversion des cahiers 6 et 7 est une erreur du relieur.
      Ces signatures permettent de distinguer différentes unités codicologiques. Le codex se composait à date la plus ancienne que nous puissions retracer des ff. 1-97 et 204-254 (ou 260 ?) à la suite, auxquels il faut ajouter trois cahiers initiaux désormais perdus. Dans un deuxième temps, après perte ou séparation des cahiers initiaux, on entreprend de renuméroter les folios en commençant à α. Cela se fait sans doute avant adjonction d’un groupe de cahiers (ff. 98-203), qui forment plusieurs unités codicologiques distinctes. Tous ces changements sont antérieurs à 1546-1547, date de la reliure actuelle.
      On notera l’interpolation des ff. 122-123, qui n’est pas visible dans les systèmes de signatures. Elle s’est sans doute produite à date plus ancienne
  • Réglure :
    • REGLURE
      Réglure presque toujours invisible, à la pointe sèche, sans doute type Leroy-Sautel 001
  • Reliure :
    • RELIURE
      Reliure à la grecque issue des ateliers de Fontainebleau. La couvrure est de maroquin olive sur ais de bois rainurés. Les plats portent les marques de 4 fermoirs, boulons et sabots. Le décor présente une alternance de fers dorés et argentés, avec une inversion des couleurs entre le plat supérieur et le plat inférieur. Sur le plat supérieur, au-dessus du médaillon central aux armes de François 1er et de sa salamandre, le titre en majuscules dorées: ΚΛΕΟΜΗΔΟΥΣ ΚΑΙ ΑΛΛΑ ΑΛΛΩΝ Α. Les types de fers et le style du décor sont comparables au Paris. grec 1250 (modèle n. 37 Laffitte, p. 90). Cela permet de dater la reliure des années 1546-47 (Laffitte pp. 87 sqq.)
      Tranchefile deux couleurs : bleu et naturel. Tranches dorées ciselées sans éléments armoriés.
      Dos : semis de fleurs de lys dorées et du chiffre F à couronne, argenté. Le haut et le bas portent un quadrillage à froid
  • Estampille :
    • ESTAMPILLES
      ff. 1r et 260v : estampille du XVIIè siècle, modèle Josserand-Bruno n. 1

Numérisations

Texte du manuscrit

Source des données : Pinakes

Parties du manuscrit

Pinakes

Intervenants

Anciens possesseurs

Anciennement dans

Historique de la conservation

Source des données : BnF Archives et manuscrits

  • Nous ne pouvons remonter l’histoire de ce manuscrit au-delà du XVIè siècle, où il est référencé dans le catalogue de manuscrits de Fontainebleau établi par Ange Vergèce en 1550, sous le numéro 331. La notice de Vergèce fait état de la reliure de cuir rouge, et indique une liste partielle du contenu du codex. C’est à la main de Palaeocappa que l’on doit le pinax initial, ainsi que quelques titres ajoutés. Tout ce que nous pouvons tirer de cette notice et de la reliure du codex, c’est qu’il est entré à la bibliothèque de Fontainebleau sous le règne de François Ier, donc avant 1547.
    Il a servi d’antigraphe partiel, en ce qui concerne le lexique botanique du moins, au Cod. Cambr. Univ. Dd.5.30 (Jackson p. 32), copié entre 1622 et 1645 (puisqu’il référence le Paris. gr. 2494 d’après la cote de Nicolas Rigault).

Bibliographie

Ces références bibliographiques ont été récupérées telles quelles des données à la source

  • A. Delatte, Anecdota Atheniensia et alia. t. II. Textes grecs relatifs à l'histoire des sciences, Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liége 88, Liège, Paris, Droz, 1939 (Version en ligne)
  • A. Touwaide, « Lexica medico-botanica byzantina. Prolégomènes à une étude », Τῆς φιλίης τάδε δῶρα. Miscelánea léxica en memoria de Conchita Serrano, Manuales y anejos de "Emerita" 41, Madrid, Consejo superio de investigaciones científicas, 1999, p. 221-228
  • J. Jouanna, « La postérité du traité hippocratique de la Nature de l'homme: la théorie des quatre humeurs », dans C. Müller (éd), Ärzte und ihre Interpreten : Medizinische Fachtexte der Antike als Forschungsgegenstand der Klassischen Philologie. Fachkonferenz zu Ehren von Diethard Nickel, Beiträge zur Altertumskunde 238, München, Leipzig, K. G. Saur, 2006, p. 117-141
  • J. Jouanna, « La théorie des quatre humeurs et des quatre tempéraments dans la tradition latine (Vindicien, Pseudo-Soranos) et une source grecque retrouvée », Revue des études grecques, 118, 2005, p. 138-167 (Version en ligne)
  • J. Jouanna, « Un traité inédit attribué à Hippocrate 'Sur la formation de l'homme': editio princeps », dans A. Roselli (éd), Ecdotica e ricezione dei testi medici greci. Atti del V Convegno Internazionale, Napoli 1-2 ottobre 2004, Collectanea 24, Napoli, M. D'Auria, 2006, p. 273-319

Sources des données