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Biblissima+ Identifier: https://data.biblissima.fr/entity/Q344974
Data Source: BnF Archives et manuscrits
Au titre, une réduction de la marque reproduite par Silvestre sous n° 143.
Le v° du titre est occupé par une dédicace « A M[adame] L. T. D. E. C.
Du Verdier (éd. Rigoley de Juvigny, I, 657) et, d'après lui, M. Brun (II, 622), attribuent la Description poetique à François Habert, mais cet attribution repose sur une erreur évidente. Habert a donné, il est vrai, dans la Jeunesse du Banny de liesse (fol. 105-111) une traduction de la Fable du beau Narcissus, amoureux de sa beaulté, dont il mourut ; mais la tradution dont nous parlons n'a rien de commun avec la paraphrase beaucoup plus étendue qui parut en 1550. Il n'est pas probable qu'Habert ait trai deux fois le même sujet d'une manière entièrement différente, et, d'ailleur tous les ouvrages qu'il publia après 1545 portent son nom en toutes lettre Nous regardons en conséquence comme parfaitement authentique l'attribution faite par un lecteur du temps sur le titre de l'exemplaire de la Bibliothèque de l'Arsenal : « DE JEHAN RUZ, Bourdel[ois] ». Les ouvrages de ce poète sont d'une telle rareté que son nom n'a été recueilli ni par La Croix du Maine, ni par Du Verdier, et que M. Brunet lui-même n'a pas soupçonné son existence. En 1875, M. Tamizey de Larroque a réimprimé, d'après un exemplaire unique, appartenant à la Bibliothèque d'Auch, les Œuvres dictées par Jehan Rus, Bourdeloys, ez jeux floraulx à Tholose (Tholose, Guyon Boudeville, s. d., in-8) ; nous croyons pouvoir restituer aujourd'hui au même auteur la Description poetique, dont M. Tamizey de Larroque n'a point parlé.
Nous remarquerons encore, à propos de Jean Rus. qu'une des pièces qui composent le recueil de Guyon Boudeville, le Triste Chant d'une dame, lequel on joue sur le luth :
Fault il que mette en escript, Fault il qu'à tous je revelle...
se retrouve, avec un moins grand nombre de couplets, dans plusieurs chansonniers du temps : dans le Recueil de plusieurs Chansons, divisé en trois parties (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16, 80) ; dans le Second et Tiers Livre du Recueil de toutes belles Chansons nouvelles (Paris, veufve N. Buffet. 1559, in-16, 39 b) ; dans l'Ample Recueil des Chansons, tant amoureuses, rustiques, musicales, que autres (Lyon, Benoist Rigaud, 1582, in-16, 43 a), enfin dans le Recueil des plus belles et excellentes Chansons en forme de voix de ville (Paris, Locqueneux, 1588, in-16, 186 a). Ce dernier recueil, qui nous fait connaître la mélodie appliquée aux paroles de Jean Rus, donne la chanson :
Faut il que mette en escript...
comme une réponse à une pièce qui commence ainsi :
Souspirs ardens, Qui au dedans...
Initiales : L. T. D. E. C. : dame à qui Jean Rus dédie La Description poetique de l'histoire du beau. Narcissus (1550)
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