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Biblissima+ Identifier: https://data.biblissima.fr/entity/Q344963
Data Source: BnF Archives et manuscrits
Au titre, la marque de Jean de Tournes, (Brunet, I, 518 ; Silvestre, n° 187).
Ces poésies ont été publiées, après la mort de l'auteur, par ANTOINE DU MOULIN. Celui-ci les a fait précéder d'une épître Aux Dames lyonnoises, épître datée de Lyon, le 14 août 1545, dans laquelle il nous apprend qu'il a cédé aux « instantes et affectionnées remonstrances » du mari de Pernette, en se chargeant des fonctions d'éditeur. Il fait ensuite un pompeux éloge de la muse lyonnaise : « Veu le peu de temps que les cieulx l'ont laissée entre nous », dit-il, « il est quasi incroyable comme elle a peu avoir le loysir, je ne dy seulement de se rendre si parfaictement asseurée en tous instrumentz musiquaulx, soit au luth, espinette et autres, lesquelz de soy requiérent une bien longue vie à se y rendre parfaictz, comme elle estoit, et tellement que la promptitude qu'elle y avoit donnoit cause d'esbahissement aux plus experimentez, mais encores a si bien dispenser le reste de ses bonnes heures qu'elle l'aye employé a toutes bonnes lettres, par lesquelles elle avoit eu premiérement entiére et familiére congnoissance des plus louables vulgaires, oultre le sien, comme du thuscan et castillan, tant que sa plume en pouvoit faire foy, et après avoit jà bien avant passé les rudimentz de la langue latine, aspirant à la grecque, si la lampe de sa vie eust peu veiller jusques au soir de son eage, quand les cieulx, nous conviantz tel heur, la nous ravirent, ô dames lyonnoises, pour vous laisser achever ce qu'elle avoit si heureusement commencé, c'est a sçavoir de vous exerciter comme elle a la vertu, et tellement que, si par ce sien petit passetemps elle vous a montré le chemin a bien, vous la puissiez si glorieusement ensuyvre que la memoire de vous puisse testifier à la postérité de la docilité et vivacité des bons espritz qu'en tous artz ce climat lyonnois a tousjours produict en tous sexes, voire assés plus copieusement que guére autre que l'on sache.
Le v° du 8e f. est occupé par un huitain de l'Imprimeur au Lecteur.
Les f. 78 v° et 79 contiennent les Epitaphes de la gentile et spirituelle dame Pernette Du Guillet, dicte Cousine, trespassée l'an 1545, le 27. de juillet. Ces Epitaphes sont signées : M Sc. [MAURICE SCÈVE], D. V. Z. et I. D. V. [JEAN DE VAUZELLES].
Une des odes de Pernette (p. 49), qui fait suite au poème de Melin de Saint-Gelays intitulé : Deploration de Venus sur la mort du bel Adonis, a été reproduite dans divers chansonniers : Recueil de plusieurs Chansons, divisé en trois parties (Lyon, Benoist Rigaud et Jan Saugrain, 1557, in-16), 9 ; — Recueil et Eslite de plusieurs belles Chansons (Anvers, 1576, in-12), 36 a. Cette pièce, qui commence ainsi :
Amour avecques Psiches, Qu'il tenoit a sa plaisance...
était devenue populaire ; Du Bellay (éd. Marty-Laveaux, I, 39) la range parmi les « ouvraiges les mieux dignes d'estre nommez chansons vulgaires qu'odes ou vers lyriques. »
La reliure de ce volume est une des plus importantes que Trautz ait exécutées ; il en a composé le dessin de manière à former le pendant de la reliure qui recouvre les Œuvres de Louise Labé, décrites dans la notice Rothschild 638.
Ajout ou correction publié dans le Tome 5 du Catalogue des livres de la bibliothèque de M. le baron James de Rothschild (Paris : Damascène Morgand, libraire, 1920) : Rymes de Pernette Du Guillet, 1545. Lire p. 450, avant-dernier alinéa de la note :
Les initiales D. V. Z. paraissent signifier : D'un vray zele, devise de JEAN DE VAUZELLES.
Initiales : D. V. Z. = D'un vray zele, devise de Jean de Vauzelles (1545)
Initiales : J. D. V. = Jean de Vauzelles épitaphe de Pernette Du Guillet (1545)
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