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Biblissima+ Identifier: https://data.biblissima.fr/entity/Q344488
Data Source: BnF Archives et manuscrits
Le titre, imprimé en rouge et en noir, est entouré d'un encadrement formé de quatre bordures.
Au v° du titre est un bois, occupant toute la page, qui représente le palais.
Le f. a ij contient L'Ordre que l'autheur tient au present livre.
Au f. a iij est une épître à la reine de Navarre, suivie d'un Couplet dialogué par lequel Honnesteté enhorte l'autheur escripre des dames. Ce couplet, en 11 vers, commence ainsi :
Honnesteté, la vertu venerable, Ung de ces jours me dit : « Amy, entens... »
Il contient en acrostiche le nom de HUGUES SALEL, et il est signé de la devise : Honneur me guyde.
Le f. a iiij et le f. a v r° contiennent Les Noms des autheurs desquelz les histoires du present livre ont esté pour la pluspart tirees.
Le poème commence ainsi (fol. a v v°) :
Peu de jours a, estant pensif et quoy, Ung peu a part, en repoz taciturne...
Jehan Du Pré résume ensuite l'histoire de toutes les femmes célèbres à un titre quelconque dans la fable ou dans l'histoire. Le passage le plus intéressant est celui qu'il consacre à Jehanne la Pucelle (fol. c iij-c iiij r°). Le poème se termine au f. m vj r° ; il est orné de 12 jolis bois se rapportant au sujet.
Au f. m vj v° commence un second poème intitulé Le Jardin, lequel fait suite au Palais.
Un grand bois, qui occupe le r° du f. m vij, fait connaître la disposition du jardin. Le poète débute ainsi :
Quel bon chemin, quelle parfaicte sente Pourray choisir, qui me soit adressante ?...
Jehan Du Pré a fait entrer dans son ouvrage divers rondeaux et ballades, qui sont de simples exercices de rhétorique. Le morceau principal est un éloge de Louise de Savoie, de la reine de Navarre et de la reine Eléonore qui occupe les f. p i-p v r°. A la fin (fol. p v v°) est un Huytain de l'autheur contre mesdisant, puis vient une petite pièce qui est curieuse pour l'histoire de la versification :
Dizain par lequel l'autheur s'excuse de ce que n'a tousjours observee la sinalephe es couppes feminines. En plusieurs lieux la couppe feminime Ay observee en la sinalimphant, Autres foys non. Françoys plains de doctrine L'ont en hault pris, Tholouse la defend, Disant raison que sinalephe offend Le son du vers, veu qu'il fault que on repouse Sur le meillieu, or ce ressemble prose Quant en la couppe on mange la voyelle. Soubz le vouloir de tous deux me dispose ; A tous adhere, et ne veulx point querelle.
En parlant de Toulouse, le poète fait ici allusion à l'art de rhétorique de Gratien Du Pont.
Au r° du f. p vj est répété le bois du f. m vij ; le v° en est blanc.
La devise de Hugues Salel (Honneur me guyde. LELAS) est répétée à la fin de chaque chambre du Palais et à la fin du Jardin. On doit penser que le volume a été imprimé par les soins de Salel. Celui-ci y a joint la pièce suivante, qui occupe les 10 f. du dernier cahier, sign. q :
Dialogue || nõ moĩs || vtile que || delecta- || ble : Au- || quel sont || introduitz les dieux Iupi || ter et Cupido disputans || de leurs puissances : et par || fin vng Antidote et reme- || de pour obuier aux dan- || giers amoureux.
Ce titre, entouré de quatre bordures qui forment encadrement, est orné en outre d'une grande initiale au centre de laquelle est placé un roi, et d'un bois tiré d'un livre d'heures.
Au v° du f. q i est un grand bois qui représente Salel rêvant à Jupiter et à Cupidon.
Les f. q ij-q iij r° contiennent une épître en prose adressée « A tresnoble et treshonoré seigneur, messire Brandelis de Gironde, homme d'armes de la compaignie de monseigneur le grant escuyer », par HUGUES SALEL, de Casalz en Quercy, épître datée de Lyon, le 24 août 1534, et signée : Honneur me guyde. SALEL, puis un Rondeau enigmatique de la maison de Montclera en Quercy, blasonnant les armes de ladicte maison.
Le Dialogue commence au f. q iij v° :
Pour effacer le soucy et le dueil De mon las cueur, ja noircy de tristesse...
Au r° du f. q x est le registre des signatures.
Le v° de ce même f. est blanc.
D'après le Catalogue des livres de M. Ch. Fairfax Murray, 1909 (n° 134), le volume a été imprimé par Claude Carcand, veuve de Claude Nourry, dit le Prince.
Devises et anagrammes : Honneur me guyde, Hugues Salel
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