Angoulême. Chapitre cathédral, Monogramme de la façade (CIFM III, Charente, 8)

Digitisations

IIIF Manifest

Contents

Data Source: Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription — Monogramme.

    Lieu de conservation — Façade, partie supérieure, écoinçon entre les deux grandes arcatures de droite.

    TranscriptionMonogramme de la façade.

    Monogramme de la façade.

    Commentaire historique et datation — Cette inscription a donné lieu à plusieurs commentaires dont aucun n'est satisfaisant. En 1900 J. George distinguait dans ce monogramme les lettres suivantes : un T central auquel est accolé peut-être un E, ou un B ou un C ou un G. À gauche sous le T un gamma retourné qui pourrait également avoir la signification d'une équerre. En ce dernier cas le monogramme désignerait un architecte de la cathédrale[*].

    En 1919 F. de Mély s'appuie sur cette supposition et identifie le monogramme ; il y voit la signature de l'architecte ITIVS, qui pour lui serait Itier Archambault[*].

    L'année suivante J. George et A. Guérin-Boutaud réfutent cette identification, tout en admettant que le monogramme pourrait s'appliquer à un autre Itier, architecte[*].

    Enfin, en 1928, ces mêmes auteurs reviennent sur leur dernière déclaration et s'en tiennent à l'hypothèse émise par George en 1900[*]. Toutefois, on compte toujours des partisans de l'interprétation donnée par F. de Mély.

    Il est cependant bien difficile de retrouver dans ces signes des lettres permettant de former le nom Iterius. Si le T central ne fait aucun doute, la lettre qui le suit, déjà moins évidente, pourrait être un G. La difficulté majeure réside dans le premier signe pour lequel plusieurs hypothèses sont permises. S'il s'agit d'une lettre il est peu probable qu'il faille lire un I, bien qu'un ductus voisin se rencontre dans le mot januarius, sur le portail de Fenioux. On peut en tout cas se demander ce que viendrait faire un gamma retourné dans ce monogramme. Une étude récente sur les instruments des architectes pourrait renforcer l'hypothèse de George qui rapproche ce signe d'une équerre. En effet, la branche supérieure de ce signe s'évase vers la gauche et l'angle intérieur formé par les deux branches n'est pas droit, contrairement à l'angle extérieur, conformément aux représentations figurées de ces instruments[*]. Il ne nous semble possible ni de se rallier à l'une ou l'autre de ces hypothèses, ni de présenter une quelconque proposition de résolution[*].

Bibliography

These bibliographical references have been processed and may include links to online versions.

Data sources