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IIIF Manifest
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Data Source: FranceArchives
Description(s) : (Liasse). 6 pièces parchemin, 8 pièces papier, 6 sceaux. — Lettre de Pierre [Aycelin de Montaigu], cardinal-prêtre de Saint-Marc, pénitencier du Saint-Siège, déléguant à l’abbé d’Autrey, le pouvoir d’absoudre, après qu’ils auront fait une pénitence suffisante, les moines et convers de l’abbaye d’Etival qui ont été excommuniés, suspendus ou interdits à la suite de manquements graves : violences, jeux interdits, vie déréglée, oubli des devoirs religieux (Avignon, 1387, 26 mai). Original parchemin autrefois scellé d’un sceau de cire rouge sur cordelettes de chanvre. — Réunion capitulaire, par devant l’abbé de Flabémont, Antoine Mignet, et après la mort de l’abbé d’Etival Jean Feal , où les moines présents, assemblés pour l’élection de l’abbé, promettent solennellement, s’ils sont élus, de donner à leurs frères, pure et sans eau, leur ration de vin de Wimbach. Dans l’assemblée se trouvait Didier Banviet qui fut élu abbé le jour même (1516, 16 novembre). — Confirmation par Mathieu Pierson, abbé de Salival, vicaire général dans la circarie de Lorraine et Allemagne, d’une donation faite à ses religieux par l’abbé défunt Jean de Maizières. Avant lui, à la mort d’un religieux bénéficié, les biens de ce dernier revenaient à l’abbé qui était chargé de payer les dettes du défunt. Jean de Maizières, en vue d’augmenter le revenu de la communauté, avait décidé que la succession des défunts écherrait par moitié à l’abbé et par moitié aux religieux. Il y avait mis la condition que, de son vivant, les dits relgieux seraient tenus de dire tous les jours après la grand’messe, un De profundis devant le crucifix avec la collecte Deus venit largitor, et qu’après sa mort, ils chanteraient le même psaume avec la collecte Inclina, pour le salut de son âme, devant la croix qui est près du grand autel. L’abbé actuel d’Etival, Antoine Doridant, a confirmé cette donation ; l’abbé de Salival qui estime qu’elle n’est pas contraire à la règle la confirme également (1591, 30 août). Original parchemin, scellé d’un sceau papier sur double queue. — Lettre de confraternité (seu charitatis societas) des trois abbayes de Moyenmoutier, Senones et Etival (1594, 13 octobre). Original parchemin (deux expéditons authentiques, l’une pour l’abbé d’Etival, l’autre pour le chapitre) scellé de six sceaux de cire ; de gauche à droite : Eric de Lorraine, évêque de Verdun, abbé de Moyenmoutier ; abbaye de Moyenmoutier ; Jean Lignarius, abbé de Senones ; Antoine Doridant, abbé d’Etival ; abbaye d’Etival). — Diplôme de docteur en philosophie de l’université de Pont-à-Mousson délivré au R.P. Fournier, de Saint-Dié, religieux d’Etival (1608, 28 juillet). Original parchemin scellé du sceau de l’Université de Pont-à-Mousson. — Admission, comme religieux, à l’abbaye d’Etival de Jehan Cowe de Veil, de Villey devant Lunéville (1510, 19 août). Original parchemin. — Requête au duc de Lorraine présentée par Demenge Roussel, natif de Bouzemont, ancien garde dans une compagnie de S.A., estropié par un accident. Il demande au duc de vouloir bien le mettre dans quelque abbaye ou autre lieu «pour avoir comodité de substanté le reste de ses jours». Il ajoute qu’en revenant vers Bouzemont, de Plombières, où il était allé pour tâcher de récupérer sa santé, il est tombé dans «une party de Luxembourg comandé par un nommé Petit Claude» où on lui a pris son cheval et tout ce qu’il avait. Renvoi de la précédente requête par César d’Hoffelize à l’abbé d’Etival, afin que le suppliant soit reçu comme oblat dans son abbaye (Epinal, 1661, 25 septembre). — Lettre de F. Hylarion Rampant, abbé d’Etival, exposant que l’abbaye d’Etival, sous la sauvegarde de S.A. Sérénissime, est exempte d’oblats ; elle paye pour cette exemption 30 resaux de grains, mesure de Saint-Dié ; de plus, l’abbaye ne peut nourrir plus de cinq religieux qui font le service et desservent les cures. L’abbaye a en effet été brûlée il y a quinze ou seize ans par les soldats du comte Widisthen, capitaine au régiment de Roubel (?) ; le tiers du dortoir, les chambres de l’abbé, les «enfermeries» et cuisine des religieux et la plus grande partie des étables sont détruits et n’ont pu jusqu’alors être reconstruits. L’abbé a prié le dit Roussel de se pourvoir ailleurs, et lui a promis «attendu qu’il scait lire et escrire» de faire le nécessaire pour qu’il soit reçu en la basse paroisse d’Etival en qualité de maître d’école (1661, Etival, 1er octobre). De la main de l’abbé. — Transaction intervenue entre Toussaint Cachet, envoyé à l’abbaye d’Etival comme moine lay, et F. Siméon, abbé d’Etival. Cachet a émis le désir d’aller à Nancy, habiter avec sa femme, et a demandé à l’abbé de lui consentir sa subsistance en argent, ce qui lui a été accordé (1699, 16 mars). — Lettre de confraternité entre les abbayes de Beaupré et d’Etival (1725, 22 septembre). — «Etiquette des faits sur lesquels doivent être interrogés les témoins administrés au R.P. Prieur d’Estival par le promoteur commis soussigné, dans l’affaire de frère Jean Dieppe, fugitif de la même abbaye» (1746). «Mémoire pour le révérend père prieur d’Etival». Mémoire non daté et sans nom d’auteur, renfermant un très grand nombre d’observations et de conseils sur la gestion de la maison. Nous y avons surtout relevé au début, des notes intéressantes sur la bibliothèque. Le mémoire a été écrit au moment des souscriptions à l’ouvrage de Moreri dont le dernier tome est encore à publier. Il y est deux fois question du graveur de Saint-Urbain : «M. de Saint-Urbain a emprunté de nous un petit folio qui a pour titre : Evardi genealogia Hasbsburgo-Austriaca ; c’est un livre rare et il faudra le redemander», et plus loin : «Il faudra faire revenir de chez M de Saint-Urbain Mathieu II et François III heureusement régnant, pour compléter la belle suite de nos ducs». Ce passage date le mémoire de la première moitié du XVIIIe siècle . Nous y relevons encore ces conseils «Conservez vous-même bien exactement la clef du médailler et ne la confiez jamais à personne à moins que vous ne soyiez présent ; et quand vous montrerez les médailles à quelques curieux, veillez sur les doigts ; vous en avez plusieurs petites, qui ne paraissent rien, et qui cependant sont de grand prix. Je vous avertis, que la manie des curieux en ce genre est de voler, quand ils croyent le pouvoir faire sans être aperçus».
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