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Data Source: BnF Archives et manuscrits
Ce recueil a été rassemblé très probablement par Étienne Baluze (1630-1718) à la fin XVIIe siècle. La première unité (f. 1-8) faisait à l’origine partie du ms. Latin 4954, appartenant à Jacques-Auguste de Thou (1553-1617) et ensuite à Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), dont Baluze était bibliothécaire depuis 1667. Le ms. Latin 4954 porte une reliure en parchemin du XVIIe siècle, et c’est probablement dans cet état qu’il est entré, en 1680, dans la bibliothèque de Colbert avec le reste de la collection de Thou. Le premier cahier du Latin 4955 provient donc de la collection de Thou, mais il a été rassemblé avec d’autres cahiers de provenances différentes : cela nous est confirmé par la neuvième unité (f. 92-95), qui faisait partie à l’origine du ms. Latin 4934, manuscrit appartenu à Étienne Baluze. Il semble que ce dernier ait composé des manuscrits à partir de cahiers isolés non reliés, selon un critère qui nous échappe. Le volume ainsi arrangé a été enfin relié et entra dans la bibliothèque colbertine sous la cote 2578 (cf. la cote ancienne au f. 1r et la reliure aux armes de Colbert). La collection de Colbert fut acquise en 1732 par la bibliothèque du roi (cf. cote ancienne « Regius 5264(3) » sur le f. 1r).Les douze unités codicologiques sont d’origine et datation diverses (cf. le détail de chaque unité). Il convient de noter certaines particularités qui pourraient aider à éclaircir la provenance et les circonstances dans lesquelles le manuscrit a été composé : a) La première unité (f. 1-8) provient, comme déjà dit, du ms. Latin 4954, dont elle formait le premier cahier ; b) Pour la deuxième (f. 9-16), d’origine italienne, la liste des œuvres qui à l’origine faisaient partie du volume, ainsi que la foliotation précédente, indiquent qu’il s’agit du dernier cahier d’un manuscrit dont on n’a pas retrouvé, à l’heure actuelle, la partie principale ; c) D’après les signatures des cahiers (XXI-XXIII) de la cinquième unité (f. 30-53), il s’agit de la dernière section d’un manuscrit qui devait contenir d’autres ouvrages ; d) La neuvième unité (f. 92-95) faisait partie en origine du ms. Latin 4934 (provenance Baluze), et devrait s’intercaler entre les f. 146 et 147 de ce dernier (cf. note au f. 92r et également note, de la même main, dans le Latin 4934, f. 146v). Le ms. a vraisemblablement été copié à Angers (cf. Thomas Duffus Hardy, Descriptive Catalogue of Materials relating to the History of Great Britain and Ireland, II, London, 1865, n° 381) ; e) La dixième unité (f. 96-103) a été copiée à Saint-Aubin d’Angers, comme on peut le déduire depuis le contenu qui présente, entre d’autres textes, un passage de la Chronique de ce monastère.
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