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Description(s) : (Liasse) . 10 pièces parchemin, 19 pièces papier, 1 plan, 5 sceaux. —Charte du duc Thiébaut par laquelle il octroie aux religieux de Flabémont «plenier usage et franc » dans tous ses bois de la châtellenie, de la justice de la seigneurie de Darney, pour la construction et l’entretien des maisons, fours, moulins, chars, chariots et charrues de leurs domaines de Hadonville, Ovillet et Bosteinrui, qui sont de la garde du duc, comme l’ont reconnu l’abbé et le couvent. Le duc déclare que ni lui ni ses successeurs seigneurs de Darney ne mettront jamais obstacle à cet usage ; les religieux devront toutefois prévenir les forestiers de ces bois. Cette concession, ajoute Thiébaut, a été faite «de bone volunte, de certene science et en descharjant nostre arme et leiz armes de nous ancessors signours de Darnei », par la teneur d’une lettre qu’il a vu et lue, octroyée à l’abbaye par Aubert, seigneur de Darney, et qui était scellée du sceau de Pierre, évêque de Toul (1308, février). Vidimus par la cour de Mirecourt du mardi après la Saint-Valentin 1308. — Adjudication d’une coupe dans le bois de la Haute Vendue, ban d’Ovillet (1629, 15 octobre). Original parchemin et copie du XVIIIe siècle. — Adjucation de bois dans le ban d’Ovillet et dans le Plancenois (1724-1725). — Procès-verbaux de visite, reconnaissance, apentage et abornement des bois du ban d’Ovillet (1629-1784). — Délit de coupe et d’arrachement commis par un laboureur d’Auzainvillers dans le bois de la Haute Vendue (1631). — Ordre donné par Edouard, comte de Bar, à son sénéchal de la Mothe et à Milet Jaidis, prévôt de La Marche, d’enquêter sur les droits de l’abbé de Flabémont sur un bois « contentieux » entre les habitants de La Vacheresse et de La Rouillie d’une part, et ceux de Crainvillers (Saint-Thiébaut, 1332, vendredi avant la Division des Apôtres). Original parchemin. — Lettres d’accompagnement des bois de Boëne entre Richard, abbé de Flabémont, et son couvent, d’une part, et Henri, comte de Bar, d’autre part. Le comte et ses hoirs auront la haute justice de ce bois ; les revenus de la haute justice seront partagés par moitié entre les parties, ainsi que les autres profits, émoluments, fruits et issues du bois. Le forestier chargé de la garde du bois commun sera choisi par l’abbaye mais prêtera serment à celle-ci et au prévôt de La Marche ; les gages qu’il saisira sur les mésusants devront être déposés en la frange de Boëne, où aucune décision ne sera prise à leur sujet que du consentement des deux parties ; celles-ci payeront chacune la moitié du salaire du forestier. La grange, ses maisons, ses terres et toutes ses dépendances demeurent la propriété de l’abbaye, sans partage, et celle-ci se réserve le droit de défricher vingt arpents de bois pour les transformer en champs ou en près, et conserve tous usages dans le bois commun, tant de marronage que de pâturage de toutes sortes pour leurs bêtes grosses et menues, en se conformant toutefois à la coutume du pays en ce qui concerne les taillis, et en payant au comte la moitié du dommage qui aurait pu être commis dans les dits taillis par le bétail. L’abbaye se réserve encore la chasse en tout temps et de toutes manières, soit en « faisant hayes oudosselz pour panre bestes » ou autrement. Les parties ne pourront vendre, échanger, aliéner ni approprier aucune partie du bois sans un mutuel consentement ; une augmentation de propriété ne pourra modifier en rien les conditions de l’accompagnement (1337, samedi avant l’Ascension). Le comte de Bar s’engage à observer et à faire observer les conventions (1337, samedi veille de la Pentecôte). Ces deux actes sont vidimés par les gardes du scel de la prévôté de la Marche le jeudi après la Toussaint 1337). Copie du XVIIe siècle de la pièce précédente non vidimée. — Abornement du bois de Boëne à la suite d’un procès entre l’abbaye et les habitants de La Rouillie et de La Vacheresse. Dans cette pièce sont transcrits : 1° une lettre d’Henri, comte de Bar, adressée à Milet, bailli de Bassigny, le dimanche après la Toussaint 1340, ordonnant, à la requête de l’abbé et du couvent, de faire aborner le bois de Boëne ; 2° une lettre des Jours de Saint-Mihiel du dimanche après la Saint-André 1339 reproduisant une charte du même comte Henri du mercredi avant Saint-Georges 1339 maintenant l’abbaye dans la propriété du bois de Boëne ; des bornes supplémentaire furent plantées entre les anciennes qui étaient trop éloignées les unes des autres. L’opération eut lieu en présence du bailli, de Jehan, dit Loigeret, prévôt de Notre-Dame de la Mothe, Girardon de la Mothe, châtelain de Conflans, Paillardei, mayeur de la Mothe, Perrenet de la Porte de Bourmont, lieutenant du sénéchal, Joffroi de Branville, écuyer, Bertremin de Sauville (Soyville), écuyer, Auberton, mayeur, et plusieurs habitants de Sauville, Jacquemin, mayeur de la seigneurie de Bulgnéville, Ascelin le Bouguerel, mayeur, et des habitants de Rocourt, Vuillaume Berthe, lieutenant du prévôt de la Marche, Jehan de Tollaincourt, clerc juré dudit lieu, et plusieurs habitants de la Marche, Habert, panetier du comte de Bar, Jehan Rougier, son valet, et plusieurs autres. Le procureur du comte, Jehan de Chatillon, donna son assentiment. Plusieurs arbalétriers de la Mothe assistèrent également à l’opération (1340, jeudi après l’Annonciation). Original parchemin. — Charte de Humbert, sire de Bulgnéville, par laquelle, après avoir reconnu qu’en raison des droits qu’il possédait sur le bois dit de Boëne (Boinnes), il a longtemps « empesch es dis boix » les religieux de Flabémont, il abandonne à ceux-ci tous ces droits (1363, vendredi après la Saint- André). Original parchemin autrefois scellé du sceau d’Humbert. — Sentence arbitrale rendue à la suite d’un procès entre le comte de Bar, les religieux de Flabémont, d’une part, au sujet de l’abornement du bois de Boëne (Boyennes). Cette pièce comprend une lettre de Robert, duc de Bar, marquis du Pont, qui fait connaître que dans la chapelle de son château de La Marche, les parties ont désigné comme arbitres et commissaires Girart de Seroncourt, bailli de Bassigny, et Rolin de Lucey, secrétaire du duc (1374, 1er mars) ; une lettre de Huguenin Noise, prévôt de La Marche, qui déclare que dansune réunion capitulaire au monastère de Flabémont, l’abbé Hugue de Fouchécourt et les religieux présents ont promis de se soumettre aux décisions des arbitres (1374, 4 mars) ; une promesse analogue des habitants de La Rouillie et La Vacheresse, convoqués dans le cimetière de l’église paroissiale de La Rouillie (1374, 5 mars) ; enfin l’abornement lui-même (1374, 13 mars ; à cette sentence est attachée une lettre de Robert, duc de Bar et marquis du Pont, approuvant l’abornement (1374, 21 mars). Originaux parchemin, scellés de quatre sceaux. — Acensement par l’abbé Anthoine Miquel et le couvent de Flabémont aux habitants de La Rouillie et La Vacheresse, d’un bois appelé le Bois des Bassieres de Boynnes, sis au ban et finage de Boëne, moyennant un cens annuel de six gros de Bar ; réserve faite pour la justice du bois qui demeure au couvent, et pour la corvée et l’usage dans ce bois du curé de Crainvillers, qui ne sont pas modifiés (1494, 4 juin). Original parchemin. — Accord entre l’abbé Antoine Miquel et Didier Perrin, curé de Saint-Ouen et La Vacheresse, au sujet du rapportage que ce dernier prétendait avoir sur ses paroissiens labourant terres arables au long de la Basse Boëne dite la Charmaille (1507, 25 août). Copie non collationnée. — Sentence du bailliage de Bassigny, annulant et cassant, à la requête de l’abbé Anne de Chastelet, le contrat d’acensement passé aux habitants de La Vacheresse et de la Rouillie par l’abbé Anthoine Miquel, au sujet de la Bassière de la Charmaille (1568, 2 septembre). Original parchemin. — Arrêt des Grands Jours de Saint-Mihiel mettant à néant l’appel interjeté par les habitants de La Vacheresse et de La Rouillie contre la sentence du bailliage de Bassigny, et maintenant cette sentence (1569, 27 octobre). Original parchemin scellé. —Plan des Rapes Oudot, bois appartenant à M. de Mandres et contigu aux bois de Flabémont (XVIIIe siècle).
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