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Data Source: FranceArchives
Description(s) : (Liasse). 14 pièces parchemin —Donation, pour le salut de leurs âmes, au prieuré de Relanges (frère Gaymard était prieur), par Guillaume de Deuilly (de Dauileyo) sa femme Cécile et son fils Pierre, de tout ce qu’ils possèdent à Viviers-les-Provenchères (Viverium prope Provencheres). Cette notification est faite par B, doyen de la chrétienté de Vittel, qui a scellé l’acte (mai 1240). — Donation en aumône au prieuré par Hugue, chevalier, dit de Hernonguile, avec le consentement de sa femme Houdiart, vulgo Perrete, de son fils Renier et de sa femme Amelyne, de tout ce qu’il possédait en hommes, en terres, prés, bois et eaux, à Viviers près Provenchères. L’acte, à sa requête a été scellé par le duc de Lorraine Mathieu II (avril 1242). Original autrefois scellé sur cordelettes. — Notification par Hugo, abbé de Flabémont, de la vente faite au prieuré de Relanges par Jehan dit le Chane, ses neveux Aubert et Létard et Henri de Deuilly, bourgeois, de ce qu’ils possédaient à Viviers, moyennant la somme de huit livres de stéphanois (septembre 1253). — Enquête par l’entremise de Bertran, prieur de «bouc» et de Nichole d’Isches, chanoine de Bar, dans un litige entre le prieur de Relanges et Jofroi de Viviers, au sujet de terres au lieu-dit Breemont. Des témoins déclarèrent que Hue de Herneville , chevalier, avait la moitié de cette terre de Breemont, l’autre moitié étant à Jofroi de Viviers et à Druon, son père. Or le dit Hue de Herneville a donné en aumône au prieuré de Relanges ce qu’il avait à Breemont (mardi avant les Chandelles 1269). — Colin, dit Seneschaus, de La Marche, atteste que Joffroi de Viviers, son gendre, reconnaît tenir du prieur de Relanges tout ce qu’il a à Viviers, en hommes, prés, terres, ban et justice (avril 1272). Original autrefois scellé du sceau de Colin. — Hommage rendu à Estienne, prieur de Relanges, par Joffroi, chevalier de Viviers, fils de feu Froon, chevalier, pour tout ce qu’il possède à Viviers, en hommes, en terres, en prés, en bois et autres, et pour quoi il se reconnaît homme lige du prieur. Il déclare en outre qu’auparavant tous ces biens étaient de son franc alleu, et oblige par le même hommage, sa femme Adeline, son fils Arnoult, ses frères Aubertin et Adam, et ses filles Isabelle, Agnès, Marguerite et Cebille (janvier 1272). Original autrefois scellé des sceaux de la cour de Toul et de l’abbé de Bonfays. — Vente par Alnous de Viviers, écuyer, à dam Gelebert de Belrupt, moine de Relanges, de tout ce qu’il possédait à Viviers et qu’il tenait du prieur en foi et hommage, pour la somme de quinze livres de toulois. Le prieur, Guillaume de Montmartin, déclare que le dit Gelebert tiendra cet héritage sa vie durant, et qu’il donnera chaque année trente sols de petits tournois à ses «compaignons moinnes de Relenges» qui chanteront une messe par semaine pour lui et ses ancêtres (décembre 1314). — Reconnaissance de fief et hommage envers le prieur de Relanges, par Olrions de Vivers-le-Gras, Sebille, sa femme, et leurs enfants, pour tout ce qu’ils possèdent aux ban, finage et paroisse de Viviers (mardi après la Saint Mathieu apôtre 1325). Témoins : Wernier, curé de Viviers-le-Gras et Warin, maire. — Notification par frère Miles, maître de la Trinité de La Marche et curé de ce lieu, et par Varnier, curé de Viviers, de la vente faite par Arnoul, dit «Pyquars» et consorts, de Viviers, à frère Henry de Toul, prieur de Relanges, d’une pièce de vigne, sise à Viviers, moyennant huit livres de petits tournois et un resal de blé. A cette occasion, le prieur décharge les vendeurs de la moitié du cens qu’ils lui payaient antérieurement (Sainte-Lucie 1335). — Plaintes portées par les habitants de Viviers contre le prieur de Relanges Jean de Guichia au chapitre général de Cluny, présidé par Gui, prieur claustral de Cluny, Jean de Nogent, prieur de Nantua, et Jean Bouffard (Buffardi), prieur de Bâle, délégués par l’abbé de Cluny Audrouin. Ces plaintes portaient sur des augmentations considérables des cens et des corvées, contrairement aux coutumes antérieures, sur l’usage dans les bois et les abus qu’y commettait le prieur, ainsi que sur le droit de paisson des porcs. Le prieur ayant nié le bien-fondé de ces plaintes, le chapitre charge le prieur de Froville de rétablir l’entente entre les parties, et s’il n’y parvient pas, de faire une enquête sur les faits allégués, dont il rapportera le résultat au prochain chapitre général, pour en être décidé par l’abbé de Cluny (27 avril 1355). A cette pièce est attachée la délégation donnée par l’abbé de Cluny, aux prieurs de Nantua et de Bâle (8 mars 1354, v. st). — Départ de cour du bailliage de Chaumont (Aymé de Choiseul, seigneur de Montaguillon, chevalier, étant bailli), dans un procès entre le prieur de Relanges Etienne d’Amoncourt, les habitants de Viviers et le procureur du roi, d’une part, et Regnault du Chastelet, seigneur de Deuilly, chevalier, et ses fils Erard et Colard, d’autre part. Malgré la sauvegarde royale sous laquelle le prieur prétendait que se trouvaient le prieuré et ses hommes, les fils de Regnault s’étaient naguère emparés par force de plusieurs hommes de Viviers-le-Gras, de 126 grosses bêtes, de 147 petites et d’autres biens mobiliers. Ils avaient emmené le tout au château de Deuilly, où avaient été emprisonnés les hommes. Ceux-ci avaient été rançonnés à 134 écus. Le prieur réclamait l’annulation de la rançon, la restitution des biens, 400 livres tournois de dommages et intérêts et une amende de 2000 livres tournois. Le seigneur du Châtelet prétendait à l’encontre que Viviers était du duché de Lorraine, hors du royaume de France, et qu’en supposant que le prieuré de Relanges fût sous la sauvegarde royale, et que Viviers appartînt au prieuré, il n’était pas prouvé que cette ville fût aussi sous la même sauvegarde. Au contraire, de toute ancienneté les habitants de Viviers devaient au dit Regnault tous les ans soixante resaux de grains qui n’avaient pas été payés depuis sept ans et que les dits habitants de refusaient à payer. C’est pour cette raison que les fils de Regnault avaient gagé les habitants. D’autre part des sergents royaux s’étaient rendus à Vitry, appartenant au dit sieur du Châtelet, et y avaient pris des hommes, du bétail et des meubles et les avaient menés à Coiffy. Après plusieurs assignations du bailli auxquelles Regnault fit défaut, le dit bailli rendi un jugement en faveur du prieuré, des habitants de Viviers et du procureur du roi : «lesdis demandeurs ont bien et souffisamment prouvé leurs entencions, et yceluy deffendeur avons condemné et condempnons a casser et adnuller les obligacions dessus dites, à délivrer plainnement et sens raençon lesdis corps d’ommes et à rendre et paier ausdis prieur et habitans de Viviers pour leurs perdes, dommaiges et interestz dont cy-dessus est touchié la somme de sept cens livres tournois…. Et oultre l’avons condempné et condempnons en amende envers le Roy nostre sir que nous avons déclairée et déclairons… à la somme de deux cens livres tournois. Et seront lesdis prieur et habitants premiers paiez que le Roy nostre sire sur les biens dudit deffendeur.......» (20 juin 1412). — Accord entre le prieur Etienne d’Amoncourt et Regnault du Chastelet au sujet de certaines redevances que ce dernier exigeait des habitants de Viviers à cause de son château de Deuilly. Le seigneur du Châtelet renonce à ces redevances, moyennant une somme de 140 écus d’or, «au coing le roy de France, pièce pour vingt-deux solz six deniers tournois», que lui paiera le prieur (2 mai 1414). — Quittance de la dite somme délivrée au prieur par le seigneur du Châtelet (30 septembre 1414).
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