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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q106350
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Commence par : "our entierement et a son sauvement contempler la vie, les oeuvres et les parolles de Jhesu Crist [...]". Finit par : "[...] a la purgacion et refrigeracion des saintes ames qui sont es peines de purgatoire. Amen".
Le bâtard de Bourbon meurt en janvier 1487, ce qui nous donne un terminus ante quem.
Réalisé pour l'amiral Louis, bâtard de Bourbon (son portrait au f. 125v du Français 179 : son vêtement et les tissus sont à ses armes, D’azur semé de fleurs de lis d’or, brisé d’un bâton écoté en barre ; il porte le collier de l'ordre de Saint-Michel) ; sa fille, Suzanne de Bourbon, comtesse de Roussillon et de Ligny ; son beau-fils Philippe de Boulainvilliers, fils de Charles de Boulainvilliers (époux de Suzanne en secondes noces) et de Catherine Havart. Les armes de Philippe (avec sa devise) sont peintes au frontispice des trois volumes : Ecartelé, aux 1 et 4, d'argent à trois fasces de gueules, qui est Boulainvilliers, et aux 2 et 3, d'azur à une fasce d'or, qui est de Fauquemberg, sur le tout d'argent à trois fasces d'azur à la bordure de gueules, qui est Dammartin. Philippe de Boulainvilliers était comte de Boulainvilliers et comte de Fauquemberg, et après son mariage en 1516 avec Françoise d'Anjou, comte de Dammartin. Les armes, sommées d'un heaume à lambrequins, sont portées par deux femmes. Des devises sont inscrites sur des phylactères : "Changer ne veulx" et "La fin fera le compte". Etant donné le parcours ultérieur du manuscrit, ces armes ne peuvent être celles du fils de Philippe de Boulainvilliers, Philippe II de Boulainvilliers (C. Deschamps, 2014, date ces armes entre 1547 et 1554) ;Les trois volumes portent un numéro au contreplat supérieur ("188") qui correspond à la bibliothèque personnelle de François Ier. Leur entrée dans les collections royales pourrait s'expliquer par leur présence (sans que l'on sache comment ils y sont parvenus) dans la librairie ducale de Moulins. On a en effet proposé de les reconnaître dans deux item de son inventaire dressé en 1523 (n° 21-22 : "le premier vollume de la Vie Nostre Seigneur" et "le second vollume de la Vie Nostre Seigneur", cf. BnF, Mss., Dupuy 488, f. 211). Le troisième volume n'est cependant pas mentionné (un oubli ?), sachant que les trois frontispices rajoutés vers 1516 démontrent qu'à l'époque la série était bien constituée de trois volumes et non de deux, dont le second aurait été scindé en deux par la suite.Les trois volumes auraient fait partie des livres saisis à Moulins par le pouvoir royal, probablement au profit de Louise de Savoie, duchesse de Bourbon depuis octobre 1522, puis seraient passés à son fils François Ier ;librairie royale de Fontainebleau ; ancien fonds royal (Inv. fin XVIe siècle, nos 1615, 1614 et 1612 "Premier volume de la Vie de Nostre Seigneur", "Le 2e volume de la Vie de Nostre Seigneur", "Le 3e volume de la Vie de Nostre Seigneur").
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