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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q337484
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Le r° du 1er f. ne contient que les deux lignes de l'intitulé. — Au v° est un grand bois qui représente l'acteur endormi sous un arbre, et, près de lui, une dame se passant une épée au travers du corps.
L'édition est ornée d'un grand nombre de figures et d'initiales gravées sur bois.
Cet exemplaire appartient au second tirage de l'édition. La faute Genealogie des Dieux, qu'on remarque sur les exemplaires de premier tirage, a été corrigée. Le cahier a, qui était primitivement de 8 f., a été réimprimé en caractères plus petits, à 54 lignes à la page, en sorte qu'il ne se compose plus que de 6 f. Les notes marginales y sont en lettres rondes, au lieu d'être en lettres de forme comme dans le reste du volume. Pour gagner de la place, l'imprimeur a placé au v° même du titre le grand bois décrit ci-dessus, tandis que cette figure se trouvait d'abord au v° du second f. De plus, le cahier a, qui contenait d'abord 6 petits bois, n'en contient plus qu'un seul.
Par suite de ce remaniement, le numérotage des f. saute de iiij (lis. vj) à ix. Les f. X et XV (bij-bvij), lviij et lxiij (hij-hvij), lx et lxj (hiiij-hv) ont été également réimprimés en caractères plus fins, et les bois offrent des différences.
Les mêmes particularités se remarquent dans le bel exemplaire de Guyon de Sardière conservé à la Bibliothèque nationale sous la cote Y 24. 1. Rés. Elles ne se présentent pas au contraire dans un autre exemplaire que possède le même établissement.
Le texte des f. réimprimés est le même que celui des f. primitifs. Peut-être le remaniement que nous signalons doit-il être expliqué par le désordre survenu dans l'officine de Verard lors de la chûte du pont Notre-Dame, en 1499. Il n'est pas sans exemple du reste. M. Brunet (I, 1869) relève un remaniement analogue dans un exemplaire des Chroniques de France, imprimées par Jehan Maurand pour Ant. Verard en 1493.
Le traité original de Boccace est écrit en latin : Genealogia deorum gentilium. La plus ancienne édition du texte latin est celle de Venise, par Windelin de Spire, 1472, in-fol. Le traducteur français, qui n'est nommé nulle part, est probablement Laurent de Premierfait, à qui l'on doit la traduction de plusieurs autres ouvrages de Boccace. En tout cas, malgré certains rajeunissements, la langue est celle de la fin du XIVe siècle ou du commencement du XVe.
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