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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Au v° du titre est un Extraict du privilège accordé pour un an à Estienne Perlin, « estudiant en l'université de Paris », le 27 mai 1558.
Les f. 2 et 3 sont occupés par une épître « A treshaulte et magnanime princesse, madame, madame Marguerite, duchesse de Berri, seur unique du tresnoble roy de France, Henry de Valloys, futur monarque et empereur de tout le monde ». Dans cette épître Perlin raconte que, étant à Villers-Cotterets le 3 mai précédent, il a fait agréer au roi la dédicace d'un « œuvre en latin, d'un hault stille et d'un labeur non pareil, traictant du corps humain et de plusieurs sortes de maladies », et qu'il a obtenu un privilège pour l'impression de ce livre. Il s'adresse maintenant à la princesse qu'il sait être « amatrice des lettres et des hommes doctes ».
Perlin avait passé un certain temps en Angleterre et en Écosse et il a la prétention de raconter ce qu'il a vu ; aussi sa Description contient-elle divers passages curieux. Il semble, par contre, n'avoir fait aucune étude de la langue anglaise ; les quelques mots qu'il en cite sont absolument inintelligibles. « Si un Anglois vous veult traiter », raconte-t-il (fol. 19 v°), « vous dira en son langage : Vis dring a quarta rim oim gasquim, oim hespaignol, oim malvoysi, c'est-à-dire : Veulx tu venir boire une quarte de vin de Gascongne, une autre d'Espaigne et une autre de Malvoisie. »
La description de l'Écosse est plus intéressante que celle de l'Angleterre et Perlin s'étend un peu plus sur un pays que les Français étaient désireux de connaître depuis le mariage du dauphin avec Marie Stuart. Il fait un grand éloge des Écossais, de leur fidélité et de leur application au travail. Il convient cependant qu'ils sont moins riches que les Anglais. Leur capitale, dit-il (fol. 30), « est grande comme Pontoyse, et non poinct d'avantage, à raison aussi que autresfois a esté bruslée des Anglois. »
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