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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Au titre et au recto du dernier f., de curieuses figures en bois extraites de quelque livret gothique de la première moitié du XVIe siècle.
Cette Complainte contient le même récit que l'Exemplaire Punition du violement et assassinat commis par François de La Motte, que M. Fournier a réimprimée dans ses Variétés hist. et litt. (III, 229-239), mais la date du supplice diffère dans les deux relations. La Punition porte le 5 décembre 1607, notre Complainte dit le 15 janvier 1608.
On lit dans le Journal de L'Estoille, à la date du mois de septembre 1607 : « Un capitaine de la garnison de Metz fut mis, en ce mois, prisonnier à la Conciergerie, pour avoir violé une fille de ladite ville ; lequel, après l'avoir tuée l'auroit coupée par quartiers et mise dans une malle, puis jettée dans la riviére de Moselle, où on auroit pesché ladite malle et trouvé dedans par piéces ceste pauvre creature. Le roy en trouva l'acte si meschant et barbare que M. d'Esparnon, qui aimoit ce capitaine, en voulant toucher quelque mot à sa majesté comme pour sonder s'il n'y auroit point quelque lieu de grace, se mist en colére contre ledit d'Esparnon et le renvoia fort rudement.» Mémoires-Journal de Pierre de L'Estoile (Paris, 1875-1882, in-8),-VIII, 345.
On trouve dans le Rozier des chansons nouvelles (Lyon, Jonas Gautherin, 1609, in-16, p. 33), une pièce relative au même criminel : Chanson nouvelle sur les regrets du baron de La Motte, capitaine de cinquante hommes d'armes et gouverneur pour le Roy à Mets, lequel a esté executé à Paris, à la Croix du Tiroir, pour avoir ravy et pris à force une fille en ladite ville, et la fit mourir cruellement ; sur le chant : Or, oyez, filles, etc. :
O douleurs, ô coups pervers, O tardive repentence....
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