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Source des données : BnF Archives et manuscrits
M. de La Borderie (L'Imprimerie en Bretagne au XVe siècle, publiée par la Société des bibliophiles bretons ; Nantes, 1878, in-4, 45), a donné quelques extraits de cet ouvrage, qu'il est tenté, nous ne savons pour quelle raison, d'attribuer au célèbre prédicateur breton Olivier Maillard. L'original latin, dont les éditions ont été multipliées dès les premiers temps de l'imprimerie (voy. Hain, Repertorium, n°s 14899-14910), a été composé au XVe siècle par DENIS DE LEUW, dit RICKEL (cf. Campbell, Annales de la Typographie néerlandaise au XVe siècle, n° 391).
A la suite du Miroir, on trouve ici une ballade qui commence ainsi :
Vous qui mirés par orgueil vostre face Pour regarder le corps et la vesture....
et dont le refrain est :
C'est le Miroir de l'ame pecheresse.
Après cette ballade, vient une Declaration des Chapitres de ce livre, pièce en vers qui donne en acrostiche les noms de : ANTHOINE CAILLAUT (1er chap.), LOI[S] MARTINEAU (2e chap.), HECTOR DES CHAMDS [sic] (3e et 4e chap.), PHILIPPE PIGOUCHET (5e et 6e chap.), BELART (7e chap.). Trois de ces personnages sont connus pour avoir exercé l'imprimerie ou la librairie à Paris : Caillaut, Martineau et Pigouchet.
Anthoine Caillaut, cité par Lottin, sous la date de 1483, a imprimé plusieurs fois le Speculum animae peccatricis, tant en français qu'en latin, et notre édition même paraît avoir été exécutée par lui. Une édition latine, suivie de trois traités traduits en français par Jehan de Castel, se termine par ces mots : exaratum per Antonium Callyaut (Cat. Chédeau, 1865, n° 434 ; Cat. Paradis, 1879, n° 207] L'édition française en 40 f. décrite par M. Brunet (III, 1751), et dont la marque n'a pu être identifiée ni par l'auteur du Manuel ni par M. Silvestre (n° 253), sort également des presses de Caillaut. La marque se retrouve à la fin d'une édition de l'Ars moriendi signée de cet imprimeur (Biblioth. nat., D 6806 A, Rés.).
Caillaut paraît avoir eu pour associé Loys Martineau ; leurs deux noms sont réunis dans la souscription d'une édition des Sermones de Adventu d'Olivier Maillard (Brunet, III, 1316).
Philippe Pigouchet, qui, d'après Lottin, exerça de 1489 à 1512, commença en réalité à imprimer en 1487 ou 1488 (Brunet, V, 1574) ; il donna encore en 1526 une édition du Quadragesimale Opus d'Olivier Maillard (Cat. Desbarreaux-Bernard, 2e partie, n° 33).
Nous ne savons rien sur Hector Des Champs, ni sur Belart.
Notre édition est celle que décrit M. Brunet (III, 1751), sans remarquer qu'elle contient les acrostiches des imprimeurs parisiens.
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