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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Adolescence Clementine. — Le titre est entouré d'un encadrement ; le v° contient les distiques latins de N. BERAULD, de PIERRE BRISSET et de GEOFROY TORY.
Le 2e f. est occupé par L'épître de Clement Marot, laquelle est datée du 12 août 1532.
L'avant-dernier f. contient la Table.
Le dernier f., dont le r° est blanc, porte au v° la marque de Guillaume Boullé, réduction de celle que Silvestre a reproduite sous le n° 489.
Cette édition contient les mêmes pièces que la précédente, c'est-à-dire le Pater et le Credo, le Chant Royal et l'Epitaphe de Marie d'Estissac ; on y a joint de plus : l'Epitaphe du comte de Salles ; la Complaincte de dame Bazoche sur le trespas dudict comte, trois Rondeaux (Au cueur ne peult ung chascun commander ; Juges, prevost, bourgeoys, marchans, commun ; Nostre maistre Geoffroy Brulart) ; Reméde contre la peste ; Rondeau (Qui les besoignes veult bien faire) ; douze sentences en distiques ; De la statue de Venus endormie sur le portal d'ung logis (5 vers) ; Dizain du trop soul et de l'affamé ; Sur : Juppiter ex alto (huitain). Ces pièces, sauf peut-être le Reméde contre la peste, qui est signé du nom de Marot, et les vers sur la statue de Venus, qui se retrouvent dans la Suite de l'Adolescence, sont les « lourderies » que le poète a désavouées dans sa préface du 31 juillet 1538 (Voy. Rothschild 605).
Suite de l'Adolescence. — Le titre est orné du même encadrement que celui de la première partie. Les 7 f. non chiffr. qui suivent contiennent : l'Eglogue... sur le trespas de treshaulte et tresillustre princesse, madame Loyse de Savoye, jadis mére du roy, une Epytaphe (en 4 vers) de ladicte dame, et trois pièces latines en l'honneur de Marot.
Outre cette églogue et ces petites pièces qui ne se trouvent pas dans l'édition originale, Guillaume Boullé a joint au recueil le Dictier presenté a monseigneur de Nasso au retour de France, l'ordonnance de perspective salutaire, racourcie au poinct de Raison, pour bastir en Vertus, le Triolet d'humaine pensée ; un quatrain sur le jambonnier et le charbonnier ; les Morales paradoxes du Lis treschrestien, dictées a son fleuron de tresheureux espoir, monseigneur le dauphin, enfin un huitain. Le Dictier est de JEHAN MOLINET et se retrouve dans ses œuvres (éd. de 1531, fol. 106 a) ; quant aux autres pièces, deux sont signées de la devise d'ANTOINE DU SAIX : Quoy qu'il advienne (voy. Rothschild 515 et 516) ; la dernière est signée de la devise de CLAUDE COLET : Tout pour le mieux (voy. Rothschild 651).
Guillaume Boullé n'a pas réimprimé les pièces qui précèdent les Elegies dans l'édition originale, savoir : le Pater, l'Ave Maria, le Credo, la Benediction devant manger, les Graces pour ung enfant et le VI. Pseaulme de David ; il est vrai que le Pater et le Credo figurent à la fin de l'Adolescence.
La marque du libraire est répétée au v° du dernier f.
Recueil des œuvres de Jehan Marot. — Au v° du titre est placé un avis Aux Lecteurs ainsi conçu : « Nostre poéte Jehan Marot, lecteurs debonnaires, de tant d'oeuvres qu'il a faictes ne recueillit durant ses jours que les choses contenues en ce livret, lesquelles d'avanture après sa mort se trouvérent escriptes de sa main ; et est la cause pourquoy nous appelions cecy son Recueil, car de mille aultres bonnes choses qu'il a faictes n'en daigna retenir un vers. Recepvez hardiment en gré, si peu qu'il y en a, car j'espére, quant l'aurez leu, que non seulement L'extimerez, mais l'aurez en admiration d'avoir tant bien escript sans sçavoir aulcunes lettres, ne grecques ne latines, »
Le volume, orné de 13 petits bois, contient : 1° Le Doctrinal des princesses et nobles dames, faict et deduict en xxiiij rondeaux ; — 2° Epistre des Dames de Paris au roy Françoys, premier de ce nom, estant dela les monts et ayant deffaict les Suisses ; — 3° Epistre des Dames de Paris aux courtisans de France, estans pour lors en Italie ; — 4° Commencement d'une Epistre de Jehan Marot a la royne Clauce (CLÉMENT MAROT nous apprend, dans un sixain qu'il a joint à ce fragment, que la mort empêcha son père de l'achever) ; — 5° La Responce de France et des Estatz aux escripvains sedicieux (cette pièce, imprimée séparément sous le titre suivant : La Deffence contre les Emulateurs, Ennemys et Mesdisans de France ; Consolation et bon Zéle des Trois Estatz, a été reproduite dans le Recueil de Poésies françoises, XII, 238-251, sans que les éditeurs en aient indiqué l'auteur) ; — 6° Chant royal de la Conception nostre Dame ; 7° Chant royal en l'honneur de Jesuchrist ; — 8° Rondeau a ce propos ; — 9° Rondeaux (au nombre de 50).
Le recueil se termine par cinq distiques latins signés A. GAL.
Exemplaire de YEMENIZ (Cat., n° 1709) et de M. A.-F. DIDOT (Cat. 1878, n° 242).
Devises et anagrammes : La mort n'y mort, Clément Marot
Devises et anagrammes : Quoy qu'il advienne, Antoine Du Saix (1532-1537)
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