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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Seconde édition de cette relation.
Jacques Le Sage, parti de Douai le 19 mars 1519 (n. s.), passa par Paris, Lyon, la Savoie, le mont Cenis, visita la Lombardie, Plaisance, Bologne, Florence, Sienne, et entra dans Rome le 26 avril, ne s'étant arrêté qu'une demi-journée à Paris, autant à Lyon et à Florence. Il se rendit ensuite à Lorette, puis gagna Ancone. Là, deux de ses compagnons, Jehan et Jacques Vendezie, le quittèrent ; un troisième, Jehan Du Bos, de Soignies en Hainaut, continua le voyage. Les deux pélerins se rendirent par eau d'Ancone à Venise, où ils s'embarquèrent sur un navire commandé par Giovanni Delfino. Le voyage se fit dans les conditions ordinaires ; mais il fut des plus difficiles au retour. Jacques Le Sage vit mourir en mer, le 19 septembre 1519 le serviteur d'un homme d'église d'Angleterre (fol. P iij), le 20 septembre, Antoine Belua, de Gamaches, et Pierre Dehors, curé de Gisors (fol. P iij v°), le 26 septembre, son ami Jehan Du Bos (fol. P iij v°), le 4 octobre, un pélerin suisse et un cordelier d'Angers appelé Pierre Tarin (fol. Q i r° et v°), le 6 octobre, un pélerin suisse qui faisait le voyage pour la seconde fois (fol. Q i v°). Le Sage rentra dans sa ville de Douai le jour de Noël. Il finit ainsi sa relation :
« Et ainssy croy que ceulx devant penssoient que ne revenroie point ; pour che prenoient ce qu'il povoient. Mais, loés soit Dieu le createur, j'en suis revenus tout dehet. Et pour donner loenge audit createur, aujourd'huy, XIe de juillet quinse cens vingt trois, ayans achevés ce second livre, trœuvé que ay plus de biens temporelz chincquante livre chascun an que n'avoie quant je partis pour aller audit voyage.
« Et pourtant l'ayde de Dieu est grande, dont luy prie qu'y nous donne a chascun sa grace et paradis en la fin. Amen.
« Che present livre a faict Jacque Le Faige [sic], Lequel est bien sarpilit de languaige, Grant crocheteur de boutelles et (de) flacquon. Je pry a Dieu qu'y luy fache pardon. Amen. »
Röhricht, n° 608.
Exemplaire du COMTE DE LIGNEROLLES (Cat., 1894, n° 2192).
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