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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q337349
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Tome premier : xliv-358 p. et 1 f. blanc, plus un portrait de Cervantes et 6 figg. — Tome second : 2 f. et 396 p., plus 7 figg.
Ces deux volumes complètent l'Histoire de Don Quichotte, publiée sous la même date par les mêmes libraires (numéro Rothschild 1752) ; mais un avis du libraire, qui précède le premier ouvrage, nous apprend qu'ils se vendaient séparément. Le faux-titre du tome second porte cependant : Œuvres diverses de Michel de Cervantes Saavedra. Tome huitiéme. — Le portrait de Cervantes est celui de Kent, qui figure déjà en tête de Don Quichotte. — Les 13 figures sont signées de J. Folkema.
Nous avons décrit dans la notice Rothschild 1755 la traduction des Nouvelles de Cervantes donnée en 1678 par Charles Cotolendi. Cette traduction avait été précédée en 1615 d'une traduction due, pour la première moitié, à François de Rosset et, pour la seconde moitié, à Vital d'Audiguier (Biblioth. nat., Y2 + 117223.) Les deux éditeurs français ne s'étaient pas crus obligés de suivre l'ordre adopté par Cervantes. Nous avons déjà dit que Fr. de Rosset s'était chargé des six nouvelles qui furent retraduites par Cotolendi en 1678. V. d'Audiguier mit en français : L'Espagnole angloise, Les deux Pucelles, Cornelie, L'illustre Fregonne ou Servante, Le trompeur Mariage, et Colloque de Scipion et de Bergance. Le recueil, auquel le libraire ajouta l'Histoire de Dias et de Quixaire, princesse des Moluques, par le sieur de Bellan, reparut, à Paris, en 1620-1621 (Biblioth. nat., Y2 + 117224 A), 1633, (Biblioth. nat.. Y2 + 117225 B), 1640 (Biblioth. nat., Y2 1172) et 1665, (Biblioth. nat., Y2 1172 A et 11724 A).
A côté de cette traduction complète il convient de mentionner les trois nouvelles mises sur la scène par Alexandre Hardy : Cornelie, que les frères Parfaict datent à tort de 1609, La Force du Sang que les mêmes auteurs placent en 1612, tandis que les Novelas Exemplares ne virent le jour qu'en 1613, et La belle Egyptienne (1615 ?). Le sujet de La belle Egyptienne fut traité une seconde fois par Salembray (1642) ; enfin, Gillet de La Tessonnerie transforma en tragi-comédie la nouvelle de Bellan annexée au recueil de Fr. de Rosset et de V, d'Audiguier : La Quixaire (1640).
La traduction de Cotolendi, sur laquelle nous ne reviendrons pas, fut suivie à vingt-deux ans d'intervalle, d'une nouvelle version que Lenglet-Dufresnoy (Bibliothèque des Romans, II, 131) attribue à Pierre Hessein (Amsterdam, 1700, 1709, 1713 ; Paris, 1713 ; Rouen et Paris, 1723, 2 vol. in-12). Le recueil publié par P. Hessein contient onze nouvelles, savoir : 1° L'illustre Fregonne ; 2° Quixaire, princesse des Moluques, par le sieur de Bellan ; 3° L'Amant liberal ; 4° L'Egyptienne ; 5° La Force du sang ; 6° Le Mariage trompeur ; 7° Entretiens de Scipion et de Bergance ; 8° L'Epagnolle angloise ; 9° Les deux Amantes ; 10° Le Jaloux d'Estramadure ; 11° Cornelie.
En 1744, l'abbé Saint-Martin de Chassonville reprit pour son compte les nouvelles traduites par Pierre Hessein, supprima l'Histoire de Ruis Dias et de Quixaire, princesse des Moluques, et traduisit les deux nouvelles négligées par le précédent traducteur : Rinconet et Cortadille, et Le licencié Vidriera. Il disposa les douze nouvelles dans l'ordre de l'original, et les compléta par une Vie de Cervantes, puis par la Préface, l'Approbation et la Permission de l'édition espagnole. Il joignit enfin aux douze nouvelles du recueil de 1613 Le Curieux impertinent, épisode détaché de Don Quichotte et que J. Baudoin avait publié séparément en français dès l'année 1608 (voy. la notice Rothschild 1749).
Telle est l'édition de 1744, réimprimée à Lausanne, chez Marc-Mic. Bousquet et Cie, en 1759 (Biblioth. de l'Arsenal, B.-L. 17605), puis reproduite par Arkstée et Merkus en 1768.
Le travail de Saint-Martin de Chassonville ne découragea pas les traducteurs. Les Nouvelles de Cervantes ont été de nouveau traduites en français par Coste d'Arnobat et Lefèvre de Villebrune (Paris, 1775 et 1778, 2 vol. in-8), par Coste (Paris, 1802, 2 vol. in-12), par Petitot (Paris, 1808, 4 vol. in-18), par Bouchon-Dubournial (Paris, 1825, in-32), enfin, par Louis Viardot (Paris, 1838 et 1858, in-12).
Exemplaire de M. A. QUENTIN-BAUCHART (Mes Livres, n° 168).
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