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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q337757
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Le r° du 1er f. ne porte que les deux lignes de l'intitulé :
Les caractères employés pour l'impression paraissent être italiens ; on en jugera par le r° du 1er f., dont nous donnons ici un fac-simile :
Spécimen des caractères employés pour l'impression d'une édition du Mundus novus (v. 1502)
Le filigrane du papier représente une balance placée au milieu d'un cercle. Cette marque se rencontre fréquemment dans les papiers employés par les imprimeurs vénitiens à la fin du XVe siècle. Voy. Bodemann, Xylographische und typographische Incunabeln der. kön. öffentlichen Bibliothek zu Hannover (Hannover, 1866, in-fol.), n°s 5, 23, 26, 36, 81.
Notre pièce contient la relation du voyage exécuté par Vespuce en 1501. Le navigateur florentin, qui venait de quitter l'Espagne pour entrer au service du roi de Portugal, revenait pour la troisième fois du nouveau continent. On ne possède aucune relation contemporaine des deux premiers voyages exécutés par lui de 1497 à 1499 ; on ne sait même pas en quelle langue le récit du troisième voyage fut primitivement écrit.
Ainsi que l'indique la souscription ci-dessus, le texte latin est la traduction d'un texte italien. Le traducteur JOCUNDUS n'est autre que fra GIOVANNI GIOCONDO, l'architecte italien qui, de 1499 à 1507, construisit le Pont Neuf et le Petit l'ont à Paris. On a sur ce point une indication précise dans le Speculum orbis de Gautier Lud (1507, fol. iij) : « Circumferunt bibliopolae passim ea de re nostri Philesii Vogesigenae quoddam epigramma in libello Vespuccii per Jocundum Veronensom, qui apud Venetos architecti munere fungitur, ex italico in latinum sermonem verso impressum.. » Nous n'avons pas à parler ici de l'épigramme de Philesius, c'est-à-dire de Ringmann ; on la trouve dans l'édition du Mundus novus imprimée à Strasbourg en 1505, sous ce titre : De ora antarctica per regem Portugallie pridem inventa (Harrisse, n° 39). Il ne s'agit ici que de Giocondo. Cette circonstance que le traducteur habitait Paris a fait supposer que, parmi les douze éditions latines du Mundus novus qui ne portent pas de date, les impressions parisiennes devaient être les premières. A l'appui de cette opinion, on a fait remarquer que l'auteur de la version allemande de la même relation dit expressément que le texte latin est venu de Paris : « Ausz latein ist disz missive in Teutsch gezogen auss dem Exemplar das von Paris kam zur majen monet nach Christi geburt, Funfflzen hundert und Funff yar ». En réalité, rien n'est moins certain que cette classification. Un témoignage de l'année 1505 n'a pas grande valeur, puisque, dès 1504, le Mundus novus avait été réimprimé par Othmar, à Augsbourg ; il confirme seulement un fait que les mots Laurentio Petri Franscisci de Medicis, donnés par le traducteur allemand au lieu de Laurentio Petri de Medicis, rendraient déjà fort probable, c'est qu'il avait eu sous les yeux l'édition latine imprimée par Felix Baligault pour Jehan Lambert, à Paris. Ce n'est donc que la présence de fra Giocondo, à Paris, au moment de la publication qui plaide en faveur de l'antériorité des éditions parisiennes. Mais l'artiste italien avait fort bien pu envoyer sa traduction à un de ses amis qui l'aurait fait imprimer en Italie. Un détail qui nous les fait au contraire considérer comme postérieures, c'est que, d'après les descriptions de M. Harrisse, les éditions sûrement exécutées en Italie contiennent seules les deux figures représentant des constellations et le triangle astronomique (voy. Biblioth. americ. Vetust., n°s 22, 23, 30) ; ces figures ont été omises par les typographes parisiens.
Notre édition, que nous croyons sortie d'une officine vénitienne, est celle que M. Harrisse (n° 30) cite d'après le Serapeum ; elle ne se confond pas avec celle que le bibliographe américain décrit sous le n° 14 de son Supplément.
Ajout ou correction publié dans le Tome 5 du Catalogue des livres de la bibliothèque de M. le baron James de Rothschild (Paris : Damascène Morgand, libraire, 1920) : Mundus novus. Rectifier la fin de la note, p. 424 :
L'édition donnée par Jehan Lambert à Paris contient les figures des constellations.
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