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Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q344656
Source des données : BnF Archives et manuscrits
Le titre porte la marque de Jean de Tournes (Silvestre, n° 187).
Le texte commence ainsi p. 3 :
Au reuerend || pere en Christ || Monseigneur Dam Paul Volsio Reli- || gieux, & Abbé du Monastere, que || communement lon dit Curia Hugo- || nis : Desidere Erasme de Roteroda- || me, Salut.
Cette épître est datée « de Basle, le second jour après l'Assumption de Marie, mere et vierge, l'an mil cinq cens dix-huict ».
L'ouvrage latin original, l'Enchiridion militis christiani, est datée de Saint-Omer, 1501 ; il avait paru pour la première fois dans le recueil intitulé Erasmi Lucubratiunculae (Hantverpiae, ap. Th. Martini, 1509, in-4). Erasme nous apprend lui-même dans une lettre datée de Bâle, le 25 août 1525, que la traduction française de ses ouνrages fut faite par LOYS DE BERQUIN (Herminjard, Correspondance des réformateurs, I, p. 374). L'édition originale du Chevalier chrestien paraît être celle dont un exemplaire, porté au Catalogue Didot, 1882, n° 150, a été acquis par la Bibliothèque nationale (Rés. D. 67969). La seconde édition est probablement la réimpression s. 1. n. d., exécutée par Martin De Keysere à Anvers vers 1529, in-8 goth. de 166 f. chiffr. et 2 f. blancs (Musée Condé à Chantilly, exemplaire du baron Dard : Catal., 1892, n° 1225). La troisième édition, également s. 1. n. d., fut imprimée par Pierre de Vingle, à Neuchâtel entre 1533 et 1535 (l'exemplaire de M. Gaiffe, décrit par MM. Rilliet et Dufour dans leur introduction au Catéchisme de Calvin, p. clix, fait partie de la bibliothèque laissée par feu M. Ernest Stroehlin à Genève). En 1542 parurent à Lyon deux réimpressions exécutées : l'une par Estienne Dolet (Cat. Coste, n° 89 ; Christie, E. Dolet, éd. française, App., n° 47) ; l'autre par Jean de Tournes (c'est celle que nous venons de décrire). L'édition de Jean de Tournes est, nous dit M. Alfred Cartier, le premier volume qui porte le nom du célèbre imprimeur. Une réimpression donnée à Anvers, par Antoine Des Goys en 1543 (Cat. Veinant, 1860, n° 29) fut suivie d'une réimpression de Jean de Tournes, 1544, dont feu Charles Schmidt, de Strasbourg, possédait un exemplaire peut-être unique.
L'infortuné Berquin avait été brûlé à Paris au mois d'avril 1529. Le Chevalier chrestien, censuré le 31 Janvier 1540, avait été condamné au feu le 24 février 1544 (n. s.).
Le présent exemplaire a successivement appartenu à LÉON TECHENER (Cat., 1887, n° 43) et au COMTE DE NAUROIS. On n'en cite que deux autres : celui de Cailhava et de Yemeniz, et celui de Solar et de Béhague.
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