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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Au titre une marque de Nicolas Chesneau, qui se rapproche de celle que Silvestre a reproduite sous le n° 915.
Au v° du titre est placé le texte du privilège accordé pour six ans à « ROBERT CORBIN, escuier, SEIGNEUR DU BOISSEREAU, en Berry », le 10 février 1574, avec mention de la cession consentie par l'auteur à Chesneau, le 26 février de la même année.
Les 3 f. qui suivent le titre contiennent : 1° Une épître (en prose) « A monseigneur Des Arpentis, chevalier de l'ordre du roy, gentil-homme ordinaire de sa chambre, etc. » ; 2° Un sonnet « A mondit seigneur, Sur l'argument de la Piaffe » ; 3° Un sonnet « A mons. Jean Jaques de Cambray, seigneur de Solangy, conseiller du roy, maistre des requestes ordinaire de son hostel, et doyen de l'eglise de Bourges » ; 4° Les Fautes survenues en l'Impression ; 5° Un quatrain Au Lecteur.
Le Songe de la Piaffe est une satire assez obscure dirigée contre les gens de guerre, qui, à la faveur des troubles civils, se livraient partout au pillage. Les maraudeurs, ceux qui avaient « picoré », qui avaient dévalisé le « gaffy », ou le marchand, se croyaient le droit d'être insolents envers le pauvre peuple, tout en vivant grassement du produit de leurs rapines : c'est ce qu'on appelait faire la « piaffe ». Le poète met en scène un de ces soldats voleurs et fanfarons. Son opuscule, dont la rareté est extrême, car M. Brunet ne le cite que d'après La Croix du Maine (art. Robert Corbin) et Du Verdier (art. Boissereau), paraît avoir fourni à Gabriel Bounyn l'idée de la tragédie intitulée : Tragedie sur la defaite et occision de la Piaffe et la Picquorée et bannissement de Mars, à l'introduction de Paix sainte et sainte Justice (Paris, Mestayer, 1579, in-4). M. Lacroix (Recherches bibliographiques sur des livres rares et curieux ; Paris, 1880, in-8, p. 97) cite le Songe de la Piaffe parmi les livres perdus.
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