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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Le célèbre poème de Gower, Confessio amantis, paraît avoir été commencé vers 1386 et terminé en 1392 ou 1393. Il était primitivement dédié à Richard II, mais, lorsque ce monarque perdit le pouvoir, Gower, se pliant aux circonstances, renonça à la dédicace et refit son prologue. Les vers latins originaux, qui paraissent être du poète anglais lui-même, sont remplis de fautes de prosodie ; ils n'en ont pas moins été reproduits par Caxton, ainsi que les indications marginales qui y sont jointes.
Tous les bibliophiles connaissent la rareté des productions de Caxton. La Confession amantis est un des livres les plus importants qu'il ait imprimés ; c'est à la fois une curiosité typographique et un monument littéraire considérable. Ce qui ajoute encore au prix du livre, c'est qu'il est daté ; mais il importe de relever l'erreur qui s'est glissée dans la date. Au lieu de 1493, c'est 1483 qu'il faut lire, comme il est facile de s'en convaincre par la mention de la première année du règne de Richard III.
On ne connaît que cinq exemplaires complets de cette édition : celui du British Museum, celui du duc de Devonshire, celui du comte de Jersey, celui du comte Spenser et enfin celui-ci, qui provient de la bibliothèque de Me L. Vernon Harcourt, et qui est le plus beau de tous. Douze fragments du même livre sont encore énumérés par M. Blades dans son ouvrage sur Caxton (The Life and Typography of William Caxton ; London, 1863, 2 vol. in-4, II, 139) ; mais aucun des exemplaires complets ou incomplets ne peut être comparé à celui-ci, qui est à toutes marges et rempli de témoins. On en trouvera l'exacte description dans la monographie de M. Blades, II, 143, n° 15.
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