Poitiers. Musée Sainte-Croix - Épitaphe d'Achard (CIFM I, 101)

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Manifeste IIIF

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription - Epitaphe.

    Lieu de conservation - Pierre découverte au début de 1888, lors du percement de la rue Garrau de Balzan, à Saint-Maixent. Elle provient sans doute de l'abbaye Saint-Léger, puisque cette rue longe l'ancien cimetière et que la pierre fut trouvée vers le milieu de la portion nord du mur d'enceinte. Transférée au Musée du Pilori, à Niort, la pierre fut donnée au Musée de l'Echevinage de Poitiers en 1892.

    Support et dimensions - Fragment de 38 x 23cm. Hauteur des lettres: environ 4,5cm.

    Transcription - 1 ............ IS ....... [EN AGNVS DEI QVI][*].

    2. TOLLIT CRIMI[NA COSMI HIC REQVIESCIT CORP]

    3. VS AHKARDIS V[I]V[IT IN CHRISTO ANIMA]

    4. ILLI IN SEMPIT[ERNVM REQVIESCAT...]

    Traduction - ... Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les crimes

    du monde. Ici repose le corps d'Achard. Il vit dans

    le Christ. Que son âme, à jamais, repose...

    Remarques paléographiques - Pierre préalablement réglée. Interlignes doubles. Sur ce fragment un triangle sépare les mots tollit et crimina. Un H oncial, les U ont tendance à s'arrondir. Un C carré (l. 2).

    Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - La citation "En Agnus Dei qui tollit crimina cosmi" est inspirée de l'évangile de Jean[*].

    Commentaire historique et datation - La restitution proposée est fondée sur des analogies évidentes qui s'observent entre ce fragment et deux épitaphes carolingiennes conservées au Musée de Niort: "En agnus Dei qui tollit crimina

    cosmi ic requiescit corpus Ermeniardi... vivit in christo quit legist ora pro anima ejus requiescat in pace

    Le nom Akhardis se retrouve à plusieurs reprises dans le cartulaire de Saint-Maixent. Un personnage ainsi nommé est cité comme témoin dans deux actes respectivement datés de 928 et de 966[*]. Compte tenu des ressemblances indiquées plus haut, nous pensons pouvoir attribuer cette inscription au Xe s.

Bibliographie

Ces références bibliographiques ont fait l'objet d'un traitement et disposent le cas échéant de liens vers des versions en ligne.

  • BOUNEAULT, Arthur, Recueil de dessins (Niort, Médiathèque de la communauté d'agglomération), ici 1re sér., pl. 1166
  • DESAIVRE, Léo (1890), "Épitaphe d'Ahcard relevée à Saint-Maixent [...] en bordure de la rue Garran", Bulletins de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, 3e sér., t. VII (1888-1890), p. 67-68, ici p. 67-68 [texte, commentaire] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208702h/f69)
  • FAVREAU, Robert, MICHAUD, Jean (1974), Poitou-Charentes. 1. Ville de Poitiers, Paris (Corpus des inscriptions de la France médiévale, 1), ici p. 126-127 (https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_1974_cat_1_1)
  • LA BOURALIÈRE, Augustin de (1889), "Compte rendu et chronique", Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2e sér., t. IV (1886-1888), p. 453-455, ici p. 455 [mention] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65706d/f464)
  • LÉVESQUE, Louis (1891), "Inscriptions de la ville de Saint-Maixent du Xe au XIXe siècle", Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, 3e sér., t. VIII, p. 233-352, ici p. 238 [fac-sim., commentaire] (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2086929/f265)

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