Saint-Benoît. Église abbatiale - Épitaphe d'un abbé (CIFM II, 44)

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Manifeste IIIF

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Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)

  • Fonction de l'inscription - Epitaphe d'un abbé.

    Lieu de conservation - Cette pierre est fixée contre le mur ouest du bras nord du transept. Elle fut trouvée dans le sol, à l'intersection du croisillon nord et de la nef, en 1972, au cours de travaux effectués dans l'église.

    Support et dimensions - Pierre de 140 x 102cm. Hauteur de l'interligne : 8cm.

    Transcription - 1. ...HIRE ABBAS : QVI : REGIT : ISTAM : ECCLESIAM : XXX : AN

    2. NIS : CVIVS : OBITVS : ...

    3. VI... AVGVSTI : ANIMAM : IPSIVS : LETA : CAPIAT :

    4. ............................

    Traduction - ... hire, abbé, qui gouverna cette église pendant trente ans.

    Il mourut le 6 ... d'août...

    Remarques paléographiques - Texte partiellement tronqué par suite de la détérioration de la pierre. L'inscription est gravée tout autour de la dalle, dans une bande destinée à cet effet. Chacun des mots est séparé du suivant par deux points. Abréviations nombreuses. Tous les A, E, M, N, et T sont onciaux. Les E ainsi que les C sont entièrement fermés. Les panses du B de abbas sont séparées.

    Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - Formule indiquant la durée de l'abbatiat, déjà rencontrée à plusieurs reprises[*]. La mention du repos éternel est fréquente dans les épitaphes, elle est généralement accompagnée d'une demande de prières[*].

    Commentaire historique et datation - Le texte parvenu jusqu'à nous ne révèle qu'incomplètement le nom du défunt. L'élément le plus important pour guider les recherches est la durée de l'abbatiat. On possède deux listes d'abbés de Saint-Benoît

    de Quinçay dues, la première à Claude Oronce Finet[*], la seconde, plus complète, à dom Fonteneau[*]. Un abbatiat de trente ans n'est compatible qu'avec Guillaume et Jean. De nombreuses inscriptions de la région, datées du XIIIe s., offrent des formes de lettres comparables à celles de cette épitaphe[*]. L'examen paléographique, sans écarter entièrement Guillaume, conduit plus volontiers à attribuer ce texte à l'époque de l'abbatiat de Jean.

    Inédit[*].

Bibliographie

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