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Manifeste IIIF
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription — Épitaphe d'un évêque.
Lieu de conservation — Inscription gravee sur la bague de cuivre d'un bâton pastoral[*].
Support et dimensions — Longueur de l'objet : l6,6cm. Diamètre maximum : 10,2cm. Hauteur des lettres : entre 0,8 et 1,1cm.
Transcription — 1. HIC • QVIESCIT • ADEMA
2. RVS • EPISCOPVS • ENGOLIS
3. ME ⁝
Traduction — Ici repose Adémar, évêque d'Angoulême.
Remarques paléographiques — Ponctuation par un point médian entre chaque mot et par trois points verticaux en fin de texte. Abréviations classiques ; le I enclavé dans le Q se rencontre fréquemment en épigraphie pour abréger le qui. Deux E onciaux sur cinq, deux C carrés sur trois. Toutes les lettres sont tracées à traits redoublés.
Remarques linguistiques — La diphtongue n'est pas employée.
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules — Formule : Hic quiescit.
Commentaire historique et datation — L'évêque Adémar dont il est fait mention ici possédait une épitaphe lapidaire dans la cathédrale d'Angoulême et est également cité dans l'épitaphe conservée de son frère Guillaume qui l'a précédé sur le siège episcopal d'Angoulême.
L'intérêt de cette inscription réside d'une part dans sa formulation qui reprend presque mot à mot le texte de l'épitaphe lapidaire (quiescit au lieu de requiescit) et d'autre part dans la fonction de l'objet qui porte cette épitaphe. En effet, s'il n'est pas rare de trouver des bâtons pastoraux dans des sépultures épiscopales les textes qui sont gravés sur ceux-ci se rapportent généralement, non pas au défunt, mais à la destination de l'objet[*]. En l'état de la documentation réunie pour la France et les pays voisins aucune autre inscription gravée sur un bâton pastoral ne correspond à une épitaphe.
Cette inscription a très certainement été gravée lors du décès de l'évêque Adémar, en 1101.
Inédit.
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