Point d'entrée sur le patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance en Occident du VIIIe au XVIIIe siècle
Moteur de recherche de manuscrits et livres anciens numérisés et intéropérables
Plateforme collaborative de gestion de publication des données d'autorité Biblissima
Aide à la lecture et apprentissage des langues anciennes, outils et environnements de travail en XML
Service d’expertise autour des standards IIIF
Identifiant Biblissima+ : https://data.biblissima.fr/entity/Q411655
Source des données : Persée - CIFM (Corpus des inscriptions de la France médiévale)
Fonction de l'inscription - Epitaphe d'une comtesse de Limoges.
Lieu de conservation, Support et dimensions - Dom Estiennot rapporte que cette inscription, gravée sur une plaque de plomb, fut trouvée à l'intérieur du tombeau de la comtesse Euphrasie,
dans la crypte de l'abbaye Saint-Austremoine d'Issoire (aujourd'hui église Saint-Paul)[*]. Au dire du même auteur la comtesse fut sans doute primitivement ensevelie à Charroux, dans l'abbaye qu'elle avait fondée[*].
Transcription - L'épitaphe, aujourd'hui disparue, est citée d'après dom Estiennot :
HIC JACET EUFRASIA COMITISSA...
QUAE OBIIT ANNO DCCC...
Traduction - Ci-gît la comtesse Euphrasie... qui mourut l'an 8...
Sources (bibliques, liturgiques ou profanes) et formules - La formule Hic jacet semble très rarement employée à l'époque carolingienne. On peut se demander si l'inscription n'a pas été composée plus tard[*].
Commentaire historique et datation - Euphrasie est citée à de nombreuses reprises dans le Liber de constitutione[*]. Elle fit don à l'abbaye de plusieurs possessions patrimoniales, en Auvergne notamment[*]. Sa dépouille fut peut-être transférée en Auvergne lorsque les moines de Charroux transportèrent au prieuré de Pierre-Incise le chef de saint Austremoine, conservé en leur abbaye, afin de le soustraire
aux Normands[*].
L'inscription étudiée ici ne peut pas avec certitude être attribuée à l'époque carolingienne. Outre l'emploi très rare de la formule Hic jacet à cette époque, la formulation de la date ne correspond guère à ce que l'on rencontre dans les épitaphes carolingiennes, généralement datées à partir des années de règne des souverains[*] L'absence de tout document original ne permet cependant pas d'assigner une date précise à cette épitaphe.
Ces références bibliographiques ont fait l'objet d'un traitement et disposent le cas échéant de liens vers des versions en ligne.
Exports RDF à venir…
Vous pouvez visualiser et manipuler ce document directement sur ce site, le comparer à d'autres grâce au visualiseur Mirador, ou glisser-déposer cette icône dans le visualiseur IIIF de votre choix. En savoir plus sur IIIF Ce Manifeste est enrichi et inclut : - des annotations - une recherche plein texte - un index