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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse). 4 pièces parchemin, 13 pièces papier, 1 sceau. —Echange entre Huard, sire de Bulgnéville, chevalier, et frère Gérard, abbé de Flabémont. Huard cède toutes les tierces qu’il a en ville, au ban et finage de Gignéville, un pré au ban et finage de Agéville, Dessous la Fontaine Saint-Blaise, et un resal de blé conseigle, mesure de la Marche, sur sa part du moulin de Gignéville ; l’abbé lui donne des « maignies domes » que le couvent avait dans la ville d’Auzainvillers, avec leurs biens et leurs héritiers, et qui sont nommément désignées ; huit meix en la Droite Rue d’Auzainvillers pour « amaisier homes » au gré de Huard, réserves faites pour la tenue du curé d’Auzainvillers et pour le quartier tenu par Aubertin. Il est en outre convenu que les religieux jouiront des revenus de quatre meix tant qu’ils ne seront pas construits ; dès que des maisons y seront bâties, les revenus reviendront à Huard. Suivent quelques autres conditions ou réserves et les garanties, parmi lesquelles celle qui consisterait à prendre et à retenir les fers du moulin, si son tenancier ne payait pas le resal de conseigle convenu. Cet échange a été approuvé par Mahaut, femme de Huard, et celui-ci a demandé à la cour de Toul la garantie de son sceau (1315, mardi après la Saint-Nicolas). Deux expéditions parchemin de la même pièce et une copie collationnée XVIIIe siècle — Acte par lequel Huard de Bauffremont précise et développe les conditions de l’échange précédent, par l’énumération des terres qui seront tenues de payer à l’abbaye les tierces « de douze gerbes une de teilz bleis con les dittes terres aporteront », et de même proportion pour toutes autres productions de ces terres ; toutes sont situées en leurs lieux dits avec les noms de leurs tenanciers et leur superficie, et « i puet avoir jusqu'a l'astimation de quarante journals ou pluis ». Huard donne toutes garanties et ajoute que si, par malheur, le moulin venait à être détruit, le resal de blé dû à l’abbaye serait pris sur son gagnage de Gignéville (1315, octaves de l’Apparition de Notre Seigneur). Original parchemin. — Deux copies et un extrait XVIIIe siècle — Charte d’Henri, chevalier, sire de Deuilly (Deulley) en partie, dans laquelle il reconnaît que l’abbé et le couvent de Flabémont lui ont donné les tierces de Gignéville qui ont appartenu à Huard de Bulgnéville, et sont entrés dans les biens de l’abbaye par échange, et s’engage en retour de cet octroi et de plusieurs autres bons offices, à « estre dou conseil de la dite eglise partout ou il verront mener sens peril de mon corps a leur despens encontre toutes gens », à l’exception de ses seigneurs et de ceux de son lignage. Après son décès, les dites tierces retourneront à l’abbaye sans débat. La pièce fut scellée par Henri, sire de Deuilly, et Henri Destevebone, chevalier (1318, mars). Original parchemin auquel pend un fragment de sceau. — Déclaration par les habitants de Gignéville, à la requête de frère Guillaume de Remoncourt, prieur claustral de Flabémont, des terres de Gignéville qui doivent payer annuellement un censal à la « secretainerie » de l’abbaye. Ce censal consistait en sept imaux de blé et six gros six deniers pour faire le pain « a chanter messe » en l’église abbatiale, mais n’avait plus été payé depuis un certain temps par les habitants, à cause « des inconvenientz qu'ilz ont encouru en temps passe tant de guerre famine et mortalitez qu’autres empeschementz » 1484, 25 mai). Copie collationnée du XVIIe siècle. — Sentence de la justice des Thons et de Deuilly, condamnant des particuliers de Gignéville à payer à l’abbaye les cens qu’ils lui doivent pour des pièces de terre sises à Gignéville (1597, 18 décembre). — Déclaration par les habitants de Gignéville, par devant le mayeur du comte de Tornielle à Gignéville, des terres qui doivent le censal de la « secretainerie » (1619, 13 mars). — Mémoires, déclarations, saisies relatives au censal dû annuellement à la sacristie de Flabémont (1619-1698). — Partage entre particuliers du pré dit la Nouë Blanchard (1694).
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