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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : BnF Archives et manuscrits
P. 1-4. Prologue : "Treshault et puissant prince et mon tresredoubté seigneur monseigneur Charles, conte de Nevers et de Retel, baron de Donzy...─... il vous plaise retenir a la louenge du souverain roy de gloire et memoire de moy votre humble et petit serviteur. | Cy finist le prologe de ce present livre." P. 5-348 : "Cy commence de Girart conte de Nevers et de la grant court que tinst le roy Loys le Gros. | Pour le temps que l'on contoit l'an de l'Incarnacion de Nostre Seigneur Jhesucrist mil cent et dix...─... [P. 347 :] pour lesquelz je prie a Nostre Seigneur qui vueille avoir leurs ames et les [P. 348 :] nostres quant de ce siecle partiront. Amen." P. 348. Explicit : " Si fine le livre de Girart de Nevers et de la belle Euriant s'amye, qui fut escript par moy Guiot d'Augerans, par le commandement de mon tresredoubté et souverain seigneur monseigneur Phelippe par la grace de Dieu duc de Bourgoingne, de Brabant et de Lembourg, conte de Flandres, etc."
Le Livre de Gérard de Nevers est la réécriture en prose du Roman de la Violette, composé dans les années 1220 par Gerbert de Montreuil. Dans son prologue, l'adaptateur anonyme prétend avoir établi son récit à partir d'une version provençale du poème ("ce petit livret lequel par avant estoit en lengaige provencal et moult difficile a entendre", p. 3) et le dédie à Charles de Nevers (1414 † 1464), comte de Nevers et de Rethel, gendre de Philippe le Bon. Le prosateur a parfois été identifié au chroniqueur Jean de Wavrin , mais le rôle effectif de ce conseiller de Philippe le Bon dans la genèse de l'oeuvre reste aujourd'hui discuté (cf. Pascal SCHANDEL dans Miniatures flamandes, 1404-1482, 2011, p. 366 ; Matthieu MARCHAL, Histoire de Gérard de Nevers, 2013, p. 31). La bibliothèque ducale détenait un autre exemplaire de ce texte, enluminé à Lille vers 1450-1460 par le Maître de Wavrin et aujourd'hui conservé à la Bibliothèque royale de Belgique (ms. 9631).
Source des données : Jonas
Ce manuscrit, copié par Guiot d'Augerans pour Philippe III le Bon, est mentionné comme inachevé dans l’inventaire de la librairie du duc de Bourgogne dressé entre 1467 et 1469 : "Item ung autre livre en parchemin, parlant de Girart de Nevers, | aussi non lyé ne historié. [gestes in marg.]" (cf. BARROIS, 1830, n° 1609 ; Corpus Catalogorum Belgii, 2016, n° 5. add. 16).L'ouvrage est de nouveau cité dans un inventaire complémentaire des livres gardés en la "chambre des joyaulx" du palais ducal, à Bruges, entre 1499 et 1504. Il est cette fois décrit comme enluminé et relié : "Ung autre livre de cuir blanc a brayes, a deux | cloans de tissu de layne, a V boutons de lecton, | intitulé 'Girart conte de Nevers', commençant ou | second fueillet 'vivant seroit estainte et faillie' | et finissant 'de Lembourg conte de Flandres'" (BARROIS, 1830, n° 2200 ; Corpus Catalogorum Belgii, 2016, n° 11.20).Il est recensé parmi les volumes de la collection ducale manquant en place en 1504 (Corpus Catalogorum Belgii, 2016, n° 12.8), mais il réapparaît dans l'inventaire des biens de Charles-Quint, fait à Bruxelles en mai 1536 (cf. Henri-Victor MICHELANT, 1872, p. 290).
L'ouvrage appartint par la suite à Roger de Gaignières (1642-1715), qui en fit copier les miniatures (Paris, BnF, département des Estampes et de la Photographie, OA-14-FOL ; publiées par Henri BOUCHOT, Inventaire des dessins exécutés pour Roger de Gaignières et conservés aux Départements des estampes et des manuscrits , Paris : E. Plon, Nourrit et Cie, 1891, t. I, p. 75 ; reproduites dans Auguste de BASTARD D'ESTANG, Coutumes, moeurs et usages de la cour de Bourgogne sous le règne de Philippe III dit le Bon, s. l. n. d. [vers 1840]).
Le manuscrit passa ensuite dans la bibliothèque du maréchal Louis de Gand de Mérode, prince d’Isenghien (1678-1767), qui le vendit en 1756 à Jean-Louis Gaignat (1697-1768), secrétaire du roi Louis XV (Catalogue des livres du Cabinet de feu M. Louis-Jean Gaignat, 1769, tome I, p. 559, n°2305). Louis-César de La Baume Le Blanc, duc de La Vallière (1708-1780), en devint à son tour propriétaire lors de la vente de la collection Gaignat, en 1769 (Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le duc de la Vallière, 1783, tome II, p. 638, n°4107, numéro reporté sur le premier feuillet de garde du manuscrit). Enfin, le volume fut acquis pour la Bibliothèque royale lors de la vente de la collection La Vallière, le 21 mars 1784, pour la somme de 910 livres (cf. Paris, BnF, Manuscrits, Latin 17173, f. 253). Il reçut alors la cote "La Vallière 92".
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