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Source des données : BnF Archives et manuscrits
F. 1-45v. Apocalypse glosée [en français] Le manuscrit contient une traduction glosée de l’Apocalypse fort répandue puisqu’elle a été transmise par quelques vingt-trois autres copies indépendantes. Le texte commençant au neuvième verset du chap. I, Samuel Berger en a conclu que le début de l’Apocalypse et la préface que l’on trouve dans les autres témoins ont disparu (op. cit., p. 79). Pour Félix Lecoy, le texte est complet et la suppression de la préface résulte de la volonté du compilateur (Y. Otaka et H. Fukui, Apocalypse..., p. 10). L’examen codicologique atteste, par ailleurs, que le premier quaternion est complet et les premiers mots du texte sont introduits par la seule initiale historiée du volume. Le commentaire, qui a été conçu à l’origine pour accompagner la traduction, est lui-même la traduction d’un texte qui figure dans la compilation latine connue sous le nom de Bible moralisée dont le ms de Vienne, Österreiche Bibliothek, codex 1179, offre un témoin très proche du ms. Français 403 : cf. Lecoy, dans Y. Otaka et H. Fukui, op. cit., p. 10. Samuel Berger a affirmé que la fin du texte et de la glose était amputée (op. cit., p. 80, 82, 339). En réalité, certains passages, trop longs pour être contenus dans la partie inférieure de la page correspondante à l’image, ont été renvoyés sur d’autres feuillets (cf. supra mise en page). C’est ainsi qu’il faut chercher la fin du chapitre XXI (f. 41 et 41v) au f. 45v (« qui sunt escrit en liv(e)re de vie del agniel »). Le 22e et dernier chapitre occupe le f. 42. Il est suivi par l’épilogue qui commence au f. 42v, se poursuit au f. 43 et s’achève au f. 42v. F. 2v-45v. [Apocalypse, traduction française du texte]. F. 2v-40v. [Chap. I-XX]. « Je Johan, vostre frere e parcener en tribulatiun et regne et pacience en Jesu Crist, fu en ile que est apelee Pathmos por la parolle Deu et tesmoigne Jhesu Crist …-... Ceste est la secunde mort : le estanc du feu, et cil qui ne est trové ou livere de vie escrit est envoae en le estanc du feu ». – F. 41-41v ; 45-45v. [Chap. XXI]. « Et ge vi le ciel novel, et le premier ciel et la premiere terre s’en partirent et la mer ne est mie ja …-…Ne nule orde chose ni entarra que face abhominaciun ne mençonge, ne nul se cil nun qui sunt escrit en livere de vie del agniel ». – F. 42. [Chap. XXII]. « Et il me moustra un fleve de eue vive, cler comme cristal …-…kar li sire Deu les enluminera et il regneront sanz fin ». F. 42v-43. [Épilogue]. F. 42v. « Et me dist : ces parolles sunt tres leaus et tres veraies …-… Et li seint seit seintifiez uncore ». F. 43. « Estevos ge vieng tost …-… Et qui a seif veinge, ki voudra receivre le eue de vie de pure grace ». F. 42v. « Jeo ai fini les prophecies de cest livere et tesmoin a tuz …-… Je vieng tost. Oil. Venez, sire Jhesu. Amen. La grace Nostre Seignur Jhesu Crist seit o nos tuz. Amen ». F. 2v-45v. [Apocalypse, Commentaire]. F. 2v-40v. [Chap. I-XX]. « [P]ar seint Johan sunt signifié li bon prelat de seinte glise qui unt la voiz del evangile et entendent que la manace del jugement qui est signefiee …-…signefie que tuit sunt dampnez au jugement ki ne sunt garantiz par la passiun Jhesu Crist ». – F. F. 41-41v ; 45-45v. [Chap. XXI]. « Le renouvelement du ciel et de la terre signefie la grant joie que li angele aueront …-… que nul ni entarra se il ne soit neztae par le sanc Jhesu Crist et par les sacremenz de seinte glise et qui ne ait confermé sa vie en Jhesu Crist en terre qui fu pour nos escrite en la croiz ». – F. 42. [Chap. XXII]. « Par le flueve de eue vive est signefié la joie que ja ne faudra …-… Ceo qu’il dit qu’il n’aueront mester de lumere de la lanterne ne du soleil, si est avant espunt ». – F. 42v-43. [Épilogue]. F. 42v. « La signefiance de tut cest …-… ke a annui ne tornast ». F. 43-42v. « Ceo que l’angele desfendi enseeler le livre …-… ne se fie pas en ces merites mes en [f. 42v, signe de renvoi] grace. Et ceo est ceo que il dit receve le eue vive de pure grace ». F. 43. [Explicit]. « Que nos puissuns ove li en sa gloire encors et en alme regner sanz fin. Amen ».
Source des données : Jonas
Source des données : Europeana regia
Source des données : Mandragore
Resté en Angleterre jusqu’au début du XIVe siècle, comme le suggère le titre inscrit en écriture anglaise au f. 1 : « Apocalypsis in pictura facta Karolo Magno » (sic), le manuscrit entra par la suite dans les collections de Charles V. Il est répertorié dans les inventaires de la Librairie du Louvre entre 1380 et 1424: 1° Inv. de 1380 [inv. A et B] : « L’Appocalipse en françois, toute figuree et ystoriee, et emprose » (BnF, ms. Français 2700, f. 6, art. 70 ; Bnf, ms. Baluze 397, f. 3, art. 71) ; 2° Inv. de 1411 [inv. D] : « Item une Appocalipse, en françois, de lettre de forme, a .II. coulombes, bien historiee et figuree, et y a au commencement dudit livre .III. pages toutes figurees, commençant ou .II.e foillet de l’escripture : et envaiez au sept yglises, et ou derrenier : et les .IIII. euvangiles, couvert de cuir rouge plain et .II. petiz fermoirs de laton » (BnF, ms. Français 2700, f. 128v, art. 891) ; 3° Inv. 1413 [inv. E] : même description (BnF, ms. Français 9430, f. 15, art. 195) ; 4° Inv. de 1424 avec prisée des ouvrages (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 964, f. 24, art. 170).Une note ajoutée par Gilles Malet dans l’inv. A indique que le volume avait été prêté par Charles V au Louis Ier d’Anjou : « lequel livre feu le roy Charles bailla a monseigneur d’Anjou pour faire son beau tappiz, comme il est escript cy dessus ou .VI.e foillet et pour ce fit en la quictance generale » (BnF, ms. Français 2700, f. 42, n° 29 [inv. C, 1411]. Hennequin de Bruges a sans doute examiné le manuscrit avant de faire les dessins, vers 1377, de la célèbre tapisserie de l’Apocalypse : cf. Des livres et des rois., p. 196-197, n° 48. Delisle, toutefois, a réfuté l’hypothèse que le Français 403 ait servi de modèle à l’artiste : op. cit., p. CLXXVIII.Le volume fut emporté en Angleterre avec une partie des manuscrits de Jean, duc de Bedford. Une note (XVe) portée au bas du f. 1 précis que le possesseur de l’époque souhaita remplacer la glose par un abrégé du commentaire du franciscain Hugo de Costessey (déc. en 1336) et du dominicain Hugues de Virley (v. 1340), quitte à gratter le texte français : « Fiat opus abstractus Costesey et Hugo de vi super apocalipsim et inscribatur circa et sub picturas sequentes et tunc erit complacens et, si necesse fuerit, fiat rasura gallic[ani] » : cf. Delisle, op. cit., p. LXVI-LXVII. Le manuscrit fut racheté par Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, dont les armes sont encore visibles par transparence sous les armes de France au f. 1. Il est répertorié dans l’inventaire des livres de la bibliothèque royale provenant de celle de Louis de Bruges (J. van Praët, p. 93, n° IV).Il entra, par l’intermédiaire de Jean de Bruges, fils de Louis de Bruges, dans les collections de Louis XII, dont les armoiries ont été peintes sur celles du seigneur de la Gruthuyse, au bas du f. 1. La contregarde du plat supérieur porte la mention : « Apocalipse hystorie. Bloys » et la cote : « des histoires et des livres en françoys, pulpito 3°. A la cheminee », indiquant sa place dans la Librairie royale de Blois (cf. Omont, Anciens inventaires …, I, p. 2 n° 3).Le volume est répertorié dans les inventaires postérieurs de la Bibliothèque royale : inv. de Blois (1544) ; inv. de 1622 par Nicolas Rigault (1622) ; inv. de 1645 par Pierre et Jacques Dupuy ; inv. de 1682 par Nicolas Clément. Le manuscrit fut exposé avec les manuscrits les plus précieux de la BnF. à la fin du XIXe siècle (av. 1881), dans la grande galerie de la bibliothèque nationale, ainsi qu’en témoigne la cote inscrite sur la contregarde : « Exp. X-5 ». Anciennes cotes inscrites au f. 1 : [Rigault II] « mil quarante sept » ; [Dupuy II] 569, [Regius] 7013.
Source des données : Biblissima
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