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Manifeste IIIF
Numérisation intégrale
Source des données : FranceArchives
Description(s) : (Liasse) 8 pièces parchemin, 15 pièces papier. — Titres et fondations. Notice rappelant que Louis, frère d’Eudes d’Attignéville (Agtignei Villa), chevalier, a cessé, en présence du duc Simon II, d’inquiéter l’abbaye au sujet de la donation faite par son défunt frère de 25 arpents de terre sis à la porte d’Auvillet, de celle de 4 arpents faites par son père en son vivant convers à l’abbaye, et des dîmes d’une certaine terre donnée à la grange pour lui tenir de jardin. « Testes Gafridus de Verennes. Teodericus de Wissei et Petrus de Jorces, milites. Sacertodtes Dominus Aubertus de Mirvaut. Teodericus de Rinvile. » s. d. (1176-1205). Original parchemin . — Traduction faite au XIVe siècle de l’acte qui précède et des deux suivants : 1) Bertremin, évêque de Metz, confirme la donation à l’abbaye par Reynard d’Attignéville, et Albert, son frère, de leur bois dit de Saint-Étienne, « lequel boix est certain estre de franc aloef desdis nobles » ; en compensation de la perte subie par Albert du fait de ses droits sur ce bois commun aux deux frères, Reynard lui donne une de ses propres terres, 1185 ; 2) Le doyen et le chapitre de Toul concèdent à l’abbaye leur « breul près Nerpaumolin jusques au Rouxel », leur breuil près de Soncourt, une terre qu’ils possèdent « entre la corvée » de l’église de l’abbaye devant Rancière, et 12 deniers toulois que leur devait l’abbaye chaque année pour la grange de Rainville. Moyennant quoi l’abbaye tient quitte le chapitre de tous les « arages » en hommes, terres, bois, prés et usages, 1220, samedi après l’octave de la Saint-Jean-Baptiste. 1 pièce parchemin. — Rachat par l’abbaye, en présence et sous le sceau d’Érard, sire du Châtelet, d’une rente de 10 réseaux de blé due sur la grange d’Auvillet, et payée 4 livres toulois à Ysabelle d’Attignéville (Auteingnieville), veuve de Jannin dit Cromarie, et à Ferri, son fils, qui tenaient cette rente en fief de Jehan Pioche et, par celui-ci, en arrière fief, d’Érard du Châtelet, 1296, mars. Original parchemin. — Sentence de Henriot, prévôt de Châtenois, faisant droit, après enquête par témoins, à la requête des dames de L’Étanche contre les habitants d’Attignéville, avec lesquels elles étaient en désaccord sur l’usuaire de la maison d’Auvillet, 1340, 13 décembre. Original parchemin. Copie sur parchemin de ces deux derniers actes, XIVe siècle. — Acensement par Jaquette de Gombervaux, abbesse, et les religieuses, à Jacques de Haraucourt, chevalier, seigneur de Germiny et de Rémoville, bailli de Nancy, et Catherine de Deuilly, sa femme, de la moitié de toutes les terres, bois, prés, rentes et coutumes faisant partie du gagnage d’Auvillet, à charge de construire dans les 8 ans 2 manoirs avec leurs dépendances dont l’un sera à l’abbaye qui choisira celui qui lui conviendra, et l’autre aux dits seigneurs, et de payer les dîmes des terres qu’ils cultiveront et du bétail qu’ils nourriront, 1456, 22 septembre, 1 pièce parchemin. Copie de cette pièce (XVIIIe siècle). — Copie du même acensement, au nom de Jacques de Haraucourt, même date (XVIIe sieur). — Donation par Henri des Armoises (Hermoises), écuyer, seigneur de Barizey en partie, sollicitant que sa fille Françoise, soit reçue comme religieuse à l’abbaye, du quart en la moitié du gagnage d’Auvillet et du quart de ses biens sis aux finages d’Aouze et de Rémoville, l’abbaye en ayant la jouissance seulement après la mort de la dite Françoise, en faveur de qui son père constitue en outre une pension viagère de 5 francs, 1489, 14 février (n. st.). 1 pièce parchemin. — Pièces relatives à la reprise du paiement de la rente de 6 paires de réseaux en grains dûe, sur la cense d’Auvillet, par Anne-François-Joseph de Bassompierre, et qui n’était plus payée depuis 1645, date à laquelle, en indemnité du dommage que causait à l’abbaye son incapacité à tirer des ressources d’une cense détruite par les guerres et, en conséquence, à payer le préciput de la rente, Charles de Bassompierre, père du dit seigneur, avait abandonné à l’abbaye pour une durée qu’il restait maître de délimiter la moitié lui appartenant dans la terre d’Auvillet : en 1675, un procès surgit, l’abbesse, Peronne de Vallerot réclamant le paiement des arrérages du préciput ; sentence est rendue par le bailli de Nancy et le prévôt de Vicherey autorisant la prise de possession définitive par l’abbesse de la part des seigneurs de Bassompierre en raison de ce que les arrérages n’ont pas été payés : appel des dits seigneurs contre cette sentence avec déposition de témoins faisant ressortir que l’abbaye a perçu les fermages sur la totalité de la cense d’Auvillet, « que le grain provenant de la dite admodiation… estoit conduict a ladite dame au Neufchâteau ou autre lieu dénommé par icelle sans que jamais il (Pierre Barbier, amodiateur de l’abbaye, qui fait la déposition) ny ceux qui ont labouré audit Auvillet ayent faict aucune separation, distinction ou partage contre aucuns censiers ou fermiers des seigneurs de Bassompierre ny qu’ils y ayent esté troublé par aucuns leurs officiers ou envoyez. Au contraire, à cause que ladite cense d’Auvillers est destournée et ecartée, esdites années (qui estoient les annees des plus grosses et rudes guerres), le peu que les habitants d’Autignéville labouroint estoit labouré audit Auvillers pour leur commodité et seureté à cause des grands bois et forts y contigus ou ils pouvoint en cas d’alarme se refugier, en sorte que ladite dame tiroit beaucoup de ladite cense » ; transaction par laquelle les parties conviennent de remettre les choses dans l’état défini par l’acensement du 22 septembre 1456, les seigneurs de Bassompierre s’obligeant à payer le cens de 6 paires de réseaux, 8 francs et 2 livres de cire et l’abbesse à tenir la partie adverse quitte des arrérages, 1675, 13 mars-20 juillet. 1 pièce parchemin. — Transaction entre Peronne de Vallerot, abbesse, et Anne-François-Joseph, marquis de Bassompierre, concernant les moulins de Saint-Aumoulin et de Bouton. 1683, 17 février. 2 pièces papier. — Baux (1775-1787); passés avec : Jean-Charles Pierrot, 1775 ; renouvelé en 1780 ; Charles Thiery, laboureur à Gironcourt ; Lambert Roussel, 1787. 4 pièces papier. — Pièces concernant les poursuites faites contre Jean-Charles Pierrot, fermier sortant, mis en demeure de faire aux bâtiments de la ferme les réparations à sa charge en vertu de son bail ; procès-verbal de visite par Charles Caron, architecte à Neufchâteau, 1782, 18 avril (1 cahier de 12 feuillets), lettre de celui-ci, exploit, requêtes, 1782. 6 pièces.
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