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Manifeste IIIF
Numérisation :
Source des données : Pinakes
Source des données : BnF Archives et manuscrits
L’histoire de ce codex ne peut pas être retracée uniformément. Il est sans doute le résultat d’une composition due aux bibliothécaires royaux du début du XVIIIè siècle, à partir de multiples petits cahiers épars, provenant certainement de collections diverses. La double présence de la cote regius aux ff. 1 et 79(bis) semble indiquer qu’au moins deux groupes différents ont été ajoutés l’un à l’autre.II est sûr qu’une partie du contenu a appartenu au cardinal Mazarin : la mention Ex Bibliotheca Cardinalis Mazarini se trouve au bas du f. 13r. Il est probable que ce cahier n’était alors pas relié, mais qu’il a été placé dans un ensemble contenant les trois premières liasses, si on en juge par l’effort d’organisation dont témoignent les feuillets insérés portant les titres des différentes sections (ff. II, 12 et 31), toutes de la même main. Rien en revanche n’assure que les liasses suivantes aient également appartenu au cardinal Mazarin.A la mort du cardinal en 1661, sa bibliothèque est léguée au Collège Des Quatre-Nations, mais ce manuscrit fait partie du lot de 229 manuscrits grecs qu’en 1668 Colbert fit échanger entre la bibliothèque du Collège et celle du Roi. Notre codex contiendrait les entrées 1575 et 1576 du catalogue des ouvrages de Mazarin passés à la bibliothèque royale établi par Carcavy (NAF 5763 f. 219r, voir Omont). Si l’entrée 1576 « Procli Sphaera, Gr. 4° » ne fait pas de doute, on peut être dubitatif quant à l’identification de 1575 « Capita ex prim. Lib. Legum apostolicarum gr. 8° » avec le Paris. gr. 2489.En revanche, les ff. 79(bis)-88 semblent correspondre à une mention de la lista di stima de 1597, qui répertorie un fragment de Lysias dans la bibliothèque du Cardinal Ridolfi. Ce manuscrit serait-il passé à Mazarin par un chemin intraçable ? Le fait qu’il ne soit pas répertorié dans l’inventaire de décès de Catherine de Médicis pourrait également s’expliquer par le caractère modeste de ce simple cahier. Il est donc également possible que ce Lysias soit resté dans la bibliothèque royale jusqu’à la décision de relier ensemble les restes hétéroclites non-classés dans un but de conservation.Les ff. 73-79 enfin ont visiblement été arrachés à un autre manuscrit, qui pourrait peut-être se retrouver. Ces folios portent une ancienne foliotation allant de 246 à 252. En absence du reste de ce manuscrit éparpillé, il nous est impossible de retrouver son contexte ou de retracer son histoire.
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