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Manifeste IIIF
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Source des données : BnF Archives et manuscrits
f. 1. Rubrique : « Cy commence un petit traitié intitulé de la penitance d’Adam translaté du latin au françois au commandement de hault et puissant seigneur, monseigneur de la Gruthuse, conte de Wincestre, prince de Steenhuse, etc. ». f. 2. Copie de la première page: « Cy commence un petit traitié intitulé de la penitance d’Adam translaté du latin au françois au commandement de hault et puissant seigneur, monseigneur de la Gruthuse, conte de Wincestre, etc. par Colard Mansion son compere et humble serviteur. (rubr. )Quant j'ay bien regardé, leüt et consideré le petit cayer... - ... qui est intitulé de la penitance Adam, assez ne ». ff. 3-5v. Prologue dédicatoire à Louis de Bruges : « Cy commence un petit traitié intitulé de la penitance d’Adam translaté du latin au françois au commandement de hault et puissant seigneur, monseigneur de la Gruthuse, conte de Wincestre, etc. par Colard Mansion son compere et humble serviteur. (rubr. )Quant j'ay bien regardé, leüt et consideré le petit cayer... - ...aprés l’avoir leüt et veü le communiquier ou bon vous semblera affin d’aydier a gaignier et retraire les pecheurs a penitance a l’exemple d’Adam ». ff. 5v-7. Tables ff. 8-44. La Penitance Adam : «Aprés ce qui Adam et Eve furent expulsez et bannis de Paradis terrestre et de delices ... - ... et qui de leurs bouches ont parlé orguilleuses parolles ».
Copiste, traducteur puis imprimeur brugeois, Colard Mansion répond à une commande de Louis de Bruges en traduisant un récit apocryphe inspiré de l’Ancien Testament connu sous sa version Latine dans le Nord de l’Europe. Il en existe trois traductions médiévales en français. Il existe deux recensions de la version de Colard Mansion. Ce manuscrit, copié sur l’exemplaire de princeps (Français 1837) , contient la version courte. Le manuscrit 5092 de la Bibliothèque de l’Arsenal, destiné aux De Baenst, une autre famille brugeoise, contient une version plus développée. (Voir Anne Dubois, pp. 347-348). Le prologue permet de dater la traduction : entre 1472, date à laquelle Louis de Bruges reçoit d’Edouard IV d’York le titre comte de Winchester, et 1484, date de la cessation d’activité de Colard Mansion.
Copie fac-similé sur vélin, exécutée au XVIIIe siècle, du ms. français 1837. Van Praet, commanditaire du manuscrit le décrit en ces termes : « Un autre manuscrit sur vélin, moderne à la vérité, qui pourroit passer pour être du quinzième siècle, tant l’imitation est parfaite, appartient à l’auteur de cette notice. Il l’a fait écrire, il y a une quarantaine d’année, par le célèbre Lesclabart ; et un habile peintre, natif de Bruges, a pris plaisir de l’orner d’une miniature d’après l’original. » (Van Praet, 1829, p. 16). Lesclabart était davantage spécialisé dans l’imitation manuscrite d’incunables et de caractères d’imprimerie. Il a réalisé pour le marquis de Paulmy une copie d’une édition xylographique du Speculum humanae salvationis (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, ms. 40). Van Praet signale l’existence de 2 copies dont l’une pourrait être le NAF 1556, longtemps considéré comme un original du XVe siècle (Catalogue des manuscrits français, Nouvelles acquisitions françaises, 1900, p. 236). On y retrouve la même écriture et la même disposition des mots ligne-à-ligne qui traduit l’application d’un copiste moderne. (Voir Ilona Hans-Collas et Pascal Schandel, p. 202)Van Praet a légué ses notes, ses fiches et ses livres aux bibliothèques de Bruges et de Paris (1837). Les estampilles les plus anciennes sont celles de la monarchie de Juillet (Josserand-Bruno, n° 25 et 26). Le premier type indique que le manuscrit fut versé avec le reste du legs aux Imprimés avant de rejoindre le département des Manuscrits où il reçut de nouvelles estampilles (Josserand-Bruno, n°27). Un autre timbre en usage à partir de 1842 et rempli d’un chiffre manuscrit enregistre la donation (don n° 56, f. 3). (Voir Ilona Hans-Collas et Pascal Schandel, pp. 201-203)
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