Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 2531

  • Titre attesté :
    • Volume composite : traités mathématiques de Nicomaque de Gérasa, Domninus de Larissa et Euclide ; compilation attribuée à Jean Damascène ; prologue de l’ Ajax de Sophocle précédé de la Vita Sophoclis ; opuscules anonymes; fragments divers.
  • Autre libellé du document :
    • Grec 2531
    • Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Grec 2531
    • Paris. BnF, Grec 2531
  • Conservé à : Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
  • Langues : grec, Grec
  • Date de fabrication :
  • Écriture :
    • ECRITURE
      Une partie de ce codex est attribuée à la main de Michel Souliardos (RGK II, 392). E. Gamillscheg lui attribue l’ensemble des ff. 1-130, ce qui pose problème pour les ff. 1-2. L’écriture y est de très petit module, mais se rapproche, il est vrai, de la manière dont Souliardos copie le commentaire de Jean Philopon dans la marge de l’introduction arithmétique de Nicomaque. A partir du f.131, deux mains anonymes (au moins) alternent dans la copie.
      Dans les ff. 3-41, Souliardos copie 20 lignes par page, pour une surface écrite de 100x1600 mm. La mise en page de l’Introduction Arithmétique de Nicomaque est nettement plus variable, puisqu’elle dépend d’un jeu entre le texte principal et son commentaire en marge.
      Le texte d’Euclide est copié sur 29 à 31 lignes par page. La surface d’écriture varie entre 100-110 mm de largeur et 155-175 mm de longueur
  • Décoration :
    • DECORATION
      Les différentes parties du manuscrit présentent très peu d’éléments décoratifs. On n’en trouve, dans toute la première partie, que deux éléments presque effacés précédent les deux textes du Ps-Domninos. Le titre de l’Introduction Arithmétique (f. 42) est surmonté d’un bandeau d’arabesques et surmonté d’une croix soigneusement dessiné à l’encre rouge. Son titre, les titres de chapitres, les diagrammes et les gloses interlinéaires sont également rubriqués. Le texte d’Euclide est également orné d’un bandeau décoratif dessiné à l’encre noire. Ses figures sont tracées à l’encre noire également. Certains titres de chapitres et leurs numéros en marge sont écrits à l’encre rouge. Les diagrammes ont été parfois légendés à l’encre rouge, parfois entièrement rubriqués (on remarque l’utilisation de deux encres différentes, une rouge vif et l’autre pourpre, presque violette). Une petite figure dans la marge du f. 207r est tracée à l’encre dorée. L’encre du texte principal a beaucoup souffert de l’humidité, et l’extérieur de la surface écrite a beaucoup pâli. Les autres encres semblent avoir mieux résisté à l'eau
  • Support : MATIERE
    La plupart des filigranes sont difficilement lisibles, car ils se situent dans le pli du cahier. Les fonds de cahiers ont souvent été restaurés, et la reliure est serrée. Un filigrane peut être identifié (f. 91 par ex.), il s’agit du chapeau 27 du répertoire de Harlfinger, attesté en 1489
  • Dimensions :
    • 160x210 mm
  • Aspects codicologiques :
    • FOLIOTATION
      Deux foliotations à l’encre noire dans l’angle supérieur droit. Par erreur, il manque le chiffre 201 (sans perte de feuillet). Une foliotation plus récente, de petit module, vient redoubler et corriger une foliotation plus ancienne, partiellement rognée
      CAHIERS
      La composition en cahiers est difficile à déterminer et irrégulière. Les signatures latines qui ont servi de guide au dernier relieur ne sont pas fiables, puisqu’elles comptent par exemple les ff. 1-2 comme une partie du premier quinion, ce qui est impossible. Le texte d’Euclide est le seul qui conserve encore des signatures de cahiers de la main du copiste. On y voit pour les ff. 130-328 une composition irrégulière faite de trois quaternions, deux quinions, un senion amputé d’un feuillet, un cahier de 17 feuillets, un quinion, un senion, deux quinions, deux cahiers indéterminés (pour un total de 17 feuillets), six quaternions
      SIGNATURES
      Les seules signatures grecques conservées se trouvent entre les ff. 130-328. Elles sont apposées en lettres grecques par le copiste dans l’angle inférieur extérieur. Un certain nombre d’entre elles ont disparu au rognage. F. 146 γ, f. 194 στ, f. 207 ζ, f. 223 η, f. 233 θ, f. 245 ι, f. 264 ιβ, f. 280 ιδ, f. 288 ι<ε>, f. 312 ιη, f. 320 ι<θ>, f. 328 κ.
      Une seconde signature, contemporaine sans doute de la dernière reliure, numérote tous les feuillets. Elle consiste en une lettre (de l’alphabet latin) par cahier et du chiffre du feuillet : le premier cahier est numéroté A1, A2…A8, puis on passe à B1 etc… Dans la mesure où de nombreux fonds de cahiers ont été restaurés, cette numérotation reflète des regroupements partiellement arbitraires effectués lors de la dernière reliure
  • Réglure :
    • REGLURE
      Réglure à pointe sèche qu’on ne distingue plus. Elle reste visible seulement dans les ff. 42-129, dans les espaces marginaux sans commentaire. Dans ce cas, il s’agit d’une mise en page particulière sur deux colonnes, qui réserve la partie supérieure de la colonne intérieure pour le texte de Nicomaque, et le reste au commentaire suivi de Jean Philopon
  • Reliure :
    • RELIURE
      Reliure à la grecque issue des ateliers de Fontainebleau. La couvrure est de maroquin rouge sur ais de bois rainurés. Les plats portent les marques de 4 fermoirs (un en tête, un en queue, et deux en gouttière), 4 boulons par plats, et 2 sabots en queue. Sur le plat supérieur, au-dessus du médaillon central argenté aux armes de François 1er et de sa salamandre, le titre en majuscules argentées: ΝΙΚΟΜΑΚΟΣ Α. Ce titre, en lettres assez grandes, recouvre le titre précédent, en lettres plus petites : ΝΙΚΟΜΑΧΟΣ ΚΑΙ ΕΥΚΛΕΙΔΗΣ. Le décor d’encadrement est doré. Sur le plat inférieur, au décor identique, les couleurs sont inversées. Les types de fers et le style du décor sont identiques à ceux du Paris. grec 2996 (modèle n. 35b Laffitte, p. 89), caractérisés par la présence du fer en forme de petite flamme. Cela permet de dater la reliure des années 1545-47 (Laffitte pp. 87 sqq.)
      Tranchefile deux couleurs : bleu et naturel. Tranches dorées ciselées, au motif encadrant le chiffre royal F sur chaque tranche.
      Dos : semis de fleurs de lys dorées et du chiffre F à couronne, argenté. Le haut et le bas portent un ruban d’arabesques florales
  • Estampille :
    • ESTAMPILLES
      ff. 1r et 369v : estampille du début du XVIIè siècle, modèle Josserand-Bruno n. 1

Numérisations

Textes du manuscrit

Source des données : Pinakes

Intervenants

Ancien possesseur

Anciennement dans

Historique de la conservation

Source des données : BnF Archives et manuscrits

  • Ce que l’on peut retracer de la vie de Michel Souliardos, d’après les souscriptions laissées dans les manuscrits qu’il a copiés, nous trace le portrait d’un homme très mobile, qui a exercé son activité de copiste aussi bien à Nauplie et en Crète que dans le nord de l’Italie. Il est impossible de se prononcer sur la date ni le lieu de copie de ce codex (Riedlberger, p. 97).
    Ce codex est référencé dans le catalogue de 1550, sous le n. 388. La notice de Vergèce fait état de la reliure de cuir rouge, et indique une liste sommaire du contenu du codex. Il note à la fin de la description qu’il s’agit d’un volume « très ancien ». C’est à la main de Palaeocappa que l’on doit le pinax initial. Ces indications, associées aux armes de François Ier sur la reliure, prouvent que ce manuscrit est entré à bibliothèque de Fontainebleau au milieu du XVIème siècle, et qu’il a reçu une nouvelle reliure entre 1545 et 1547. Il devait alors déjà être dans un assez mauvais état.

Bibliographie

Ces références bibliographiques ont été récupérées telles quelles des données à la source

  • P. Riedlberger, Domninus of Larissa. Encheiridion and spurious works. Introduction, critical text, English translation, and commentary, Mathematica graeca antiqua 2, Pisa, Roma, Fabrizio Serra, 2013
  • R. Stefec, « [C. R. de] Peter RIEDLBERGER, Domninus of Larissa. Encheiridion and spurious works. Introduction, critical text, English translation, Pise/Rome, 2013 », Revue des études grecques, 127, 2014, p. 210-212

Sources des données