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Manifeste IIIF
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Source des données : BnF Archives et manuscrits
Christoforus de Buondelmontibus, Liber Insularum Arcipelagi, traduction grecque anonyme, fragment. Le texte est incomplet: il commence quelques lignes avant la description d'Anaphios et s'achève à la fin du paragraphe sur Galipoli . inc. mut. εἰς τὸ φρούριον ἀσφαλείας χάριν, des. mut. fin du chap. 61 (éd. É. Legrand, dans Publications de l'École des Langues Orientales..., 4e série, t. XIV, Paris 1897, pp. 59, 10-82 ; cf. Salomon Reinach, La description de l'île de Délos, dans Revue archéologique, 1883, I, pp. 75 et ss).
Ce fragment d'une traduction grecque anonyme du Liber Insularum Arcipelagi a été acquis par la Bibliothèque nationale en 1897 (8 février 1897.), dans un reliquat de manuscrits divers parmi lesquels une version latine abrégée du Livre des merveilles de Marco Polo, et de sept portulans du XVIe et du XVIIe siècle ayant appartenu à Emmanuel Miller (1812-1886). Miller avait été bibliothécaire au département des Manuscrits de 1833 à 1850 puis à l’Assemblée Nationale jusqu’en 1880, et professeur de grec moderne à l’École des Langues orientales à partir de 1876.Ces deux cahiers ont été retirés du manuscrit de la Bibliothèque du Sérail à Constantinople (Istanboul, Topkapi Sarayi Kütüphanesi, cod. Gr. 24), d’après lequel Emmanuel Miller réalisa la copie (cf. Suppl. gr. 1365) que Legrand utilisa dans son édition du Liber de 1897 (Legrand, op. cit., p. XVI-XVII). La cote du ms original est fournie par C. Barsanti (op. cit., p. 162 et n. 289 ; cf. A. Deissmann, Forschungen und Funde im Serai, p. 67; Concasty, art. cit.). Pour E. Legrand, le manuscrit du Sérail, transcrit dans un grec classique, mais fautif, n’aurait pas été copié de la main d’un Grec, mais d’un « barbare », peut-être un secrétaire associé à la chancellerie « grecque »de Mehmet II (cf. Barsanti, op. cit., p. 162, qui renvoie à J. Raby, « Mehmed the Conqueror’s Greek Scriptorium », dans Dumbarton Oaks Papers, 37, 1983, p. 15-31, 27 et n. 63).La copie faite par Miller fit d’abord partie de la bibliothèque de Salomon Reinach (Reinach, op. cit. ; cf. Barsanti, n. 289). Elle est entrée par don à la Bibliothèque nationale sous la cote Supplément grec 1365 en 1933 (cf. notre notice).
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